Les jardins d'Hélène

L'inattendue - Karine Reysset

17 Août 2009, 06:06am

Publié par Laure

L’inattendue est le premier livre publié de Karine Reysset, initialement aux éditions du Rouergue en 2003, tout juste ressorti en poche le mois dernier.

On connaît Karine Reysset pour ses romans ados à l’Ecole des Loisirs, et ses romans adultes désormais chez L’Olivier (voir par exemple Comme une mère), et je suis ravie de cette sortie en poche pour un titre dont je n’avais jamais entendu parler.

L’inattendue est le journal de bord d’une grossesse, de l’attente, de la longue attente qui précède cette heureuse nouvelle, une attente si longue que lorsque les deux barres bleues apparaissent dans le petit cadre, ça en devient inattendu ; puis la relation étroite qui se noue entre un bébé in utero et sa mère, jusqu’à la délivrance, la connaissance, la vie au dehors.
Commencé dans un train (parce que c’est toujours dans un train qu’on écrit - dit l’auteur), ce carnet peut surprendre au premier abord, par ses phrases inachevées, coupées dans le vif. On rétablit sans problème en pensée le mot manquant, mais le procédé galopant tout au long du livre peut décevoir un peu, ou au contraire donner un rythme à la pensée entrain de s’écrire. Ça surprend en tout cas, au moins au début.

C’est l’histoire banale d’une première grossesse et de son attente, de son aboutissement, et pourtant il y a les mots justes de l’auteur qui en font un récit attachant, entre peur et bonheur, avec les ombres planantes d’un petit frère décédé de mort subite du nourrisson il y a longtemps, si longtemps. Mais ici l’auteur n’est plus la sœur, elle est la mère, et tout doit changer, malgré la crainte en filigrane. Elle est mère mais elle est d’abord femme, une femme amoureuse, elle parle aussi de son homme dans son devenir de père, son Olivier bien connu en littérature aussi, avec justesse, avec ses défauts et ses qualités.

Enfin l’enfant paraît, le carnet peut se refermer, un autre s’ouvrir, c’est une autre histoire qui commence.

Une sensibilité certaine, une réflexion intérieure au plus juste, et une jolie plume font de ces petits carnets de l’attente un bien joli livre.

 

Quelques passages (mais il y en a tant qu’on a envie de relever !) :


p. 19, dans le train : « Le jeune homme en face de moi écrit aussi avec le stylo que je lui ai prêté. Il me le rend. C’était du travail. Moi c’est pas du travail, c’est pas une activité (souligné). C’est ma voix, celle qui ne parle pas, celle qui se tait. Celle qui se cache. Ma voix, ce n’est pas moi. C’est pour ça que je peux. Sinon ce serait trop. C’est ma voix de quand j’écris avec ma voix. »

 

p. 27, l’attente : « Dans quatre jours, peut-être deux, je saurais si. Et alors le carnet pourra vraiment commencer. En attendant, je fais du remplissage, du coloriage. Petite musique d’attente. Avant de passer aux choses sérieuses. NON. C’est du sérieux ma détresse, ma décrépitude, ma pauvreté. Mendiante qui tend son corps, donnez-moi un enfant, même un tout petit, une petite graine à laisser pousser, un valeureux chêne ou un olivier freluquet, une rose, une guimauve. Je veux bien vous débarrasser de tous vos enfants, qui prennent trop de place, qui vous embarrassent. Je n’en demande pas tant que ça. Un me suffirait. Pour commencer à monter ma petite affaire. En attendant, je me trimballe le ventre plein de vide. »

 

p. 35, le nid : « Dis maman comment on fait les ? Comme elle m’a expliqué, le petit nid préparé au cas où. Dommage. J’y avais mis des brindilles, de la paille, des pétales, du coton, de la barbe à papa, des fougères, de la laine de mouton. J’avais posé de la couleur, du rose vif à la manière d’un Baselitz, enfant à l’envers, tête en bas, prêt à naître. Mais tout ça est à refaire et mon corps fatigué s’épuise à reconstruire, inlassablement. La prochaine fois, je mettrai un peu de sel, j’en ai fait provision sur l’île, et puis de la crème de marron pour qu’il morde à l’hameçon. »

 

de la crème de marron pour qu’il morde à l’hameçon, voilà le petit mot en plus qui me fait tant aimer l’écriture de Karine Reysset.

 

Pocket, juillet 2009, 174 pages, prix :5,90€

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Nathalie Girard et éd. Pocket

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Un p'tit bisou pour la route

14 Août 2009, 14:00pm

Publié par Laure

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La voix du couteau - Patrick Ness

14 Août 2009, 05:06am

Publié par Laure

Traduit de l’anglais par Bruno Krebs

La voix du couteau est le 1er volume d’une trilogie à paraître : le chaos en marche.
Acheté sur le conseil de mon (nouveau) libraire jeunesse, à qui je demandais s’il avait un coup de cœur génialissime à me proposer ! Ah bah mon libraire, va falloir qu’on réassortisse nos goûts, parce que je me suis bien acharnée sur 120 pages pour tenir le coup, à me demander quand ça allait enfin devenir intéressant, qu’est-ce que je ne comprends pas dans ce livre pour ne pas l’aduler comme 95 % de la blogosphère, mais là non vraiment, tant de livres autour de moi, inutile que j’insiste davantage. ça ne prend pas, ça ne prend pas, au bout de 120 pages, ce n'est plus de l'effort, c'est du supplice.
Cette histoire, c’est le chaos, dans sa narration, dans son vocabulaire sans cesse tourneboulé (le traducteur a dû s’amuser !), c'est une intrigue fouillis qui n'avance pas, c'est inutilement long, etc.

Mais c'est beaucoup  plus clair chez Cathulu, Amanda, Fashion, Lily
c’est différent chez Cuné, qui n’a pas aimé, mais qui est allée jusqu'au bout, elle !

Gallimard jeunesse, avril 2009, 440 pages, prix : 15 €
Crédit photo couverture : éd. Gallimard jeunesse.

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Là-haut, un film de Pete Docter et Bob Peterson (2009)

13 Août 2009, 14:29pm

Publié par Laure

Genre : film d’animation (en numérique 3D très chère la place de ciné)

 

Synopsis d’allociné :

Quand Carl, un grincheux de 78 ans, décide de réaliser le rêve de sa vie en attachant des milliers de ballons à sa maison pour s'envoler vers l'Amérique du Sud, il ne s'attendait pas à embarquer avec lui Russell, un jeune explorateur de 9 ans, toujours très enthousiaste et assez envahissant... Ce duo totalement imprévisible et improbable va vivre une aventure délirante qui les plongera dans un voyage dépassant l'imagination.

Mon avis :

J’avais lu les mêmes critiques un peu partout, y compris dans des journaux sérieux : on pleure dès le 1er quart d’heure, c’est très beau, très émouvant, etc. Moi au bout de deux quarts d’heure, je commençais sérieusement à m’ennuyer et à trouver ça niais, sans la moindre envie de larmoyer. Alors voilà, il est peut-être bon de savoir que l’histoire ne commence réellement qu’au bout d’une demi heure, même si ça fait un peu long la mise en place du pourquoi le vieux monsieur il s’envole avec sa maison chercher les chutes du Paradis. Donc, à partir du troisième quart d’heure, soyons honnêtes, c’est à la fois drôle et plein d’aventures, sans grande surprise mais du genre qui se laisse voir avec plaisir. Mosquito a même eu peur parfois, avec les meutes de chiens qui poursuivaient les gentils, alors elle enlevait ses lunettes 3D et regardait sous mon coude. Ahem. Pendant ce temps-là, the ado mâle de la tribu regardait « Neuilly sa mère » mais vraiment genre le pôvre on l’a forcé y avait rien de bien à la séance de 20h. Parce qu’à 15 ans moins des poussières, c’en est fini des studios Pixar. Il a bien rigolé aussi, même si c’était lourdingue dans la caricature. (Remarquez comme je vous offre deux critiques en une). Allez, c’est l’été, on se fait plaisir sans chercher le St Graal du 7ème art.

 

Les plus enthousiastes : BMR et MAM, Miss Alfie , enna, …

 

Etoiles :

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Celle que … - Vanyda (2 tomes parus / trilogie)

11 Août 2009, 10:10am

Publié par Laure

Celle que je ne suis pas (tome 1)

Valentine est élève de 3ème, elle est amoureuse de Félix, mais elle garde cela farouchement secret. On suit dans cet album très inspiré du manga des petites tranches de vie de collégiennes de 14 ans, et tout ce qui va avec : les boums, les flirts, les jalousies, les fêtes trop alcoolisées, les tournois de sport … pourtant Valentine semble se sentir un peu différente, plus discrète, plus posée, moins dévergondée, elle reste un peu à l’écart des « histoires » tout en faisant partie de la bande. Elle vit seule avec sa mère, n’a que peu de nouvelles de son père. Le tome 1 s’achève sur l’entrée en classe de seconde, on attend donc du changement dans le tome 2, de nouveaux personnages, de nouvelles habitudes, celles plus libres, du lycée ? A suivre, donc…

 

Cette BD a un « cœur de cible » évident : les jeunes filles de 13-15 ans. D’ailleurs la mienne, qui va avoir 13 ans et entrer en 4ème, a adoré. Les adolescentes en bibliothèque sont impatientes des tomes suivants…. Normal, on y retrouve tout ce qui fait la vie de cette tranche d’âge. C’est sans doute parce que je suis bien plus vieille que j’y reste un peu imperméable. C’est sympathique, oui, mais pour les ados. J’aurais sans doute aimé trouver ce genre de livres quand j’avais 15 ans. A offrir sans hésiter donc à vos filles, nièces, filleules, etc.


Celle que je voudrais être (tome 2)
Deuxième volume de la trilogie, on retrouve Valentine au lycée. Le groupe a éclaté dans différentes classes, mais les filles réussissent à se voir en dehors. La passion pour le manga et les histoires avec les garçons prennent une part grandissante. Bon, à vrai dire (là ça fait très "j'en ai marre de résumer"), c'est mignon, mais je m'ennuie un peu, tout simplement parce que je n'ai plus l'âge et que ces histoires d'ados, de filles qui ne savent pas ce qu'elles veulent ou qui le savent mais qui jouent à être celles qu'elles ne le sont pas et qui cherchent midi à quatorze heures, etc. je les vois déjà in the real life, alors ... Je persiste donc : bon reflet réaliste de l'adolescence au féminin, les jeunes filles adorent, effet miroir garanti ! Difficile donc d'être tout à fait sincère avec cette série, dans mon graaaannnd âge, j'ai envie d'autre chose, mais pour les adolescentes, OK!

Le tome 3 "Celle que je suis" est annoncé pour fin 2010. (oui c'est pas tout de suite !)

Tome 1 :
Dargaud, avril 2008, 192 pages, prix : 14 €

Tome 2 :
Dargaud, juillet 2009, 192 pages, prix : 14 €
Etoiles :
Crédit photos couvertures : © Vanyda et éd. Dargaud.

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En secret - Arnaud Tiercelin

10 Août 2009, 14:12pm

Publié par Laure

Alors qu’il s’apprête à vendre la maison de ses parents décédés, Léo retrouve son journal dans sa chambre d’adolescent. L’occasion d’un retour en 1995, quand il avait 13 ans, était blanc comme un cachet d’aspirine et musclé comme une mouche, qu’il était hypersensible et toujours à fleur de peau, qu’il rêvait de devenir écrivain au point d’y consacrer tous ses mercredis après-midi, sans grand succès d’ailleurs. Plus qu’un journal, c’est une longue lettre à Cédric, ce garçon qui lui manque tant et dont on ne sait pas tout de suite qui il est, quel lien il y avait entre eux. L’écriture est le seul moyen qu’a trouvé Léo pour faire taire ces voix qui le hantent et pour libérer cette déception concernant cette Sophie qui ne le comprend pas, c’était pourtant bien une lettre d’amour qu’il lui a donnée !

Un roman fin et délicat, un peu mélancolique, placé sous l’influence d’Arnaud Cathrine et d’Olivier Adam (pour les thématiques de la mort, du deuil, de la solitude, de l’amour adolescent, …), d’ailleurs Arnaud Tiercelin les remercie à la fin, et va même jusqu’à terminer son roman par un extrait de Mon démon s’appelle Martin, d’Arnaud Cathrine. Il n’égale pas encore les maîtres, mais il en prend la voie. C’est tout le mal qu’on lui souhaite. En secret est son premier roman publié (je crois...)

 

A découvrir dès 13 ans.

 

Le blog de l’auteur
Un nouveau titre à paraître le 9 novembre 2009 : S’échapper ici. (voir sur son blog ou sur le site de l'Ecole des Loisirs)

 

Ecole des Loisirs, coll. Medium, mars 2009, 167 pages, prix : 9,50 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Sereg et éd. L’école des loisirs

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L'enfant sans nom - Amy MacKinnon

9 Août 2009, 06:52am

Publié par Laure

Traduit de l’américain par Carine Chichereau

 

Clara exerce le métier de thanatopractrice, souffrant d’un lourd passé, elle est solitaire et tout entière dévouée à son métier. L’embaumement des morts et leur embellissement pour leur dernière rencontre avec leurs proches sont toute sa vie, avec sa passion pour les fleurs, qu’elle cultive avec dévouement et dont elle connaît la signification secrète pour chaque espèce.

Sa routine se voit bouleversée par l’arrivée d’une petite fille, Trecie, qui vient jouer régulièrement dans le funérarium, drôle de choix pour une enfant ! De même une enquête ancienne va se rouvrir et une affaire de pédophilie remonter à la surface. Clara se trouve bien malgré elle au cœur de l’enquête.

 

Je ne suis pas aussi enthousiaste que les lecteurs dont j’ai pu lire les avis sur la blogosphère. (cf liens plus bas). J’ai trouvé ce roman assez long, lent et ennuyeux pour le peu qui s’y passe.

Dès le début me sont revenus les souvenirs de mes premières (et anciennes !) lectures de Patricia Cornwell et Mary Higgins Clark : en lieu et place de Scarpetta, médecin légiste qui nous gratifiait de descriptions détaillées d’autopsies, on a Clara, thanatopractrice qui nous décrit longuement comment elle vide les corps de leurs fluides et les remplace par des produits conservateurs, puis comment elle habille, coiffe, maquille, etc. Mary Higgins Clark, pour la pseudo histoire d’amour, car même si c’est moins glamour chez Amy MacKinnon, on devine gros comme une maison le sentiment réciproque qui naît à l’apparition de Mike dans l’enquête.

Les personnages sont intéressants, mais l’intrigue l’est moins. Elle patine aussi, manque d’entrain. La fin qui s’étire sur une bonne dizaine de pages est insupportable d’ennui et de longueur. Tout est convenu et attendu, donc je suis déçue, oui !

 

Les lectures de Clarabel, Fabienne, Joachim

 

Fleuve noir, avril 2009, 290 pages, prix : 18,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : ©Kamil Vojnar / Getty Images et éd. Fleuve noir

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Vrac de la semaine

7 Août 2009, 13:48pm

Publié par Laure

un peu en retrait du blog,
juste quelques images de la semaine ...
(clic sur les photos pour les voir en plus grand)


le jardin des plantes, le Mans, dimanche 2 août


un chat heureux d'avoir retrouvé la tribu et qui le dit en squattant un lit occupé (photo prise par Mosquito)


une découverte plaisante au palais : le benoiton raisins noisettes chez Paul, sur l'aire d'autoroute d'Alençon

la sobriété d'une robe noire pour dire adieu à ma dernière grand-mère, mercredi 5 août
(pas de photo, celle initialement prévue est ratée)



une bougie (droite, ordinaire) laissée sur la table du jardin et qui s'est courbée sous la chaleur caniculaire de mercredi pendant que j'étais en Normandie. Le résultat est... [no comment]. Si vous regardez bien, la bougie blanche dans le photophore penche aussi, affaissée par la chaleur.


Et parce que ce vendredi reste gris et couvert après 48 h de chaleur orageuse, un peu morose, remettons les couleurs du jardin des plantes....


(et comptons les jours avant les vacances, moi qui pars toujours quand tout le monde revient, ou presque...)

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Le lac aux Vélies – Nosfell & Ludovic Debeurme

1 Août 2009, 06:44am

Publié par Laure

Bienvenue en Klokochazia, le pays inventé par Nosfell, pays qui a sa propre langue totalement inventée, le klokobetz, graphiquement très travaillée, et qui s’inspirerait de l’allemand et du japonais. Le lac aux Vélies est un conte, à l’origine un spectacle musical, opéra folk-rock, créé par Nosfell et le violoncelliste Pierre Le Bourgeois. Ici il est proposé en album superbement illustré par Ludovic Debeurme (Lucille).
L’histoire est traduite en français par Nosfell, mais proposée en version bilingue klokobetz / français. C’est totalement hallucinant ! L’histoire, tout comme les dessins, sont effrayants, sombres, mi hommes mi monstres, déroutants. Günel, terrifiant personnage de Klokochazia, tombe amoureux de Milenaz. Ebloui et déjà fou d’amour, il essaie de l’embrasser mais ne réussit qu’à lui briser le nez et quatre dents. La belle s’enfuit et il part à sa recherche. Il rencontre l’ermite Vlokiz, qui lui explique le secret de la fleur de Jaün, fleur aux cinq pétales qui repose au fond du lac, et qui assurera l’amour de l’être choisi à celui qui s’en emparera.
J’avoue, cet album est profondément déroutant. Surprenant. Attirant. Ce qui a achevé de me convaincre, c’est le CD. Quelle richesse et quelle pureté dans la musique, quelles voix, quel chœur, quelle surprise d’entendre le klokobetz chanté (on ne comprend rien ! mais la musique et les voix sont si belles !) L’ensemble est magnifiquement travaillé (livre, livret qui accompagne le CD), qualité du papier, de la reproduction des illustrations, annexe qui ajoute à la fantasmagorie du récit, c’est un livre de grande qualité que propose Futuropolis et si l’on considère la qualité du livre et la présence du CD (65 min), le prix (29.50 €) est tout à fait raisonnable.

Il faut parfois savoir se laisser surprendre loin des sentiers battus !

L’article Wikipédia sur Nosfell 
Le livre sur la page de l’éditeur 

Ed. Futuropolis, juin 2009, Beau livre + CD musical, 40 pages en bichromie dont 4 pages en couleurs, format : 25 x 31 cm (à l’italienne), Imprimé sur Munken Pure 150 g et Périgord 170 g.
Etoiles :
Crédit photo couverture : © Ludovic Debeurme et éd. Futuropolis

Classé en BD parce que Futuro est un éditeur de BD et qu’il est proposé en « BD de genre », même si là, on est très loin du concept habituel de BD !

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Nous sommes tous des patients - Martin Winckler

31 Juillet 2009, 09:01am

Publié par Laure

Pris au hasard d’un rayon parce que tiens, ça fait longtemps que j’ai rien lu de lui, et parce que j’aime sa vision humaniste de la médecine et de la relation patient-médecin, je n’ai pas été déçue par ma lecture.
Certes, pour qui a l’habitude de lire Martin Winckler (romans ou essais), il n’y a pas de grande nouveauté dans ce livre, transcription (parfois très orale) d’entretiens avec Catherine Nabokov. La France est dans un système pyramidal et élitiste, qui fourvoie ainsi le statut de médecin,  c’est donc toute la formation qui est à repenser. On fait médecine pour la spécialité la plus pointue donc la mieux valorisante et la mieux payée ou pour aider la vie des gens malades ? De même sur la formation continue, la toute-puissance des laboratoires pharmaceutiques de mèche avec l’Etat, etc. Beaucoup d’anecdotes aussi, qui illustrent le propos, soit de ses vacations en consultation de contraception, soit du temps où il était généraliste en milieu rural.
Même si cela semble devenu aujourd’hui un fonds de commerce (il vit bien de sa plume), j’aime toujours autant son point de vue sur le sujet. Le patient n’est pas en face d’un Dieu tout-puissant, c’est un échange entre deux êtres humains qui permet le meilleur traitement quand le médecin sait être à l’écoute. Tout n’est pas pain béni non plus dans les idées de Winckler, et je ne suis pas certaine que les modèles anglo-saxons ou nordiques soient si parfaits que cela non plus, mais j’aime l’idée plus large d’aller voir ce qui se passe ailleurs, et de tenter de faire bouger les choses.

Ce livre est également sorti en poche en 2005. 

L’avis de Cuné, qui était très remontée ce jour-là ! (je ne fais pas exprès de la citer, partout où je passe elle a déjà tout lu et pour le coup, je n'ai trouvé que son avis !)

 

Actualité de l’auteur : le chœur des femmes, sortie prévue le 27 août 2009 chez P.O.L.

 

Editions Stock, coll. Documents, mars 2003, 219 pages, prix : 17 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : éd. Stock.

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