Les jardins d'Hélène

Splat s’amuse sous la pluie / Splat n’aime pas perdre – D’après le personnage de Rob Scotton

14 Mars 2013, 14:44pm

Publié par Laure

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Deux nouveaux Splat petit format, repris sous licence par d’autres auteurs (contrairement aux grands formats qui sont toujours de Rob Scotton lui-même), personnage devenu star des classes maternelles par chez nous !

 

Dans Splat s’amuse sous la pluie, le mauvais temps est le prétexte de c(h)atastrophes en série pour notre matou maladroit ! Il essaie ses nouveaux rollers dehors, mais le ciel se couvre et il se met à pleuvoir. Vite Splat rentre avec Harry Souris sous le bras, et continue … à la maison. Après s’être séché sommairement (et avoir mis de l’eau et de la  boue partout), il renverse tout en faisant du roller dans la maison. Ses parents et sa petite sœur sont mécontents et l’envoient toujours dehors, mais « c’est pénible cette pluie ! », Splat ne veut pas, et multiplie les bêtises. Mais tout le monde se réconciliera car après la pluie… (devinez !)

(Vous noterez la couv très « british weather » ;-)

 

Dans Splat n’aime pas perdre, Splat a invité ses amis Grouff et Plume à jouer chez lui, et avec sa petite sœur, ils forment une joyeuse bande. Ils jouent à cache-cache, au chat et à la souris (au loup, quoi) Splat n’est pas très malin, pataud il perd tout le temps, et il est vraiment mauvais perdant ! Il ne veut plus jouer et fait des châteaux de cartes tout seul. Allez Splat, reviens, c’est plus amusant tous ensemble ! Et cette fois, Splat sera plus malin !

J’ai une préférence pour ce deuxième album, j’adore les expressions des chats, parfois un peu forcées mais drôles, les détails et les idées de cachette de Splat (superbe rideau de douche avec des poissons mais pattes et queue de matou dépassent !). Un Splat spécial amitié entre copains !

 

éd. Nathan, janvier 2013, 5,95 € chaque

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Splat n’aime pas perdre !  stars-4-0. V192553758

 Crédit photo couverture : © Rob Scotton et éd . Nathan.

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L’abandon du mâle en milieu hostile – Erwan Larher

13 Mars 2013, 07:00am

Publié par Laure

abandon-male-milieu-hostileJe n’avais jamais lu Erwan Larher, je n’en avais même jamais entendu parler avant cette rentrée littéraire de janvier où son dernier roman a fleuri sur quelques blogs. Je crois que c’est sur celui de Charlotte que j’ai commencé à le repérer (son billet ici) d’autant plus qu’elle a proposé peu après une très belle interview de l’auteur (partie 1, partie 2)

Et puis reconnaissez que le titre est plutôt intriguant…

 

Le narrateur est en classe de terminale lorsque s’ouvre le roman, adolescent de bonne famille, issu de la bourgeoisie dijonnaise, une ville tranquille par excellence, il est à mille lieues de cette nouvelle élève qui débarque, cheveux verts, sales, allure punk et mauvais goût. D’emblée c’est l’aversion, qui peu à peu va tourner à l’obsession teintée de fantasme.

Ces deux-là vont se rencontrer, se bousculer, s’aimer.

Une fois encore je pense qu’il ne faut pas trop en dire, la tension dramatique monte d’elle-même pour mieux surprendre le lecteur le moment venu, c’est fort, très fort. Si  la deuxième partie est différente, elle n’en est pas moins juste et tout aussi prenante.

Ce qui m’a scotchée d’emblée, c’est l’écriture d’Erwan Larher : je ne sais pas la définir, précise, parfaite, exigeante, en tout cas absolument fascinante. Quelque chose qu’on ne trouve plus ailleurs. C’est bien simple, je suis décidée à lire l’intégrale de cet auteur tant j’ai été séduite par sa manière d'écrire !

 

 

Plon, janvier 2013, 220 pages, prix : 19 €

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Crédit photo couverture : © éd. Plon.

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Le bonheur en 5 lettres - Pascale Perrier

12 Mars 2013, 15:04pm

Publié par Laure

bonheur-en-5-lettres.jpgChloé Avanel a 15 ans quand sa mère meurt d’une tumeur au cerveau. Se sachant condamnée, la maman a tout prévu : assurance décès pour financer le quotidien et les études de ses petits, et 5 lettres pour les accompagner dans leur passage à l’âge adulte, 5 lettres qui leur seront lues par le notaire à raison d’une chaque 24 décembre.

C’est donc la sœur aînée, Joséphine, étudiante en médecine, 19 ans, qui devient tutrice légale de ses frères et sœurs : Gaspard, 17 ans, fou de jeux vidéos et qui chante en italien des airs d’opéra pour calmer sa douleur, et Chloé, 15 ans, la petite dernière qui livre son récit au lecteur.

Une fratrie orpheline, une grande sœur qui mène la troupe, un père encore vivant mais remarié à l’autre bout du monde, il faut s’assumer seul désormais, et ce n’est pas si facile. On peut voir quelques points communs avec Quatre sœurs de Malika Ferdjoukh…

Le récit se dévore avidement, entre douceur et coups au cœur. Plus le temps passe et plus il faut faire des choix, difficile quand vos parents ne sont pas là pour vous guider, quand votre fratrie n’est pas d’un grand soutien, quand votre amoureux se moque un peu trop de vous, et que votre meilleure amie fait de son mieux mais ne peut comprendre votre sentiment intérieur…

Chloé suit son chemin, et on l’accompagne avec bonheur (j’aurais adoré lire ça quand j’avais 14 ans). Je pensais au départ que le titre, le bonheur en cinq lettres, faisait référence à un mot à trouver (je pensais amour, je n’en étais pas très loin, chut…), ce sera le cas vers la fin du roman mais les 5 lettres font aussi bien sûr référence aux 5 lettres laissées par la maman et qui rythment le roman.

J’ai passé un bon moment avec cette lecture, je regrette toutefois une fin un peu abrupte, trop rapide, qui laisse au lecteur toute liberté d’imaginer ce qu’il veut, c’est dommage (j’aime les fins fermées) mais surtout, j’aurais aimé rester encore longtemps avec ces personnages !

 

À proposer dès 13 ans.

 

Galapagos (éd. Archipel), mars 2013, 205 pages, prix : 15,95 €

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Crédit photo couverture : © Getty Images et éd. Archipel / Galapagos

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Porte de Champerret - Evelyne Bloch-Dano

8 Mars 2013, 11:31am

Publié par Laure

porte de champerretLa fatigue peut-être, ou « il y a des moments comme cela », encore un livre que je n’achève pas. Critiques élogieuses partout, demandé par nos lecteurs à la bibli, un livre très bref, je n’ai jamais lu Bloch-Dano que je connais en grande biographe (Madame Zola, Madame Proust), je tente (j’ai peur de passer à côté d’un grand et beau livre) et j’abandonne (page 84/185). Ce livre n’est pas pour moi.

Evelyne Bloch-Dano écrit ici sur sa mère, qui finit sa vie dans une maison de retraite atteinte de la maladie d’Alzheimer, la mémoire s’en va et sa fille la rattrape, mais ce n’est pas tant la maladie que les souvenirs de son enfance dans l’appartement parisien de la Porte Champerret que l’auteur rapporte ici , histoire de la famille aussi, ceux ayant été déportés pendant la guerre…

Trop de livres de filles qui parlent de leur mère en ce moment ( ?) (il y a eu Nathalie Rheims, puis Marie Lebey, celui de Colombe Schneck aussi, de plus en plus de récits sur la maladie d’Alzheimer également (encore qu’ici elle n’occupe pas une place centrale en tant que maladie), bref je ne sais pas, mais je n’ai pas trouvé de portée universelle dans ce récit, quelque chose qui soit capable de me toucher, je n’y ai lu que des souvenirs très personnels, élégamment écrits, mais qui ne m’intéressent pas du tout.  

 

Grasset, février 2013, 185 pages, prix : 17,80 €

Crédit photo couverture : © Archives de l’auteur

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Traverser la nuit - Martine Pouchain

6 Mars 2013, 09:57am

Publié par Laure

traverser-la-nuit.jpgIl est rare que je ne termine pas un roman jeunesse, je suis plutôt convaincue du genre que je trouve bien plus engagé que les parutions actuelles en littérature générale. Il y a longtemps que je n’avais pas alimenté la rubrique « les commencés jamais finis », pourtant, il y en a des romans que je commence et que je ne finis pas, mais ils ne valent souvent pas la peine d’en parler. Non, la rubrique n’a de sens que lorsque vraiment je m’attendais à un très bon roman et que, allez savoir pourquoi, avec moi et à ce moment-là, ça n’a pas fonctionné.

J’avais déjà lu et apprécié Martine Pouchain (la ballade de Sean Hopper, Johnny) et je suis habituellement curieuse de la collection Exprim’, mais là j’ai jeté l’éponge page 106 (sur 219), après moult interruptions, reprises, non vraiment, je m’ennuyais trop.

 

Vilor est un jeune flic de 25 ans qui travaille dans une bourgade du Nord de la France. Un enfant du village voisin, qui connaît tout le monde et que tout le monde connaît. L’ancien maire Jacques Jaron est découvert mort, assassiné, et Vilor va mener l’enquête. Mais bien plus qu’une enquête, c’est la vie du village qui est décrite, ses personnages, parmi lesquels l’envoutante Blanche, 17 ans, fille du défunt, qui ne laisse aucun homme indifférent, à commencer par Vilor…

Je pensais lire le déroulement d’une enquête, et en une centaine de pages je n’ai vu qu’anecdotes de campagne (et dans l’Ouest rural où je vis je connais bien), présentation de personnages, d’ailleurs le personnage central ne serait-il pas plus exactement cette Picardie rurale, avec son patois qu’on déchiffre lentement à la lecture mais qu’on imagine bien à l’oral et qu’on comprend sans peine ? (le petit lexique picard en fin d’ouvrage qui traduit les phrases en patois du livre n’est pas indispensable)

Le rythme est lent, très lent, trop lent.

Je suis allée lire la fin, « épilogue(s) » pour connaître mobile et coupable. Mais la première moitié n’a pas su me retenir. Ça arrive.

 

L’avis enthousiaste de Sophie / Fantasia 

 

Sarbacane, coll. Exprim’, mars 2012, 219 pages, prix : 15,50 €

Crédit photo couverture : © Florence Caplain et éd. Sarbacane

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Les vingt-cinq vies de Sandra Bullot – Colas Gutman

5 Mars 2013, 11:27am

Publié par Laure

25-vies-de-Sandra-Bullot.jpgPour être décapant, ce roman ado l’est à la puissance dix ! Complètement barré, inattendu, non politiquement correct, drôle, et finalement touchant car derrière ce clown de Sandra qui se cache derrière l’humour, il y a une ado de seize ans qui se cherche et ne s’aime pas beaucoup…

Elle est drôlement entourée Sandra, une mère actrice surnommée Catherine Deneuve et qui n’est pas fichue de retenir la seule phrase qu’elle doit prononcer dans un téléfilm débile, un père dépressif qui passe ses journées au lit à manger des chips et à échanger des mails avec une Natacha833, un petit frère prénommé Ao (non ce n’est pas une marque de déodorant), une copine un peu trop douée au nom imprononçable (Désirée Rathanavana), un amoureux transi et anonyme qui se cache derrière le pseudo d’Endive au Jambon, ce plat que tout le monde déteste, etc… Ah non, elle n’a pas la vie facile Sandra. Alors elle s’en invente plein, du lombric à Sandra Bullock (puis Bullot) en passant par une vie de caniche royal, de fourmi neurasthénique, de gazelle rusée comme un renard, (etc. encore).

Ça déborde de jeux de mots, de langue qui fourche, d’(auto)critique et de réparties bien balancées, ça  ressemble à du grand n’importe quoi, mais ça a le mérite d’être frais, novateur, à contre courant, et pour cela séduisant. Une lecture d’une traite au cours de laquelle je me suis souvent demandé si j’adhérais ou pas, mais j’ai aimé être bousculée justement par ce récit hors norme, alors oui ! D’autant que tenir la longueur sur un tel rythme, c’était pas gagné non plus, et Colas Gutman y parvient haut la main.

 

Les avis de Sophie (et Fantasia) (avec de savoureux extraits) et Clarabel  

 

Du même auteur sur ce blog : Je ne sais pas dessiner, Journal d'un garçon, Les chaussettes de l'archiduchesse, L'enfant

 

L’école des loisirs, coll. Medium, septembre 2012, 160 pages, prix : 8,50 €

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Crédit photo couverture : © Marc Boutavant et l’école des loisirs.

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Les araignées du soir - Elsa Flageul

3 Mars 2013, 18:24pm

Publié par Laure

 

araignées du soirVictor a rencontré Véra quand il avait 12 ans, en classe de 6ème. Il est tombé amoureux d'elle immédiatement. Mais Véra va en aimer d'autres, et Victor reste patient, ami et confident. C'en est trop quand à 18 ans, elle lui confie sa liaison avec un homme marié qui a le double de son âge : Nigel.

Roman à quatre voix (enfin trois surtout, Nigel ne prenant que très peu la parole), le drame est reconstitué par les récits successifs de Victor, de Violette (l'épouse trompée), de Véra, l'amante, et de Nigel, l'écrivain marié. Ce n'est au final qu'une histoire banale d'adultère assortie d'un quatrième mousquetaire dans le rôle de l'amoureux transi, au geste vengeur décisif.

Je reste mitigée sur ce roman, s'il y a de très bons passages dans la dernière partie (le récit de Véra, la lettre de Violette), il y a eu aussi pour moi beaucoup d'ennui, de vide et de creux. Je ne dois d'être allée au bout qu'à la brièveté de l'ouvrage. L'enchâssement est bien construit, même si le procédé n'est pas très original, on pourra regretter que les 4 voix différentes aient toutes le même ton. On s'en expliquera par la mise en abyme en final du roman (l'écrivain...). Mouais. Forces et faiblesses se mêlent.

 

Et je sais que je suis pénible avec ça, mais quand je suis heurtée par la première phrase, j'ai tendance à faire ma difficile jusqu'au bout : « Ma rencontre avec Véra, je me souviens, j'ai douze ans. » Je me souviens ? Je m'en souviens ? On se souvient de quelque chose, on se rappelle quelque chose. La tournure revenant à chaque nouvelle partie suivante (voix de chaque personnage), on dira que c'est un gimmick volontaire. Certes la tournure transitive directe est acceptée, mais rare (donc ce n'est pas une faute), et sur le moment, elle m'a gênée :

"Note : Ce verbe est en principe transitif indirect (avec la préposition de ou le pronom indirect inversé en), contrairement à se rappeler qui est en principe transitif direct.

  • Toutefois, des utilisations transitives directes sont parfois relevées, pour se souvenir quelque chose lorsque l’objet du souvenir dans le passé est resté agréable ou lorsque le narrateur exprime de la nostalgie ou un espoir ; cela reste dans un registre plutôt soutenu, et ce registre peut être renforcé par la forme impersonnelle. L’objet du souvenir doit alors être cité mais ne peut pas être représenté par un simple pronom ; le verbe devient synonyme de revenir (employé de façon figurée, mais lui aussi dans sa forme impersonnelle et transitive directe). Il me souvient mes anciennes amours."

(source : http://fr.wiktionary.org/wiki/se_souvenir)
Que penser alors de ces phrases, page 120 : « Et moi Véra, qui aie cette peur-là, qui aie cette honte-là, ce jour-là je suis si émue par cette fraternité impromptue entre nous que je prends la décision de l'embrasser. » Que vient faire ce subjonctif présent « aie » ? un indicatif « ai » aurait convenu, non ? Si je remplace par l'auxiliaire être ou par un pluriel, ça ne fonctionne pas : « Et moi Véra, qui sois … non, qui suis ! »
p. 135 : « en face on s'impatiente, sont-ils nul ceux-là, (…) ne sont-ils pas mous... » On peut mettre un S à nul, non ?
Alors oui, je sais bien qu'aujourd'hui tout le monde s'en moque, que ce n'est pas cela l'important, que c'est la qualité de l'histoire qui compte, blablabla, que de toute façon dans dix ans plus grand monde ne lira et qu'aujourd'hui déjà les mômes ne savent pas écrire en sortant de 6ème, alors « aquoibon » être casse-pieds avec l'orthographe et la grammaire hein... Je ne sais pas, question de rigueur et de sérieux conféré à l'image de la maison peut-être. Mais 18 euros un ouvrage imprimé en caractères taille 14 (à vue de nez), avec plein de pages blanches, dans une grande maison parisienne qui devrait avoir les moyens de payer des correcteurs, hum...
Je sais, l'éditeur et d'autres viendront hurler que ça peut arriver, qu'il faut être tolérant, …. Allez-y, hurlez, j'ai le dos large. (Et comment font les maisons qui publient encore sans faute ?)
Tiens d'ailleurs, rien à voir mais je ne réalise qu'à l'instant que la page de garde manque sur ce titre que j'ai acheté d'occasion sur le net, le livre s'ouvre direct sur la page de titre. C'est propre, la découpe a été bien faite, je ne l'avais pas remarquée. Encore un SP dédicacé revendu ? (sans que bien sûr ce soit précisé dans la description, car autant je trouve normal de racheter d'occasion un livre à quelqu'un qui l'a payé, autant ça me choque de le faire auprès de quelqu'un qui ne l'a pas payé, et qui gruge son acheteur)
Il y a quelques semaines, chez un libraire d'occasion, j'ai posé la question : il n'y a que moi que ça gêne de trouver dans vos bacs des exemplaires estampillés sur la tranche haute « exemplaire gratuit, ne peut être vendu » mais étiquetés d'un prix à 10 euros sur leur couverture ? Oui, apparemment il n'y a que moi que ça gêne car ils y sont toujours. Mais c'est un autre débat.
Je vais le mettre en don à la bibli, où il séduira je l'espère d'autres lecteurs.

 

Julliard, janvier 2013, 171 pages, prix : 18 €

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Crédit photo couverture : © éd. Julliard

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Je rachète ou pas ? (les cosmétiques du mois # 02-2013)

28 Février 2013, 19:21pm

Publié par Laure

Bilan cosmétique du mois de février, sur les produits que j'ai terminés : alors je rachète, ou pas ?

(comment cela je me suis gourée de blog ? Oui, peut-être)

 

Produits terminés février 2013

5 produits terminés ce mois-ci, avec des résultats mitigés...

 

deo spray lidlDéospray Baume 48h, Cien (Lidl), prix : je ne sais plus mais trois fois rien.

Je le trouvais plutôt sympa pour le prix, efficace, odeur neutre et pas trop forte, jusqu'à ce qu'un beau jour je me retrouve avec une grande brûlure sur la peau, façon méga coup de soleil. En plein hiver et sous les aisselles, hum... A part le déo, je ne vois pas ce qui aurait pu me causer cela ! Biafine pour réparer, fini épisodiquement longtemps après (en alternance avec un produit plus sûr) mais non, je ne rachèterai pas, mieux vaux être prudente !

 

Douche soin dove hiverDouche soin hiver Dove, « Winterpflege » acheté … en Allemagne, au DM de Kehl, prix : autour de 2 €, en tout cas nettement moins cher qu'en France, j'avais donc fait des stocks lors de mon passage.

Edition limitée, je ne retrouverai donc pas le même;-) Je l'aurais volontiers racheté, même si côté parfum et texture, j'ai préféré « mon soin cocooning » du mois dernier.

Ce soin douche d'hiver est plus neutre, et moins huileux, mais comme avec les produits Dove en général (pour mon expérience jusqu'à maintenant), il fait bien le job, pour un prix très raisonnable.

 

soin corps Etat Pur B60Soin modelant raffermissant corps, B60, Etat pur, prix : 16,20 €

J'aime beaucoup la démarche Etat pur et si je suis plutôt satisfaite de leurs actifs purs en petits flacons pour le visage, je suis déçue par ce soin corps. Texture très liquide, il s'étale très bien et pénètre très vite. Mais côté modelant raffermissant, aucun résultat, donc ça en fait un produit un peu cher, même s'il a un bon effet hydratant. D'autant qu'il ne dure pas très longtemps (150 ml seulement). Comme on ne lui demande pas seulement d'hydrater  : non je ne rachèterai pas.

 

Soin buste SAMPARCrème Bustier Satin, Sampar, 50 ml, prix indicatif : 65,90 €, acheté 15 € sur vente-privée (soldaient une ancienne formule peut-être?) Mais même à ce prix ultra privilégié, je suis très très déçue pour un produit de cette hauteur de gamme. Gros flacon rond sur le dessus duquel il faut pousser pour délivrer une dose de crème, texture assez riche mais qui pénètre bien, mais aucun autre résultat qu'un soin hydratant basique : à ce prix-là, il est clair que non, je ne risque pas de le racheter, même « soldé ».

(Pas de chance avec cette marque, j'avais déjà été très déçue par leur lait démaquillant

 

creme soin bio visage jonzacSoin léger Jeunesse immédiate, Sublimactive, eau thermale Jonzac, 40 ml, prix : 25,20 €. Reçu en test via le site beauté-test, excellente surprise que ce soin visage ! Peut-être une texture un poil trop riche pour moi (mais en hiver c'est OK), j'ai aimé : le principe du tube avec pompe airless scellée, le parfum neutre et léger, c'est une très bonne base de maquillage et un bon hydratant, même si pour l'effet jeunesse, il est difficile de se prononcer ! Cosmétique bio en plus, je n'étais pas spécialement sensible à cet argument, mais le test du produit m'a convaincue. Il existe en texture plus riche, et pour ma part je le rachèterais les yeux fermés s'il existait dans une formule juste un peu plus fluide, car cette formule-là peut me convenir en hiver, mais pas en été.

 

Un seul vrai coup de cœur pour ce mois donc, et une fidélité aux produits Dove qui semble bien partie....

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Une fille, qui danse - Julian Barnes

28 Février 2013, 16:08pm

Publié par Laure

Traduit de l’anglais par Jean-Pierre Aoustin

 

une-fille-qui-danse.jpgJe n’avais jamais lu Julian Barnes, j’ai abordé celui-ci sur la foi d’un bon bouche-à-oreille, sans rien savoir de l’histoire, ni lire la 4ème de couverture (ce que je ne fais d'ordinaire jamais et qui de toute façon, en numérique, est bien cachée au fond du fichier ^^), et bien m’en a pris, j’ai trouvé là avec certitude mon premier très bon roman de l’année 2013.

J’y ai tout aimé, l’écriture, l’histoire, les personnages intrigants pour certains, ambitieux, la construction, les pièces du puzzle qui s’emboîtent les unes après les autres, et une fois la dernière page tournée, les premières phrases anodines de la première page qui font pleinement sens. Aucun détail gratuit, Julian Barnes est un virtuose.

Sur le contenu de l’histoire, eh bien je crois qu’on l’apprécie vraiment en le découvrant vierge de tout résumé, faites simplement confiance au bouche-à-oreille qui poursuit son chemin.

 

Facile, me direz-vous. "Elle s'est pas foulée". Peut-être. Mais le plaisir n’en est que meilleur. Lisez-le !

 

Mercure de France, février 2013 (1er DL nov. 2012), 192 pages, prix : 19 €

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Crédit photo couverture : © éd. Mercure de France

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La patiente - Jean-Philippe Mégnin

23 Février 2013, 17:29pm

Publié par Laure

 

la-patiente-megnin.jpgCamille D. , 32 ans, célibataire, directrice de collection chez un éditeur, se présente pour la première fois au cabinet de Vincent, gynécologue. Dès le premier regard dans la salle d'attente, il est frappé par un sentiment naissant d'insécurité, d'atmosphère pesante. Il lui confirme son début de grossesse.

P.17 : « Elle était presque absente de ce qui lui arrivait.

C'est pendant que l'aiguille descendait sur le cadran qu'elle m'a posé LA question.

- Gynécologue, c'est un choix professionnel un peu étrange, pour un homosexuel, non ? »

Le ton est donné, l'engrenage est lancé lorsque la patiente précise, en montrant la photo encadrée sur le bureau du médecin : « C'est David qui me l'a dit »

Malgré l'élégance du propos, et la justesse de l'ensemble, l'intrigue est immédiatement transparente, cousue de fil blanc, le trio qu'on comprend sans peine dès cette phrase de la page 19, la narration qui suit la trame attendue, jusque dans tous les clichés de Paris-Rive-Gauche-weeks-ends-en-Bretagne. Alors oui, une phrase choc vers les ¾ du livre vient retourner la situation, un peu à la façon de David Vann dans Sukkwan Island, vous savez le truc horrible que vous n'aviez pas vu venir et qui vous donne des frissons dans le dos, alors oui le roman n'est plus pareil, questionne davantage, interpelle, mais voilà, il ne reste plus guère qu'une quarantaine de pages avant la fin. Ça ne suffit pas après ¾ de roman sans surprise. Dommage, critiques élogieuses sur les blogs et engouement d'émissions littéraires, je partais confiante, en suis sortie assez déçue.

A moins de n'en retenir vraiment que les quarante dernières pages sur la réflexion de ce qui fait vraiment la filiation (liens du sang ou parents de substitution) et des autres sujets qui en découlent et que je ne veux pas dévoiler pour ne pas vous gâcher la découverte non plus, l'ensemble souffre pour ma part d'une trop grande partie bien huilée mais si convenue, même si c'est elle qui induit si bien en erreur.

On s'interrogera sur la manipulation (du personnage, du lecteur), on regrettera que ce fameux ressort intervienne si tard et si près de la fin.

 

Le Dilettante, septembre 2012, 157 pages, prix : 15 €

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Crédit photo couverture : © Marilou Laure et éd. Le Dilettante

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