Au rebond - Jean-Philippe Blondel
Alex, 15 ans, vit seule avec sa mère, aide-soignante à l’hôpital. Il n’a jamais connu son père.
La vie est rude (financièrement parlant) mais Alex a un pote de lycée avec qui il s’éclate au basket, Christian. Christian, c’est pas la même chose, famille bourgeoise aisée, mère au foyer, mais comme tout n’est pas rose non plus, un brin alcoolo, ça fait désordre.
Alors que faire quand du jour au lendemain Christian disparaît, ne donne aucun signe de vie, et que la maison reste désespérément close ? Encore un séjour impromptu aux Bahamas avec papa-maman ? Pourtant quelqu’un dit l’avoir vu dans un supermarché, c’est bizarre.
Aidé de sa mère, Alex va mettre les pieds dans le plat, et c’est un joli plan de secours qui va se mettre en place. Les relations mère-fils sont revisitées, complicité et humour reprennent le dessus, l’amitié entre Alex et Christian se trouve renforcée… Il ne faut pas trop en dire sur ce petit roman, il faut juste le lire… ça a un petit goût d’ensemble c’est tout, comme j’ai pu le lire sur le blog de Gaëlle notamment, bien sûr ça pourrait sonner un peu miraculeux, mais c’est doux comme un bonbon, ça fait un bien fou, alors ça ne se refuse pas.
A savourer sans hésiter, dès 12-13 ans.
Les billets de Clarabel, Gaëlle, Essel, Saxaoul, ...
Actes Sud Junior, janvier 2009, 99 pages, prix : 9 €
Ma
note :
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Crédit photo couverture : © plainpicture/fStop et éd. Actes Sud
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J’ai aimé quelques uns des romans de Christine Orban,
Dur roman que ce lauréat du Prix Michel Lebrun * 2008 !

Desmond est un éminent professeur de linguistique à la retraite. Veuf (sa première épouse est décédée d’un cancer), il s’est remarié avec (Wini)fred, qui dirige un petit magasin de
déco. Leurs enfants respectifs sont adultes et indépendants, tout va bien, sauf que Desmond s’ennuie sérieusement chez lui, et que l’âge aidant, il devient de plus en plus sourd. Autobiographique
sur deux points : la surdité et le père âgé qui perd peu à peu son autonomie, David Lodge nous offre un nouveau roman dans le milieu universitaire qui lui est cher, drôle, ironique, plus
personnel aussi, mais tendre et enlevé.
C’est l’histoire d’une longue amitié qui a souvent été très mal perçue, et pour cause : c’était le temps de l’apartheid en Afrique du Sud. Catherine King est la fille du
propriétaire de la ferme à Hebron, au nord-est de Johannesburg, et Maria est la fille de la cuisinière noire qui travaille pour eux. Elles n’ont pas la même couleur de peau, mais elles ont grandi
ensemble et sont inséparables, même si Catherine est obligée de partir avec sa mère après la découverte par celle-ci que son mari la trompe, elles savent qu’elles se reverront.
Voici un roman au long souffle qui, s’il s’inscrit dans la veine du thriller, n’en demeure pas moins avant tout un grand roman, bien plus riche qu’un page-turner bien
huilé.
Il y a Roberta, qui n’a pas oublié son premier amour, même si elle est aujourd’hui
mariée à Daniel, en pleine crise face au chômage qu’il affronte. Il y a son aîné né de son premier mariage, il y a ses autres enfants, leurs épouses ou copines, la sœur, l’homosexualité, le
tapin, mais dans ce chœur de personnages l’amour et ses souffrances, ses joies et ses déceptions.