Les jardins d'Hélène

Le carnet de Grauku - Sophie Laroche

29 Décembre 2008, 13:48pm

Publié par Laure

Manon, quinze ans, est en classe de seconde. Sans être obèse, elle est plutôt ronde, et un jour de sortie à la piscine, trois camarades de classe lui jouent un sale tour : ils prennent son cul en photo avec un téléphone portable, et le font circuler par MMS. Humiliation, colère, rage, c’est aussi le déclic pour Manon : il faut maigrir. Elle crée un blog sur Internet et fait la connaissance de Kilodrame, pseudo signifiant qui va l’aider en lui conseillant d’écrire dans un carnet les aliments qu’elle souhaite bannir de son alimentation. Ainsi naît le carnet de Grauku, et le début d’une longue liste.

On devine assez facilement où l’histoire va nous mener, le risque de l’anorexie bien sûr, mais le récit est suffisamment bien construit pour nous donner l’envie de suivre Manon qui va aussi faire l’expérience de la trahison, de la première fois avec un garçon, du conflit avec les parents, de l’amitié et du danger.

Un roman moderne, ancré dans la réalité,  riche et bien fait qui s’adresse à toutes les jeunes filles dès 14/15 ans, et à tous ceux qui veulent en tenter la lecture, bien sûr !

 

Découvert sur Cunéipage, lu aussi par Cathulu
 

Editions [MiC_MaC], octobre 2008, 243 pages, prix : 12,50 €

Ma note :



Crédit photo couverture : © Christine Spadaccini et Editions [MiC_MaC]

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Quel beau métier vous faites ! - William Réjault

28 Décembre 2008, 06:49am

Publié par Laure

J’avais beaucoup aimé le premier livre de Ron l’infirmier, La chambre d’Albert Camus et autres nouvelles, et j’avais bien sûr très envie de lire son nouveau, quel beau métier vous faites !, publié cette fois sous son vrai nom.

Même principe : un recueil de nouvelles (diverses et variées) sur son métier,  sans trop de continuité car cette fois il parle surtout de très courtes missions d’intérim, dans des endroits aussi variés que des maisons de retraite, un grand magasin parisien, la médecine du travail d’une grande entreprise, un établissement scolaire, etc.

L’empathie et l’humanité du premier recueil ont laissé place ici à l’amertume, l’aigreur, l’usure et le règlement de comptes. Tous les malades sont chiants, sales et puants, les morts sont (presque) profanés, les médecins sont tous des cons, les collègues des fainéants, … je schématise un peu, mais c’est ce que j’ai ressenti à la lecture : un homme qui en a marre de son métier, qui n’en peut plus, et qui balance sa réalité. Et qui ramène tout bien sûr à sa propre personne, la seule à peu près intelligente dans le lot, vous l’aurez compris. Certes on connaît les difficultés des métiers de santé en sous effectifs, les infirmiers sous payés et non reconnus sur leur nombre d’années d’études, etc. mais là, on en a un tableau acide, parfois limite vulgaire, et c’est un peu facile de mettre toute l’incompétence ou la bêtise sur les autres.

Et puis… et puis… il y a la dernière nouvelle,  la trente cinquième : De l’autre côté du miroir. Très bien écrite, autobiographique, thérapeutique, celle qui explique tous les soucis personnels de l’auteur et les souffrances personnelles endurées. La nouvelle qui vous impose un mot : respect. Ce respect dont l’auteur semble avoir manqué dans les presque 34 textes précédents. Situation personnelle qui explique l’usure et la fatigue, la lassitude et le fait que l’homme soit à bout, et qui vous fait reconsidérer ce qui précède en pensant : oui d’accord, maintenant ça s’explique, ça n’allait pas bien dans sa vie, mais maintenant ça va aller mieux, il va aimer à nouveau son métier, espérons-le, etc.

Cette situation me fait penser au livre de Jean-Louis Fournier, où on va papa ? , qui m’avait laissée mitigée, car après de tels récits qui forcent le respect, toute critique est impossible. Que voulez-vous dire qui ne soit pas immédiatement interprété comme scandaleux , là où le politiquement correct impose la compassion et l’admiration, ou au moins le silence timide de celui qui n’a pas de malheur dans sa vie ?

 

Pour conclure, ce nouvel opus a quand même quelques bons passages, se lit d’une traite (je l’ai lu en une longue soirée), mais si vous n’avez jamais lu William Réjault, préférez de loin la Chambre d’Albert Camus qui vient de sortir en poche chez J’ai Lu.

 

Ed. Privé, novembre 2008, 285 pages, prix : 15 €

Ma note :



Crédit photo couverture : © Pierre Gay et éd. Privé.

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Joséphine - Pénélope Bagieu

27 Décembre 2008, 16:26pm

Publié par Laure

Je continue dans la légèreté, puisqu’après ma vie est tout à fait fascinante, j’ai lu  le dernier titre de Pénélope Bagieu : Joséphine.

Joséphine est une jeune trentenaire célibataire qui cherche le prince charmant, et fait tout pour y arriver, parfois maladroitement. Elle est fine comme un haricot vert mais se croit grosse, elle joue à la Bridget Jones devant des comédies sentimentales et cohabite mieux avec son chat qu’avec sa concierge ou son nouvel amoureux… On a toutes un peu quelque chose en nous de Joséphine, forcément. Bref, c’est mignon, mais voilà, c’est un peu éculé tout ça, déjà vu partout… J’aurais aimé plus d’originalité ...

Et comme ça se lit très vite, c’est vrai que 15 € la BD, c’est un peu cher. Je suppose que ça s’amortit en faisant passer aux copines ! (pour ma part, emprunté à la bibli)

Jean-Claude Gawsewitch éditeur, septembre 2008, prix : 15 €
Ma note :
Crédit photo couverture :  © Pénélope Bagieu et Jean-Claude Gawsewitch éditeur

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Ma vie est tout à fait fascinante - Pénélope Bagieu

27 Décembre 2008, 06:13am

Publié par Laure

Je ne vais pas révolutionner la blogosphère en vous parlant de cette BD : toutes les blogueuses la connaissent !

La vie de Pénélope B. est aussi fascinante que la nôtre : pourquoi nos vêtements rapetissent quand on mange trop de frites ou de macarons ? pourquoi on joue à la fille courageuse en regardant des films d'horreur le soir et nuit blanche garantie ? Pourquoi on achète plus de fringues qu'on ne peut en porter ?
Honnêtement je ne lisais pas
le blog de Pénélope Bagieu, j'ai donc découvert ses dessins en séance de rattrapage dans cette BD : C'est simple et rapide, c'est drôle, c'est typiquement fille (genre jeune trentenaire), dommage que ça finisse trop vite et que les histoires ne soient pas plus longues. Un apéritif pétillant, en quelque sorte ! (un peu trop léger à mon goût quand même)

Jean-Claude Gawsewitch éd., janvier 2008, 94 pages, prix : 15 euros
Ma note :


Crédit photo couverture : Pénélope Bagieu et JC Gawsewitch éd
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Aya de Yopougon tome 4 – Marguerite Abouet (scénario) et Clément Oubrerie (illustrations)

26 Décembre 2008, 10:47am

Publié par Laure

On retrouve avec bonheur Aya, ses amis, sa famille, son quartier de Côte d’Ivoire et les tracas qui s’entremêlent. De son côté, Inno(cent) tente sa chance à Paris où il réalise vite que ce n’est pas l’eldorado espéré. Il va trouver un emploi de coiffeur mais son décalage constant dans le langage va créer des quiproquos amusants. Et toute la difficulté va être de trouver un logement… Aya continue ses études mais son professeur de biologie se fait un peu trop pressant et dangereux, difficile de sortir de cette situation, et à qui se confier ?

Le feuilleton est à présent bien installé, on suit le 4ème épisode avec plaisir, et il y en aura forcément un 5ème, vite les auteurs svp ! J

Cet album en particulier fait la part belle à Inno et à Aya, aux portraits en marge de la BD elle-même (pages liminaires et en supplément à la fin), le traditionnel bonus ivoirien est toujours là, et un merci particulier aux auteurs d’avoir mis un rappel des personnages et des liens qui les unissent en début d’ouvrage, cela permet de s’y retrouver assez vite quand on a lu les précédents volumes il y a longtemps.

Une série qui suit son chemin, qui propose pas mal de rebondissements et en laisse imaginer d’autres pour la suite….

Valeur sûre, quoi.


Retour sur les tomes : 1, 2 et 3

 


Gallimard, coll. Bayou, novembre 2008, 106 pages, prix : 16,50 €

Ma note :



Crédit photo couverture : © Clément Oubrerie et éd. Gallimard

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Petites pratiques de la mort - Line Alexandre

24 Décembre 2008, 15:25pm

Publié par Laure

Conseillé par Nicolletta (elle n’a pas de blog mais c’est une grande lectrice fidèle de la blogosphère que j’ai rencontrée lors du Prix des Lectrices de Elle 2008), c’est l’émission du 1er novembre de la librairie francophone sur France Inter qui a achevé de me convaincre. Car comme beaucoup de lecteurs, je pensais qu’un roman sur les croque-morts et les techniques d’embaumement avait peu de chance de me séduire. Mais n’en croyez rien, ce n’est absolument pas glauque, au contraire, c’est enjoué, presque guilleret, empreint d’une douce folie.

Cyril se découvre passionné par les techniques de conservation des corps et formé par Oscar, quasi père de substitution, il veut devenir un grand embaumeur. Il excelle sur les animaux, mais aimerait bien passer aux êtres humains, sans trop se préoccuper des lois en vigueur. Cyril a surtout une charmante voisine, Emma B., un brin folledingue et mythomane, qui rebaptise tout le monde. Son chat s’appelle Léon et Cyril devient Rodolphe. Toute allusion à un grand roman est drôle et volontaire. Jusqu’à ce que cette voisine tire un peu trop sur la corde et devienne un sujet d’entraînement idéal.

Premier roman d’une auteure belge (qui avait déjà publié des nouvelles), on se laisse embarquer avec plaisir dans cette histoire hors du commun, où la brièveté des chapitres et la précision de l’écriture donnent un rythme rapide et entraînant au roman.

Même si j’ai trouvé ce roman au final assez inégal (excellent première moitié, un peu moins drôle et intéressant ensuite), c’est une lecture bien sympathique à découvrir.

 

Luc Pire éd., septembre 2008, 187 pages, prix : 16 €

Ma note :


Crédit photo couverture : cecilebertrand@cartoonbase.com

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Les années - Annie Ernaux

21 Décembre 2008, 20:30pm

Publié par Laure

Il est des livres qu’on referme avec un sentiment de plaisir savouré, nul doute que Les années est de ceux-là. Si les premières pages déstabilisent un peu par leur forme, on s’engouffre vite avec bonheur dans ces années revisitées. Passionnant de bout en bout, tant dans les petits et grands moments, personnels ou collectifs, que dans la forme d'écriture. On repense immédiatement à son propre passé, ou à celui raconté par nos mères et grands-mères.

Original, surprenant, on goûte avec beaucoup de plaisir cette mémoire collective offerte par Annie Ernaux sous une plume qui mêle réflexion, distance, autobiographie, et retour sur l'histoire de façon harmonieuse.

J’aimais déjà beaucoup Annie Ernaux, et si elle offre ici un livre très différent de ses précédents, elle confirme si besoin était qu'elle est un grand auteur.

 

Et parce que d’autres en parlent mieux que moi : 

« (...) Elle passe de l'individuel au collectif dans un mouvement si harmonieux qu'on ne le sent pas. Le lecteur, presque malgré lui, revisite sa propre mémoire et s'étonne de la découvrir si proche d'Annie Ernaux. D'un bout à l'autre de ce récit, l'histoire de l'auteur et l'histoire d'un monde fusionnent. Comment ne pas songer à Marcel Proust ? Lui hier, elle aujourd'hui, ont dominé leur fabuleux projet et nous laissent étourdis d'admiration et de bonheur, avec une envie juvénile de vivre mieux. » Anne Wiazemsky, Le Nouvel Observateur

C’est exactement ça !!

 

Les lectures d’Antigone, Cathe, Cathulu, Bernard, Laurent, et j’en oublie sûrement beaucoup !

 

Les années est aussi classé 5ème dans le top 20 2008 du magazine Lire. 


France Loisirs, octobre 2008, 241 pages, prix : 14,50 €

1ère édition chez Gallimard, janvier 2008, prix : 17 €


Ma note :



Crédit photo couverture : © George Marks / Patrick Strattner / CO2 Getty images et éd. France Loisirs

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Je ne verrai pas Okinawa - Aurélia Aurita

20 Décembre 2008, 10:50am

Publié par Laure

Si j’avais bien apprécié les deux premiers tomes de Fraise et Chocolat (voir ici et ), et si j’étais curieuse de découvrir le nouvel opus d’Aurélia Aurita, j’avoue que je suis très déçue par Je ne verrai pas Okinawa. Le dessin est toujours agréable, mais l’histoire est franchement sans intérêt.

Chenda retourne au Japon et va connaître les déboires de l’immigration, les difficultés d’entrée dans le pays quand on enchaîne les visas touristiques de 3 mois trop régulièrement. Absurdité de l’administration, heures d’attente, le témoignage de Chenda a-t-il réellement valeur de document pour qualifier un pays et une politique, ou n’est-il qu’un malheureux exemple ?

De plus enjoliver ces entretiens avec les autorités nippones par les soucis gastro-entériques de l’héroïne, comment dire… on s’en fiche vraiment que Melle Chenda ait besoin de trouver des toilettes quand c’est pas le moment ! (et ce n’est pas ce qu’il y a de plus ragoûtant à lire, même si c'est pour nous expliquer que c'est un motif de refus d'entrer sur le territoire)

Rassurez-vous, Chenda pourra entrer au Japon pour un petit mois seulement (malgré un visa de 3 mois) (mais on ne sait pas comment évoluera sa gastro) et retrouver ainsi son amoureux Frédéric Boilet, qui lui a un visa permanent, donc moins de soucis. Ils pourront s’aimer encore mais il faudra donc jouir trois fois plus, ou trois fois plus vite, histoire d’optimiser le temps restant.

Décevant donc, d’un point de vue scénaristique. L’autobiographie atteint ici des limites d’intérêt.

 

Les impressions nouvelles, oct. 2008, 74 pages, prix : 12 €

Ma note :


Crédit photo couverture : © Aurélia Aurita et éd. les impressions nouvelles.

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Saveur letchis ... (Noël, part 1)

19 Décembre 2008, 14:44pm

Publié par Laure

Ça commence à sentir la fête, et les meilleurs augures sont avec moi. A midi m’attendait à la maison un colis d’un nouveau genre : le colipays ®, marque déposée.
Koikèce ? un énorme paquet qui vient de très loin, qui a traversé le monde en moins de 48h, pour nous apporter des saveurs fraîches et parfumées !
Par ici, nous appelons ça des litchis, sur les tables au moment de Noël, en général en provenance de Madagascar dans nos supermarchés. Sur l’île de la Réunion, ça s’appelle des letchis, et franchement, ça n’a pas tout à fait la même allure : ils sont énormes, plus colorés, parfumés, juteux : miam !
Et comme l’encreuse ne fait pas les choses à moitié, le colis est gigantesque : punch au letchi dans une jolie carafe, petits verres jolis, pâtes de fruits, chocolat blanc fondant à la vanille Bourbon, miel au letchi, et donc, deux grosses barquettes de letchis frais. On va se régaler !



Et pour vous prouver la chose : A gauche sur la photo, un litchi acheté dans un supermarché sarthois lundi, à droite sur la photo, un letchi arrivé aujourd’hui de la Réunion. Saveur incomparable !



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LA rencontre PHENOMENALE

15 Décembre 2008, 20:56pm

Publié par Laure

Le matin après le petit déj’ je m’en vais en général finir ma tasse de thé devant l’ordi, mails et blogs matinaux, avant le lever du jour bloglines ne me signale bien souvent que les billets de Cuné et des québécoises en décalage horaire de la nuit. Et dans les mails comme toujours des tonnes de pub. En particulier les newsletters de Elle que je ne lis jamais, la cuisine la déco les people, je ne sais plus, 3 tonnes tous les jours. Et Elle ne manque jamais de m’offrir aussi mon horoscope du jour, mais attention, pas n’importe lequel hein, mon horoscope rien qu’à moi, celui du Cancer, l’écrevisse rougissante qui s’en va à reculons.

D’ordinaire je zappe comme les autres newsletters, mais ces malins, ils mettent la phrase essentielle dans le sujet du mail, alors clic, j’ouvre, et je lis :

 

« AUJOURD'HUI

Il vous faudra prendre des mesures concrètes et énergiques pour vaincre votre timidité, pour être sûr de vous, si vous ne voulez pas avoir des regrets tout le reste de votre vie. En effet, une chance de rencontre phénoménale s'offrira à vous au cours de cette journée et, si vous ne savez pas la saisir, elle vous sera perdue à jamais. »

 

Vous n’êtes pas sans ignorer que je suis une jeune et belle divorcée solitaire qui se demande parfois si elle va finir gaga avec son chat, alors là, j’ai l’œil qui clignote, et j’annonce la fantastique nouvelle à Dame Cuné, qui en amie fidèle me coache :

Oh oh oh ! Souris, souris, souris, tout le temps !! ;o))

 

Je ne tiens pas un blog de fille, mais c’est qu’aujourd’hui quand même, faut que je joue à la fille hein, manquerait plus que je rencontre le Prince Charmant en guenilles et le cheveu filasse, nan mais. Alors zou, la petite jupe d’hiver longueur décente, les cavalières noires, le petit pull V, le nouveau manteau acheté vite fait mais déjà adoré, et, et, et…

La panoplie de fille :




Bon j’ai oublié de mettre le mascara sur la photo mais je ne l’ai pas oublié sur mes yeux, je peux aller affronter les allées de l’hypermarché que je fréquente le lundi, comme la plupart des gens qui travaillent toute la semaine sauf le lundi. Et vous croyez vraiment que c’est au rayon des surgelés que je vais faire LA rencontre PHENOMENALE ??

L’œil pétillant et guillerette comme Perrette dans sa petite voiture son encombrant char familial, je m’en vais à la capitale, c’est du sérieux. Rigolez si vous voulez, Le Mans c’est notre capitale à nous. Sans oublier le conseil de dame Cuné : le sourire, toujours ! Même au pare-brise sur la D357. Même au monsieur qui conduit l’engin qui nettoie les rails du tramway. Même à la caissière qui m’a dit 238.57 € s’il vous plaît.

Bon, je suis rentrée bredouille de la chasse, même pas un petit lièvre égaré, autant vous avouer que le bel Apollon n’est pas au rayon des yaourts, ni même à celui des whiskies, tout juste le chauve bedonnant traîne-t-il la patte derrière le caddie de sa mémère.

Mais d’abord, qui a dit que la journée était finie ? Il me reste une rencontre phénoménale à faire avec l’aspirateur et le fer à repasser aujourd’hui, celle-là, même si je la manquais, je n’en aurais pas des regrets pour le reste de ma vie

For the first time I shall be alone in Christmas but j’ai décidé que la vie est belle et que je fêterai Noël avec les enfants le dernier soir avant leur départ et que je mettrai toujours direct à la corbeille les horoscopes de Elle. Nan mais.

 

Edit quelques heures plus tard : la rencontre phénoménale a-t-elle finalement eu lieu ? Un mail masculin sur l’adresse du blog pour me dire que je pourrais avoir le courage et la décence de préciser que certains ont aimé un premier roman que je qualifiais de « sans surprise », et un p… de commercial de je ne sais quelle marque de surgelés qui m’a fait abandonner ma partie de Word Challenge à 270 000 (je visais les 400 000) parce que toutes lumières allumées et volets ouverts, il insistait le bougre. Phénoménal, j’vous dis !


Découvrez Mylène Farmer!

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