Les jardins d'Hélène

Happy sex - Zep

17 Novembre 2009, 14:35pm

Publié par Laure

Nul doute que vous connaissez tous Titeuf et son auteur suisse : Zep.

Avec Happy Sex, Zep joue clairement dans la cour des grands, ce n’est plus un album pour la récré, du moins pas la même ! Sexe sans tabous, à la première lecture on pique de vrais fous rires, tant les chutes façon conversation de bistrot sont bien vues ! C’est joyeux, décomplexé, franchement drôle, et ce n’est pour déplaire aux lectrices femmes, les hommes y sont décrits comme un peu bourrins parfois, pas toujours très finauds les messieurs. Par saynètes d’une ou deux planches maxi, vous retrouverez forcément une anecdote qui vous rappelle quelqu’un ou quelque chose. Réaliste, fantaisiste et audacieux, tout en étant dans le ludique pur, c’est un album de haut vol !

 

Pour adultes avertis, comme on dit, car oui il y a des zizis à toutes les pages, mais c’est très « happy » !
Non vous ne pourrez pas le feuilletez avant d'acheter car il est vendu sous film, protection des mineurs oblige, mais oui vous pouvez y aller les yeux fermés, vous rigolerez ! (après débrouillez-vous pour savoir où le ranger si vous avez des gamins qui lisent Titeuf de leur côté et qui croient que c'est pareil ! Offrez-le à un copain, il vous dira merci !)  

 

Delcourt, novembre 2009, 61 pages, prix : 14,95 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Zep et éd. Delcourt.
(merci à J. pour le cadeau !)

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Une année étrangère - Brigitte Giraud

16 Novembre 2009, 07:18am

Publié par Laure

Laura, dix-sept ans, part en Allemagne comme jeune fille au pair dans une famille où elle se sent très vite étrangère : étrangère à elle-même, étrangère dans ce pays, étrangère dans cette famille. L’atmosphère du roman est oppressante, les parents de cette famille semblent avoir de étranges habitudes, les enfants livrés à eux-mêmes, et Laura au milieu ne sait pas bien ce qu’on attend d’elle, personne ne lui donne de consignes.

Elle participe d’elle-même à cette vie sans bien comprendre, s’interroge sur sa propre famille, sur son lien à son grand frère à qui elle écrit régulièrement, à son frère trop vite disparu, à sa mère, au couple que forment ses parents….
Qu’elle semble triste et monotone cette vie, grise dans cette Allemagne d’avant la chute du Mur, de ces années 80 où l’on écoutait encore de la musique sur des cassettes audio… Climat pesant, sentiment malsain qui semble poindre, où va nous mener ce récit ? Vers la vie, vers l’envol, vers la maturité, vers le passage de l’âge adulte… Au cours de cette année étrangère, complètement perdue, Laura va surtout se découvrir elle-même.

p. 39 "J'ai la sensation d'errer sans but dans un monde que je ne comprends pas, dont ne m'a pas encore donné la clé, mais dont je pressens qu'il va bientôt m'engloutir. Ce n'est pas de la peur que j'éprouve mais une légère appréhension doublée d'une impresion de mystère. Je me demande qui sont ces gens qui vivent au ralenti, sans exigences et sans règles apparentes, et qui m'obligent à tout modifier en moi, mon rythme, mon énergie, mon jugement. J'expérimente, en vivant le contraire de ce que j'ai appris à vivre, une autre forme d'existence, molle, distordue et libre en apparence. Je découvre un nouveau mode de relation entre les êtres, où n'affleurent pas l'angoisse, le souci d'efficacité ni la volonté de contrôler les actes de chacun. Ici, personne ne plannifie, personne ne se préoccupe du temps qui passe, personne n'organise quoi que ce soit quand le week-end arrive. Personne n'a peur du lendemain. C'est ce que je crois."

Un roman au déroulement finalement simple mais qui attire par son entrée énigmatique, vous rend complice de l’inquiétude de ses personnages, et donc curieux du dénouement.

 

Encore faut-il pour cela ne surtout pas lire la quatrième de couverture qui dit absolument tout du roman, à tel point qu’on se demande alors « à quoi bon l’acheter » ?!


L’album du livre 

 

Lu aussi par Clarabel, Antigone, Laurent , Canel, ….

 

Stock, août 2009, 207 pages, prix : 17 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Hubert MICHEL et éd. Stock

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La route - Cormac McCarthy

15 Novembre 2009, 07:36am

Publié par Laure

Traduit de l’américain par François Hirsch

 

Un homme et son enfant avancent seuls sur une route, dans un paysage dévasté, de cendres et de pluie. Ils ont pour seul bien un caddie qu’ils poussent, contenant quelques vieilles couvertures et quelques vivres qui s’épuisent trop vite. Ils luttent contre la pluie, le froid, la neige, la faim, mais aussi la barbarie et la haine des rares rescapés qu’ils rencontrent. Où est-on ? A quelle époque ? Que s’est-il passé ? On ne le sait pas. L’apocalypse a eu lieu, nous dit la quatrième de couverture. C’est tout. Roman d’anticipation ? De science-fiction ? Roman d’un monde possible où notre folie nous mène ? Roman de l’après 11 septembre ? Eruption volcanique qui a enseveli les hommes ? Guerre ? Bombe atomique ?

Il ne se passe rien d’autre dans ce roman, ou pas grand-chose, toujours cette avancée sur la route, dans le froid, la peur, la violence, la faim. Pourtant quel roman intrigant dès le départ ! Etrange, fascinant, sombre, noir mais percé par cet éclat lumineux de l’amour entre un père et son petit garçon.

J’ai craint passé les cinquante premières pages que le roman soit répétitif et lassant, mais non, un fil ténu vous tire pour savoir ce que ces deux font là et où ils vont. La réponse, on ne l’aura pas. On ne peut qu’imaginer, supposer, penser que. C’est peut-être ma frustration dans cette lecture, parce que si je me laisse embarquer dans une histoire, j’aime aussi en avoir toutes les clés, c’est donc ce qui mitige mon avis, sur ce qui est quand même un grand roman.

 

Plein d’avis de lecteurs sur BOB

 

Editions de l’Olivier, février 2008, 244 pages, prix : 21 €

Existe en poche.

Etoiles :

Crédit photo couverture : © scandella@IDSland.com et l’Olivier éd.

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La vie m'a dit... - Christine Orban

13 Novembre 2009, 22:48pm

Publié par Laure

Il fut un temps lointain où j’ai aimé quelques romans de Christine Orban. Au début de l’année 2009, son dernier « n’oublie pas d’être heureuse » m’avait tant ennuyée que je crois bien ne même pas l’avoir fini. Il y a deux ans, elle publiait un recueil de citations et petites phrases, que j’avais feuilleté en librairie, et qui sous un joli titre, Petites phrases pour traverser la vie en cas de tempête et par beau temps aussi, me semblait surtout cacher un gros vide. Aujourd’hui paraît un nouveau recueil, « fait d’instantanés, de phrases entendues, de scènes surprises ici ou là, d’observations. Attraper la vie avec une succession de phrases. » Dit comme ça, l’idée est attrayante. Le découpage est organisé : dans la vie m’a dit, il y a « je connais quelqu’un », « j’ai entendu », « je me souviens » (tiens, ça quelqu’un l'a déjà fait !), des thématiques, l’amour, l’amitié, la sagesse, la solitude, la déception, etc. Comme ça ne semblait pas suffire à remplir une centaine de pages très aérées, l’auteur y ajouté des citations d’écrivains, de Molière à Flaubert, de Sénèque à Proust, en y mêlant des propos d’inconnus, un élève du lycée Surcouf à Saint-Malo, un petit enfant du Bhoutan… Le hic, c’est qu’hormis les citations de grands auteurs qui tombent hors propos comme des cheveux sur la soupe, l’ensemble de ces phrases ultra courtes est d’une vacuité telle que je ne sais quels exemples vous donner, tous plus plats les uns que les autres.

p. 19 : « Peut-être ne faut-il pas trop connaître les gens »

p. 15 : « Je connais quelqu’un qui ne fait rien par peur de faire mal »

p. 53 : « Faute d’affection, contentons-nous de la politesse »

p. 33 : « Je me souviens des jupes-culottes »

p. 91 : « Attendre c’est perdre un jour en espérant un autre »

Je ne sais pas ce qu’elle vous raconte à vous, la vie, mais moi il me semble que même à la pause café entre collègues,  ou en discutant avec mes enfants ou en écoutant une conversation à la caisse du supermarché, la vie m’apprend des choses plus intéressantes que ça !

 

Je vous livre quand même deux phrases qui me semblent avoir leur place dans ce recueil :

 

p. 22 : « J’ai entendu des gens parler et ne rien dire »

p. 107 : « C’est aux livres et aux disques médiocres qui sont encensés que l’on mesure le pouvoir de l’artiste sur la presse ».

 

CQFD.

 

Albin Michel, novembre 2009, 176 pages, prix : 12,50 euros

Etoiles :

Crédit photo couverture : © BSIP / Philip Rosenberg et éd. Albin Michel.

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Les identités remarquables - Sébastien Lapaque

6 Novembre 2009, 07:07am

Publié par Laure

« Tu vas mourir, aujourd’hui, et tu ne le sais pas encore. Le sauras-tu jamais, même à l’ultime instant ? » Ainsi s’ouvre le roman, écrit à la 2ème personne du singulier. On ne sait pas qui parle, on ne le saura qu’à la fin, même si une piste est lancée quelque part au milieu du livre. On va suivre la dernière journée d’un homme banal et qui n’a rien de remarquable, autour duquel gravite quelques personnages : sa petite amie Caroline, son ami Laroque, une Mademoiselle Mystère qui l’épie depuis la table d’un café, et dont on apprend assez vite que c’est elle qui veut sa mort. Quinze jours qu’elle rôde dans le coin avec son frère Olivier, pour préparer le crime. Pourquoi ? Des retours en arrière dans le récit et l’histoire d’une famille qui peu à peu se dévoile. Un roman qui interroge sur la colère, la vengeance, le temps qui passe, la banalité de la vie… et un livre qui tient surtout par sa forme, ce récit intriguant à la deuxième personne, sans quoi j’avoue que je ne lui ai pas trouvé d’éclat particulier, intéressant au départ, noyant un peu le poisson dans des détails parfois, cherchant dans le passé une intrigue à la fois banale et pas tout à fait crédible, c’est un roman court aussi se lit-il sans déplaisir, mais il manque quelque chose, une lueur tonique qui réveillerait la médiocrité du personnage, car là, je n’en garderai pas un ‘grand‘ souvenir.

 

 

Lu aussi par Georgesandetmoi dont je partage assez bien l’avis, et les plumes d’Audrey.

 

Actes Sud, août 2009, 174 pages, prix : 18 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : Young Singer © Saul Leiter, Courtesy Howard Greenberg Gallery, et éd. Actes Sud.

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Une belle fête qui a bien failli être ratée - Bruno Heitz

5 Novembre 2009, 11:01am

Publié par Laure

Ah ! la perle qui plaira à tous ceux qui vivent dans un petit village, savent l’enthousiasme de ses élus pour l’animer, fréquentent les salons du livre ou invitent des auteurs (bibliothécaires, suivez mon regard ;-) !

Un énorme merci à la bénévole qui m’a offert ce livre, et qui m’a encouragée à le faire remonter sur la pile, car c’est une vraie tranche de rigolade du début à la fin, on sent l’observation fine et (gentiment) moqueuse de l’auteur. Mais quand on a l’impression de vivre dans le même univers ou presque, on applaudit : c’est d’un réalisme détonnant !

 

Je crois que c’est un album pour la jeunesse (éditions Circonflexe), façon BD avec beaucoup de texte quand même, raconté par une enfant, mais les allusions sont telles que désolée, moi je le garde pour moi J

Julie est donc une enfant élue au Conseil Municipal des Jeunes de Saint Saturnin les Oies, qu’on imagine bien dans le Sud-Ouest. Chouette expérience pour découvrir le fonctionnement d’une commune, on écoute toujours vos idées mais on n’a jamais les sous pour les réaliser. Et comme tout village se doit d’être dynamique, chacun s’active tous les week-ends pour que la fête du vin, la choucroute associative, le corso fleuri, etc. soient réussis. Toutes les bonnes volontés sont acceptées et les compétences de chacun utilisées, ça s’appelle du bénévolat J Mais voilà, il reste un week-end de libre dans l’année, et ça ne va pas, il faut trouver quelque chose ! L’adjoint aux sports a bien son idée et celui à la culture aussi, mais on frôle l’étripage quand intervient Mme Flanchon : « Mme Flanchon n’est pas élue, mais elle est pire : elle est conseillère pédagogique à la retraite. Alors elle continue de conseiller, gratuitement… » C’est ainsi que va naître le marathon des mots (sport et culture, voyez), le premier salon du livre de St Saturnin les Oies. Et là, on continue dans la rigolade qui fleure le vécu : pour attirer du monde, on invite un auteur tête d’affiche, qu’on loge dans le seul hôtel potable du coin, les autres iront en masse à l’auberge des voyageurs sur le quai de la gare et le conteur baba-cool arrive dans son fourgon aménagé ; tout part à vau-l’eau, les auteurs de BD un peu trop turbulents finissent au commissariat avant même l’ouverture du salon, un auteur obscur qu’on n’a pas invité mais qui s’invite tout seul partout débarque avec son stock de livres doublement payé et racheté à son éditeur à compte d’auteurs pour essayer d’en fourguer quelques uns vu qu’à par sa cheminée, personne n’en veut, etc. etc. Il y a des livres partout et quelques catastrophes, mais beaucoup de rires à la lecture ! Et plein de références et d’allusions qui vous feront forcément sourire. Un vrai bonheur ce bouquin !

 

 

Circonflexe, avril 2003, 13 euros.

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Bruno Heitz et éd. Circonflexe

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La preuve par neuf - Dorine Bertrand

29 Octobre 2009, 06:50am

Publié par Laure

Dorine Bertrand écrit des scénarios de dessins animés et des livres pour enfants, mais ne vous y trompez pas, ici, c'est bien pour les grands qu'elle écrit, la preuve par neuf (les neuf nouvelles du recueil) qu'elle a une plume, un style, noir, vif, incisif, assassin. C'est méchant ou juste grave ou tordu, mais paradoxalement c'est bon !

Que ce soit l'ado de 15 ans qui projette de se suicider et fait en pensée le testament de ce qu'elle lèguera à ses parents, la femme enceinte qui perd les eaux mais ne veux pas accoucher, la jeune femme qui reçoit une lettre emplie de bonnes raisons d'avorter (la plus terrible celle-ci !), toutes prennent des tours inattendus, surprenants, dérangeants, drôles. Toutes les nouvelles ne se valent pas, dommage, les dernières du recueil sont pour moi les moins bonnes, la gradation est donc décevante, mais on en ressort tout de même avec une furieuse envie de suivre Dorine Bertrand dans ses futures publications (s'il y a ?), ce genre d'auteur qui vous intrigue et vous bouscule juste assez pour vous donner un p'tit goût de revenez-y.


L'avis de Clarabel (qui vous en offre deux pour le même clic), que je remercie ! 


Pocket, juin 2008, 151 pages, prix : 5 €

Etoiles : 

Crédit photo couverture : Hélène Swynghedauw et éd. Pocket.

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Ténébreuses - Karin Alvtegen

27 Octobre 2009, 17:55pm

Publié par Laure

Si j’avais beaucoup aimé les romans noirs de Karin Alvtegen jusqu’à présent (voir Honteuse et Recherchée), autant le dire tout de suite, celui-ci m’a un peu déçue. Peut-être pas le bon moment pour le lire, tout simplement. Car si l’on est toujours dans le roman noir psychologique, je l’ai trouvé plus fouillis que les autres, je me suis un peu perdue d’un soir sur l’autre dans les personnages et les allers-retours passé / présent. C’est pourtant ce qui donne du ressort et de l’intérêt à l’intrigue, mais pour moi ça fonctionne moins bien avec celui-ci.

Le roman s’ouvre sur l’abandon d’un enfant dans un jardin public. Puis saut dans le temps, une femme décède, Gerda Persson, 92 ans passés. Apparemment, aucun rapport. Sans famille, c’est à Marianne Folkesson, employée par les services sociaux, qu’il appartient de retrouver des proches pour organiser les funérailles et donner ses biens. Des romans saccagés d’un certain Axel Ragnerfeldt, prix Nobel de Littérature, retrouvés dans le congélateur de Gerda sont une première piste. Gerda a en effet travaillé pendant des années dans sa famille comme employée de maison. Et peu à peu, ce sont de sordides secrets de famille qui remontent à la surface, qui s’emberlificotent sur deux générations, et détruisent tout sur leur passage.

Au final, c’est quand même assez brillant, retors, bien construit, mais non, ce n’est pas mon préféré de l’auteur. Comme toujours chez Karin Alvtegen, la psychologie des personnages est complexe et bien travaillée, les rapports de couple et de génération père / fils prennent une grande place dans ce livre, les apparences sont trompeuses, le sordide (dans la manipulation des relations) n’est pas loin, c’est peut-être le rythme qui est moins prenant ici… Mais ça reste pas mauvais du tout !

 

L’avis mitigé d’Ys, que je rapprocherais du mien, et celui de Cuné, qui l’a trouvé vraiment très bien ! 

 

Ed Plon, coll Roman noir, fév. 2008, 314 pages, prix : 20 €

Existe en poche, 7 euros.

Etoiles :

Crédit photo couverture : éd. Points Seuil.

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un chat, des fleurs, des livres, ...

25 Octobre 2009, 20:21pm

Publié par Laure

Vous êtes quelques uns à prendre des nouvelles : peu de billets dans ces jardins depuis septembre, est-ce que tout va bien ? Oui !  Parce que souvent aussi reviennent les mêmes questions : mais tu travailles à temps plein, tu élèves seule tes trois enfants, tu as des activités associatives, alors tu lis quand ? la nuit ? tu ne dors jamais ? et tu écris quand tes articles de blog ? Ben voilà, vous avez là la réponse à la première remarque : moins de billets ces deux derniers mois ! Ce n'est pas parce que c'est la rentrée littéraire que la vie s'arrête autour, même si j'aimerais bien les lire aussi, ces livres de la rentrée !
J'ai souvent dit qu'un blog vivant, dans l'idéal revenait à un billet quotidien, mais pour un blog de lectures, cela signifie aussi lire un livre par jour. J'admire celles qui le font / le peuvent, voilà, moi je n'y arrive pas, c'est comme ça, ... mais c'est gentil de prendre des nouvelles

Allez, je vous offre un vrac du mois pas tout à fait achevé :



Le Salon du Livre du Mans, au pied de la muraille gallo-romaine, que j'ai fréquenté cette année en journée scolaire, le salon était donc encore en option "déballage de cartons" pour le week-end suivant.





Grande fillette a eu 13 ans, et elle voulait absolument que je lui fasse une tarte au chocolat. Grande première pour moi, autant je maîtrise les gâteaux au chocolat, autant la tarte sans fruits, c'était nouveau...


Le chat devient maniaque et délicat : déjà qu'il ne mange plus qu'une seule variété de croquettes, il trouve que certains endroits sont plus confortables que d'autres pour dormir, et il a décidé de ne plus boire qu'à un seul et même endroit.




Ce week-end, enfin hier samedi, mais ce genre de trucs, ça s'étend toujours sur le lendemain, mon ex mari se remariait. Ce qui m'a étonnée, c'est le nombre d'amis qui m'ont dit : il ne faut pas que tu restes toute seule ce week-end, essaie de sortir... Je devais aller à Bruxelles et puis ça ne s'est pas fait, je devais aller à Cabourg et puis ça ne s'est pas fait , mais à vrai dire, ça ne me gênait pas de passer le week-end seule. Le père de mes enfants a changé de foyer du jour au lendemain, une femme pour une autre, depuis deux ans j'ai digéré , alors c'est pas une cérémonie qui allait fondamentalement changer grand-chose. Je crois que j'appréhende plus le retour des enfants mercredi, quand ils me raconteront leurs images plein les yeux ce que je n'ai pas envie d'entendre, parce que ça ne me concerne plus. Car si l'ex est discret (il ne m'a jamais parlé de mariage), Mosquito s'en charge depuis six mois, tout heureuse qu'elle est à la fête et la robe. Les grands sont plus gênés aussi, et font comme si de rien n'était. Il y a une vie avec papa un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires, et une vie la semaine avec maman, et une frontière tacite entre les deux.
Alors aujourd'hui pour faire plaisir aux amis (qui étaient tous occupés ailleurs ), je suis allée faire un tour dans une foire aux livres au profit d'Amnesty International, ce genre de vide-grenier livresque qui réunit dons et pilons de bibliothèques. Vous savez l'aversion que j'ai pour les vieux livres qui puent, même si j'achète beaucoup d'occasions, ils sont toujours comme neufs. Ce type de livres dans ce type de foire, c'est moins de 1% du déballage, mais on y fait alors d'excellentes affaires. Et comme c'est au profit d'une association caritative ou d'une ONG, rien n'interdit de donner plus. J'ai donc glané ces 7 livres pour 5 euros en tout !!


(Le McGarry Morris et le Bordes sont pour offrir à ma belle-mère), le Kawabata est sale et déchiré sur la couverture, typiquement ce que je fuis, mais bon, vu le prix j'ai fait un effort  Ce ne sont pas des titres que je cherchais mais des trouvailles au hasard des longues tables de livres. J'ai eu une pensée émue pour quelques unes face aux vieux poches décolorés fleurant le grenier sous leur titre d'Angélique...

Et comme tout le monde se souciait de mon moral aujourd'hui,  je me suis acheté des fleurs parce que je le vaux bien
,


 et j'ai préparé le meilleur thé noir nature que j'ai de chez Mariages Frères (enfin parmi ceux que j'ai testés !), le rose d'Himalaya, un Darjeeling que sublime encore le sucre à la rose.


J'ai commencé un roman pour lequel une attachée de presse me harcèle (pourquoi ce sont toujours les attachées de presse qui ont un mail qui commencent par "stagiaire" qui vous harcèlent ? c'est pas une question hein, je me doute bien de la réponse et je désapprouve ce système), oui je sais je suis en retard pour tout, je ne lis que deux ou trois livres par semaine, parfois un seulement, alors que ma PaL dépasse les 500, et je ne compte pas le fonds possible de la  bibliothèque, mais je fais ce que je peux, et je vais arrêter de m'en justifier

PS : Nicoletta, j'espère qu'un jour je viendrai à Bruxelles, en tout cas j'en ai envie, quant à Cabourg, ça tombe bien, je ne connais pas le Havre, et je suis sûre qu'il y a plein de choses à y découvrir

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Quatre filles et un jean, (l'intégrale) - Ann Brashares

25 Octobre 2009, 19:19pm

Publié par Laure

Traduit de l'anglais (US) par Vanessa Rubio


Attention, ceci n'est pas un vrai billet, je n'ai pas lu le livre dont je parle, c'est juste une information que je vous donne, mais c'est quand même une bonne nouvelle.
Gallimard a réuni en un seul gros volume de 993 pages les 4 tomes de sa série "Quatre filles et un jean", dont le premier volume portait le titre éponyme, et les suivants s'appelaient simplement "le deuxième été", "le troisième été", "le dernier été". Ma grande a lu ces titres quand elle avait entre 12 et 12 ans1/2, et elle les a vraiment beaucoup beaucoup aimés. C'est une série qui marche énormément à la bibliothèque aussi, auprès des filles de 12 ans et +. Je dis et + parce que je ne mets pas de limites, je connais beaucoup de mamans qui les ont lus aussi et il se peut bien que je m'y mette un jour.
Seulement à la bibliothèque, il manque toujours le tome que vous voulez, déjà emprunté par quelqu'un d'autre. A la maison, votre fille lit tellement vite (parce qu'elle adore) qu'elle se retrouve en manque du tome suivant. Et qu'à 15 euros le volume, vous commencez à trouver que ça fait chérot. Et bien maintenant vous n'avez plus d'excuses, le bon gros volume qui rassemble les quatre est à 25 euros et plus personne ne sera en manque. Quand on sait la vitesse à laquelle les gros lecteurs s'enfilent les briques que sont Harry Potter et Eragon pour le nombre de pages, pas de soucis, vos filles, nièces, petites cousines seront ravies.
Je n'offrirais peut-être pas un pavé à quelqu'un qui n'aime pas lire parce que ça peut rebuter, sauf si vous savez y faire pour vanter les mérites de l'affaire, mais sans garantie de résultat, je ne fais pas de miracles non plus. Je n'ai pas parlé de garçons parce qu'à ma connaissance il n'y a pas de garçons qui les aient lus près de chez moi.

Je précise que ce n'est pas un billet sponsorisé (je ne touche pas d'argent dessus, si vous préférez), mais qu'une bonne fée chez Gallimard Jeunesse me l'a envoyé sans que j'ai rien demandé, et que j'ai aimé la surprise.


Gallimard jeunesse, octobre 2009, 993 pages, prix : 25 €
Crédit photo couverture : éd. Gallimard Jeunesse

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