Les jardins d'Hélène
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Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi ? – Thierry Lenain, ill. de Delphine Durand

17 Avril 2015, 13:18pm

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Publié par Laure

Il ne s’agit pas d’un nouvel opus, mais d’une réédition du 1er volume des Mademoiselle Zazie. Indémodable et toujours aussi salutaire, sur les différences garçons-filles et les préjugés.

 

J’ignore la motivation réelle de l’éditeur (qui dit simplement sur sa page : « accessible aux plus petits dans une version album ! »), je suis sceptique sur l’argument (le texte étant strictement le même, ça ne change rien au fait d’être plus jeune ou vieux c’est juste une histoire de collection qui n’est pas identifiée « premières lectures » et qui de fait est aussi vendue deux fois plus chère. Moi je dis surtout que pour ceux qui ne connaissaient pas, ou pour ceux qui voudraient faire un chouette cadeau à un goûter d’anniversaire, c’est une très bonne idée, ce grand format qui redonne toute leur place aux belles illustrations de Delphine Durand.

 

Et c’est parce que Mademoiselle Zazie se comporte comme un garçon manqué qu’elle séduit Max, qui n’en est pas moins ému par sa découverte : les « sans-zizi » sont en fait des « avec zézette », et ça change tout ! Un chouette album pour aborder avec humour les premières questions de sexualité, et d’égalité garçon /fille.

 

Cri de joie de ma petite dernière de 14 ans (oui quand même) : Oh, Mademoiselle Zazie ! mais on l’a déjà ! Et de filer chercher le format petit roman pour voir si c’est bien le même. D’ailleurs on les a tous. (Pourtant déjà hérités de ses aînés). Génération Zazie, j’vous dis !

 

Feuilleter l'album : ici

 

D'autres Mademoiselle Zazie dans ces jardins :

Mademoiselle Zazie a des gros nénés

Mademoiselle Zazie déteste la maîtresse

(pour les textes de Thierry Lenain et les illustrations de Delphine Durand)

 

 

Nathan, avril 2015, prix : 10 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Delphine Durand et éd. Nathan

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Sam et Tom, l’incroyable aventure – Mac Barnett et Jon Klassen (ill.)

15 Avril 2015, 08:58am

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Publié par Laure

Adaptation française de Jacqueline Odin.

 

Sous le regard bienveillant du chat de la maison, Sam et Tom partent creuser un trou, armés de pelles et accompagnés d’un chien. « Quand arrêterons-nous de creuser ? demanda Sam. – On est en mission, répondit Tom. On creusera tant qu’on n’aura pas trouvé quelque chose de spectaculaire ». Alors ils creusent, ils creusent… Par un plan en coupe, le lecteur voit les énormes pierres précieuses, et nos deux héros passer toujours à côté. Ils ont beau changer de direction, se séparer, la malchance est au rendez-vous. Le lecteur lui, s’amuse, car il assiste impuissant à la fatigue vaine des deux héros, et observe le chien qui lui, a du flair mais ne convainc pas ses maitres. Jusqu’à la chute… spectaculaire. Où tout se ressemble à quelques détails près…

 

Depuis Je veux mon chapeau, je suis fan du travail de Jon Klassen.

Dans Sam et Tom, la surprise, l’humour (absurde) sont au rendez-vous. C’est en tombant sur un os que l’aventure bascule…. (eh oui !) et que le spectaculaire n’est pas forcément où on l’attendait. Faites confiance aux enfants (ici à partir de 4/5 ans) pour être de fins observateurs de ce qui se déroule dans l’illustration, la magie est aussi dans l’interaction livre/lecteur, et ne soyez pas surpris si ensuite ils dessinent des labyrinthes et des trésors cachés ;-)

 

 

Milan, septembre 2014, prix : 13.90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Jon Klassen et éd. Milan

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Le grand méchant renard – Benjamin Renner

7 Avril 2015, 15:34pm

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Publié par Laure

Au dessin et au scénario, un seul homme : Benjamin Renner. Au final : une BD à dévorer le sourire aux lèvres à tous les âges, le bouquin familial par excellence qui passe de main en main et plait à tous.

 

Un grand méchant renard, en réalité naïf et maladroit, tente d’aller chaque jour ou presque manger des poules à la ferme voisine. Il échoue systématiquement, à tel point que le cochon et le lapin l’ont pris en pitié et lui offrent un panier de navets à chaque fois, afin qu’il ne meure pas de faim. Le loup, bien plus malin, lui conseille d’aller voler les œufs, de revenir les couver, pour n’avoir plus qu’à croquer enfin les délicieux poussins (en partageant avec lui bien sûr !). Mais notre « sociopathe roux » va devenir bien malgré lui un papa poule complètement gaga.

 

Un scénario aux petits oignons, des dialogues enlevés et savoureux, éclats de rires garantis, un dessin tout aussi plaisant, fait de petites vignettes sans cases, tout fonctionne à merveille dans cet album. J'ai adoré !

Et les parents d’une fratrie nombreuse ne manqueront pas d’y voir quelques unes de leurs pensées secrètes…

 

Delcourt, coll. Shampooing, janvier 2015, 192 pages, prix : 16,95 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Benjamin Renner et éd. Delcourt

 

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Ne chatouille jamais un tigre ! – Pamela Butchart (ill. de Marc Boutavant)

2 Avril 2015, 09:36am

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Publié par Laure

Ne chatouille jamais un tigre ! – Pamela Butchart (ill. de  Marc Boutavant)

Zélie est une petite fille remuante, toujours à sauter et courir partout. Quand arrive la sortie scolaire au zoo, sa maîtresse ne cesse de la reprendre, et lui ordonne de ne surtout jamais chatouiller le tigre. Bien évidemment notre ressort sur pattes n’aura de cesse d’aller vérifier par elle-même : une scène en cascade se déroule sur 2 doubles pages qui s’ouvrent en volets pour offrir un grand panorama : superbe !

 

On apprend de ses erreurs n’est-ce pas ? Et il vaut toujours mieux tester par soi-même… Mais Zélie aura la solution au cataclysme déclenché, … jusqu’à la prochaine bêtise, comme le laisse entendre la chute…

 

A dévorer pour l’impertinence amusante de l’histoire, jouer à se faire peur (les autres enfants de la classe sont si sages et obéissants !), et bien sûr pour les illustrations colorées et expressives de Marc Boutavant.

J’ai aimé le clin d’œil à Chien pourri qui apparaît dans l’illustration, l’agencement du texte dans les dessins, et les pages liminaires très graphiques qui disent beaucoup à elles-seules et qu’on pense rarement à regarder…

 

Une énergie explosive !

 

 

Nathan, mars 2015, 32 pages + 2 grands volets, prix : 14.90 €

Étoiles :

Crédit photo couverture : © Marc Boutavant et éd. Nathan.

Ne chatouille jamais un tigre ! – Pamela Butchart (ill. de  Marc Boutavant)Ne chatouille jamais un tigre ! – Pamela Butchart (ill. de  Marc Boutavant)
Ne chatouille jamais un tigre ! – Pamela Butchart (ill. de  Marc Boutavant)Ne chatouille jamais un tigre ! – Pamela Butchart (ill. de  Marc Boutavant)

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Mars 2015 en couvertures ...

1 Avril 2015, 07:39am

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Publié par Laure

En mars j'ai lu :

(l'image est cliquable et renvoie vers mon billet quand il y en a un)

 

 

En mars j'ai écouté :

 

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Nous parlions d’amour de peur de nous parler d’autre chose – Édouard Moradpour

25 Mars 2015, 08:02am

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Publié par Laure

Julien Verbais-Mayer est un riche avocat d’affaires parisien, pas vraiment heureux en couple. Éléonore Soleure est une violoniste de talent dans un orchestre symphonique, malheureuse en amour également. Le roman s’ouvre sur l’appel de Julien à une association suisse, Respectus, qui accompagne par le suicide assisté les gens dans leur dernière volonté. Rendez-vous est pris, précédé de 3 jours de réflexion obligatoires.

 

Par un retour en arrière le lecteur découvre le parcours professionnel et surtout amoureux de Julien, son rapport avec sa mère et son propre Alzheimer précoce qui l’a conduit à cette décision. En parallèle évolue Éléonore, qui elle aussi va tomber malade en pleine quarantaine et prendre la même décision irrévocable que Julien.

C’est à l’hôtel, 3 jours avant le rendez-vous, qu’ils vont se rencontrer et tomber amoureux. Changeront-ils d’avis ?

 

J’ai bien aimé la première partie du roman, qui décrit avec justesse le rapport du fils à sa mère malade, les deux personnages principaux en désaccord avec la vie amoureuse qu’ils mènent, leur univers professionnel, et la découverte de leurs maladies respectives est conduite par le suspense du récit chronologique. Jusque-là tout est plutôt bien vu.

 

Malheureusement dès lors que l’on en arrive à l’euthanasie choisie, ça ne fonctionne plus guère. Le sujet est à vrai dire éludé, à peine esquissé, les deux héros sont à nouveau curieusement bien en forme ou presque, pas si souffrants que cela, ou à deux ça n’est plus insurmontable. On discutera donc de la légèreté du postulat premier.

 

Au final c’est avant tout une (belle) histoire d’amour qui, malgré quelques derniers ressorts narratifs ajoutant du piquant, ne laisse aucun doute sur la fin heureuse immédiate. Le sujet de société grave et intéressant qu’est l’euthanasie n’est ici qu’un prétexte, un peu trop détourné du sérieux qu’il nécessiterait. Si l’on peut comprendre l’intention de l’auteur, il est dommage que cette partie-là soit beaucoup trop évasive et peu crédible alors qu’elle aurait mérité tout l’intérêt.

 

A lire surtout si vous aimez les histoires d’amour dramatiques où l’espoir est permis.

 

Pour un roman sur le suicide assisté en fin de vie, choisissez plutôt Pierre Béguin, avec Vous ne connaitrez ni le jour ni l’heure (éd. Philippe Rey)

 

Le titre, quant à lui, est tiré d’Adolphe, de Benjamin Constant, mis en exergue : « Nous parlions d’amour ; mais nous parlions d’amour de peur de nous parler d’autre chose. »

 

Michalon, mars 2015, 269 pages, prix : 18 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Jacques Palut – Fotolia.com / éd. Michalon

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Mes petites histoires Montessori – éd. Nathan

24 Mars 2015, 13:50pm

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Publié par Laure

Mes petites histoires Montessori – éd. Nathan

2 petites histoires dans une nouvelle collection dont il ressort avant toute chose qu’on est dans la pédagogie Montessori. Bien avant les noms de l’auteur et de l’illustratrice, bien avant même le titre du livre, ce que l’on voit, en gros, en gras et en couleurs, c’est Montessori.

Au moins le message est clair (encore faut-il savoir qui est Montessori, si je faisais un sondage comme ça au pied levé parmi les mères de famille qui fréquentent la bibliothèque, je ne suis pas certaine d’avoir une réponse à chaque fois).

 

Cette collection cible donc les parents avant de cibler les enfants, et une certaine catégorie de parents plutôt que tous. C’est sans doute ce qui me gêne un peu ….

 

Les albums, écrits par Ève Hermann (spécialiste de Montessori et présidente de l’association EMA – Enseignement Montessori Aujourd’hui) et illustrés par Roberta Rocchi sont des histoires courtes et simples, au dessin simple et clair, le texte est très court, dans une jolie calligraphie « en attaché » très scolaire.

 

Dans Emy et les tournesols, la petite fille cueille un tournesol qui perd très vite tous ses pétales (sérieusement, vous avez déjà cueilli un tournesol dans un champ ? la plupart du temps, la tige est tellement dure qu’il vous faut un couteau ou un sécateur, bref…) Emy cueille un tournesol et est toute triste de voir qu’il perd tous ses pétales quand elle joue avec. Arrive Liv (dont on ne sait pas vraiment si c’est son amie ou sa grande sœur) qui lui apprend qu’en plantant les graines, elle pourra avoir de beaux tournesols. Une double page à la fin propose des expériences (ici planter des graines et observer la germination).

 

Dans On range !, après avoir joué toute la journée, Liv et Emy doivent ranger (« il faut ranger », est-ce leur décision, elles le savent, le pensent, le doivent ?) Emy a vite fait de tout cacher sous la couette. Il reste donc du temps pour jouer à la poupée. Mais avec le rangement vite fait, impossible de retrouver la deuxième chaussure de la poupée. Les fillettes entreprennent de ranger à nouveau, chacune avec ses propres critères. Une belle façon de parler de la notion de tri, et de l’utilité du rangement.

La dernière double page propose un jeu autour des couleurs.

 

J’aime beaucoup les illustrations claires et simplement coloriées, un peu à l’ancienne.

Je suis plus mitigée sur le message ou la notion trop pédagogique (même si elle est basée sur le principe de l’éducation Montessori, où le pédagogue est en retrait et où l’enfant expérimente par lui-même), ces albums répondent-ils à une vague de besoin d’une autre éducation ?

 

 

Nathan, mars 2015, 32 pages chacun, prix : 6.95 € chaque.

Etoiles :

Crédit photo couvertures : © Roberta Rocchi et éd. Nathan

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Ne t’arrête pas – Michelle Gagnon

21 Mars 2015, 14:03pm

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Publié par Laure

1er volume de la trilogie Expérience Noa Torson

 

Traduit de l’américain par Julien Chèvre

 

Noa Torson, 16 ans, est une hackeuse de talent, mais très solitaire. Lorsqu’elle se réveille sur une table d’opération avec une grande cicatrice au milieu de la poitrine, dans une pièce qui ressemble plus à un entrepôt qu’à un bloc opératoire d’hôpital, et sans aucun souvenir de ce qui a précédé, elle s’enfuit. Mais elle est aussitôt poursuivie par des sbires qui ne cherchent qu’à la rattraper au plus vite. Dès lors commence pour Noa une fuite dangereuse où il en va de sa vie. En parallèle, un autre brillant hackeur de son âge, Peter, voit débarquer des individus au domicile de ses parents, qui lui volent son ordinateur.

 

Bien évidemment les deux affaires vont se mêler, sur fond d’hacktivisme (oui cette orthographe est volontaire) et de manipulations génétiques, dans une traque haletante qui happe le lecteur tout du long, il faut bien l’avouer.

 

Thriller efficace, ce premier tome ne connait pas de temps mort, la tension est omniprésente et quand enfin les raisons de l’opération de Noa s’éclaircissent, c’est la fin du volume… Autant dire que le tome 2 est très attendu !

 

(à partir de 13/14 ans)

 

Nathan, février 2015, 398 pages, prix : 16,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Nathan

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La coloc - Jean-Philippe Blondel

14 Mars 2015, 18:32pm

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Publié par Laure

 

 

Une présentation de l'éditeur pour savoir de quoi ça cause (après deux compte-rendus de réunions de quatre pages chacun et des articles professionnels, je suis un peu fainéante en résumé) :

 

« Les parents de Romain ont hérité d'un grand appartement situé dans la ville de son lycée. Ils hésitent à le vendre ou le louer. L'adolescent y voit un coup de pouce du destin : et si c'est lui qui l'habitait, moyen d'en finir avec les longs trajets en car entre le domicile familial et son bahut ? ! Les parents se laissent convaincre et il faut alors trouver deux autres co-locataires. Une année pleine de changements s'ouvre pour Romain, entre émancipation, amitié et contraintes de la vie en communauté. »

 

Ce roman a une saveur (et une valeur) particulières pour moi. J'en connais l'existence depuis 18 mois environ, tout comme je savais qu'il serait dédicacé à mon JB … L'auteur m'avait donc prévenue : celui-ci, tu ne pourras pas le chroniquer, tu ne serais pas objective !

 

 

C'est donc en tant que maman d'un ado en coloc que je l'ai lu (enfin l'ado est aujourd'hui un jeune adulte qui ne vit plus en coloc - ce fichu délai entre temps d'écriture et temps de publication - mais qui envisage de remettre ça l'an prochain, pourquoi pas)...

 

J'ai passé la première moitié à le parsemer de post-it et à éclater de rire. J'ai aimé ces 3 ados différents mais à la personnalité plus complexe qu'il n'y paraît. Jean-Philippe Blondel sait observer les jeunes qui l'entourent et mettre en fiction leur quotidien, sans oublier de garder un œil sur les parents au passage, et les bouleversements qui s'ensuivent.

 

C'est un roman d'apprentissage (de la vie en communauté, de la vie tout court, du passage de l'adolescence à l'âge adulte), un roman de vie au goût réaliste qui s'attache à dénouer les sentiments intérieurs, ce tourbillon intime que l'auteur sait si bien décrire.

 

La seconde moitié m'a semblé plus convenue, m'a moins intéressée dès lors qu'il s'est agi de trio amoureux, mais je ne suis pas le cœur de cible de la collection (qui s'adresse aux ados je le rappelle), les amours adolescentes ne m'ont pas vraiment touchée... J'ai aimé le parcours accompli par Romain en un an de coloc, et le positif qui en ressort toujours.

 

Constance, la petite sœur de JB, voulait savoir s'il y avait l'histoire du poulet dans le roman : ceux qui me suivent sur Facebook se souviennent peut-être de l'épisode, mon grand m'avait appelée au bureau un samedi matin, j'étais au prêt en train d'enregistrer les retours et les emprunts des lecteurs, et lui était dans un rayon de Carrefour à 200 km avec ses potes : « le poulet, je prends un blanc, un jaune ou un noir ? Et je peux le cuire dans un sac ? » J'avais éclaté de rire, lui avais donné ma préférence en matière de couleur de poulet, et avais mis quelques secondes à comprendre qu'il parlait des sachets cuisson en papillote au four... Ce n'était pas le moment – je travaillais – mais j'avais fondu à l'idée que mon grand dadais ait encore besoin de sa maman pour choisir sa pitance...

 

p. 85 : « Je m'étais mis à préparer les repas, parfois. Rémi était occupé par Maxime, il fallait bien que quelqu'un s'y colle. Je me disais que puisque Rémi y parvenait sans effort, ça ne devait pas être trop compliqué. Ça a été plus difficile que prévu. La première fois, je m'étais mis en tête de cuisiner des morceaux de poulet en papillote – sur la notice, au dos du paquet, cela semblait simple comme un jeu d'enfant. J'ai mal refermé les papillotes. Résultat, le four était bon à nettoyer de fond en comble et le poulet trop cuit. »

 

Mon JB m'avait juste renvoyé un texto pour me dire que le poulet était extra et le four nickel.

D'ailleurs, pour ses 19 ans, je m'étais moquée de lui en lui offrant l'intégrale des papillotes Maggi.

 

Et à l'heure où je tentais de répondre à cette question d'élèves de 4ème : « mais madame, ça sert à quoi de lire ? Pff ! », j'ai aimé ce passage :

« p.17 : C'était mon choix, le littéraire – un choix qui a laissé cois mes parents, qui ne voyaient pas de qui je pouvais tenir cet intérêt pour les livres, le cinéma, la musique. Pourtant, c'est simple. La culture pour moi, c'est de l'évasion. Quand je me plonge dans un livre, dans un film ou dans un morceau, je ne suis plus loin, je n'habite plus loin de tout – je suis parisien, londonien, new-yorkais, indien – et mon existence est pleine de péripéties, de retournements, de délires, de peines, de joies immenses. Tout ce que je ne connaissais pas l'an dernier. Tout ce que j'ai expérimenté cette année. Tout ce qui peuple maintenant les romans que j'avale, les films que je regarde et les notes qui résonnent dans mon casque. Ma vie se déploie et prend de l'ampleur. Et je n'en reviens pas. »

 

Et ce passage qui m'a définitivement fait basculer dans le clan des vieux :

p. 34 : « -Qu'est-ce que tu en dirais, Hélène ?

Hélène force un sourire et répond :

- Oui, pourquoi pas, ce pourrait être marrant.

Marrant. Maxime a relevé la tête en même temps que moi. Nos regards se sont croisés. Nous avons souri de concert. Personne n'utilise plus le terme « marrant » depuis une décennie."

 

Je n'ose plus dire marrant.

 

Pourtant, ils m'en ont fait voir les deux lascars, le soir où ils m'ont pourri le livre d'or d'une expo, et où ils n'ont pas été capables d'être sages deux minutes. J'en souris encore tendrement. Elle était vraiment moche étonnante l'expo. Ils ont osé, eux.

La coloc - Jean-Philippe BlondelLa coloc - Jean-Philippe Blondel

JBA et JPB sont officiellement devenus Grands Copains des Zarts le 08 février 2010.

 

Actes Sud Junior, mars 2015, 145 pages, prix : 12,50 €

Crédit photo couverture : © Benjamin Taguemont et éd. Actes Sud junior

 

 

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Tous à la piscine ! / Quel temps fait-il ? – Kididoc 2-4 ans

13 Mars 2015, 10:30am

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Publié par Laure

Tous à la piscine ! / Quel temps fait-il ? – Kididoc 2-4 ans

Les Kididoc sont un vrai problème en bibliothèque publique. Enfin dans la mienne en tout cas. Les enfants les adorent, les parents aussi d’ailleurs (parce que ça plait à leurs enfants) mais ces albums documentaires animés reviennent systématiquement détruits, petites mains trop pressées, parents inattentifs ou qui s’en moquent éperdument (ce n’est pas grave c’est le livre de la bibliothèque.) Et bien sûr, si vous vous permettez une remarque au retour du document, le parent vous rétorquera toujours que ce n’est pas lui, il l’a emprunté comme ça. Ben voyons. Comme si on ne regardait jamais l’état de nos documents et comme si notre logiciel ne nous disait pas que pas de chance, vous êtes le tout 1er emprunteur depuis l’acquisition du livre en question...

 

Bref, tout ça pour dire que c’est dommage, ils sont souvent top ces premiers docs !

 

Une version pour les tout-petits (2-4 ans) existe depuis quelque temps

 

Voici les 16ème et 17ème titres de la collection, 2 titres tout simples, la piscine, et la météo. Des couleurs vives, des mots sur un imagier, des textes ultra courts sous des volets cartonnés qui ont l’air costaud, des tirettes à faire glisser (ça, ça ne résiste jamais) et des roues à tourner pour quelques animations, et quelques matières à toucher : bonnets de bain rembourrés et cirés plastifiés sur les couvertures, la serviette de bain en éponge, le bonhomme de neige…. Pas de doute, ce sont de bons basiques des familles (et en bibliothèque, le pari est désormais : après combien de prêts on les jette : 2 ou 20 ? au-delà, on n’y songe même pas.)

 

Illustrations de Mélisande Luthringer pour Quel temps fait-il ? et de Marion Piffaretti pour Tous à la piscine !

 

Nathan, mars 2015, 12 pages cartonnées et animées, prix : 9,90 € chaque.

Etoiles :

Crédit photo couverture : illustratrices citées plus haut et éd. Nathan.

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