Les jardins d'Hélène

Hercule, attention travaux ! – Emmanuel Trédez, ill. de Robin

21 Décembre 2012, 10:08am

Publié par Laure

hercule attention travauxHercule, neuf ans, arrive dans une nouvelle école suite au déménagement de ses parents pour raisons professionnelles. A chaque fois c’est pareil : tout le monde se moque de son prénom : Hercule, ridicule ! Ses parents lui expliquent l’origine de son prénom et lui donnent un livre sur les douze travaux d’Hercule, demi-dieu de la mythologie romaine. Lui qui n’aime pas lire (à part des BD) trouve le livre passionnant.

Mais pour être accepté dans la bande des Alligators, il va devoir affronter et réussir un certain nombre d’épreuves. Et s’il renouvelait les douze travaux d’Hercule adaptés au goût du jour ?

L’histoire permet donc de se remémorer (ou de découvrir) brièvement ces douze travaux et l’application toute moderne qu’en ont trouvé les enfants de la bande. Hercule se prête au jeu tant il est désireux de faire partie du clan.

Une fois compris le principe (et l’on se doute que le jeune Hercule réussira), le lecteur adulte s’ennuiera probablement un peu, mais rappelons que le roman s’adresse à des enfants (à partir de 8/9 ans) qui seront peut-être ravis de découvrir les bêtises et autres interdits bravés par cette troupe de jeunes garçons.

Les dessins de Robin rythment bien le texte (imprimé en assez gros  caractères) et m’ont rappelé ceux de Serge Bloch des Max et Lili.

Cette lecture gagnera sans doute à être enrichie par celle des vrais travaux d’Hercule, dont il existe un certain nombre de versions pour la jeunesse. Hercule, attention travaux ! peut se révéler un sympathique roman passerelle pour attiser la curiosité des plus jeunes ?

 

 

 

Nathan, août 2012, 153 pages, prix : 4,95 €

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Crédit photo couverture : © Robin et éd. Nathan

 

Ce titre fait partie de la sélection des Embouquineurs 2013 pour les classes de CE2, avec les 4 autres titres suivants :

 

le bal des sorcières  lulu et le brontosaure  tiens bon tico  tresor de m ziane

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Le trésor de M. Ziane – Jean-Michel Payet, ill. par Mélanie Allag

20 Décembre 2012, 18:02pm

Publié par Laure

Ce titre est le 1er d’une série : Les enquêtes de Scarlett et Watson

 

tresor-de-m-ziane.jpgScarlett, onze ans, en classe de sixième, trouve toujours un prétexte pour mener une enquête. Alors qu’elle prépare un gâteau au chocolat pour l’anniversaire de sa mère qui rentre tard du travail, elle remarque qu’il lui manque un œuf. Va-t-elle monter au studio de sa sœur Garance, vingt ans, qui habite deux étages au-dessus et écrit des romans policiers (avec un héros qui s’appelle Earl Grey) ? Non sa sœur n’a jamais rien dans son frigo, autant aller directement chez M. Ziane, l’épicier qui tient le magasin  « le pays du soleil ». Monsieur Ziane est contrarié car son précieux livre « le manuel de l’épicier » a disparu. Il l’avait encore le matin même lorsque ses trois amis, Auguste, Adrien et Joseph, lui ont rendu visite. Mais peut-il soupçonner ses amis ?

Scarlett va mener l’enquête avec son gros matou roux, Watson.

p. 13 : « Watson est fainéant, gourmand tendance glouton, relativement égoïste, franchement crâneur, mais c’est mon chat. Et je l’aime. Surtout depuis le jour où nous nous sommes rendu compte que nous avions le pouvoir de parler ensemble. »

Une lecture bien adaptée aux jeunes lecteurs de 8-9 ans (un vocabulaire simple, de tous les jours, frais et vif), avec une liste des indices résumés sous forme de post-it au début de chaque chapitre, et un cheminement qui déroule bien le fil de l’enquête policière. Au fil du texte, des petites notes renvoient aux illustrations : texte et dessins jouent la complémentarité jusque dans l’enquête.

Avec un peu de logique et de déduction (et un papier un crayon s’il le souhaite, à la manière des jeux sous forme de tableaux que l’on peut trouver dans les magazines : 3 suspects, 3 prénoms, des indices, oui / non, etc.) le lecteur pourra arriver à la même conclusion que Scarlett : le coupable est démasqué. C’est même un peu le principe : que le lecteur essaie de trouver lui-même la solution, avant Scarlett. Avec en prime, cerise sur le gâteau (au chocolat), une petite surprise finale.

 

Milan poche cadet polar, janvier 2012, 39 pages, prix : 5,50 €

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Crédit photo couverture : © Mélanie Allag et éd. Milan.

 

Fait partie de la sélection des Embouquineurs 2013 / classes de CE2 avec ces 4 autres titres :

 

lulu et le brontosaure  le-bal-des-sorcieres.jpg  tiens-bon-tico.jpg  hercule-attention-travaux.jpg

 

 

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Raymond : trop la honte ! – Romain Gadiou et Sébastien Tiquet (ill.)

14 Décembre 2012, 10:43am

Publié par Laure

raymond-trop-la-honte.jpgMes enfants ayant bien grandi, je ne suis plus très au courant des programmes de la chaîne Gulli, mais les demandes récurrentes des enfants de la bibli me permettent de rester à peu près informée .

 

Raymond est donc avant tout un personnage de série d’animation, mais son succès l’a promu au rang de l’écrit, et si je ne suis pas fan habituellement des adaptations papier qui ne sont en général que de purs dérivés marketing, j’ai découvert là un petit personnage qui a du caractère dans un ouvrage qui a tout pour plaire aux enfants.  A mi chemin entre le roman illustré et la BD (texte entremêlé de bulles et histoire se terminant toujours par une pleine page illustrée), ce premier recueil rassemble sept petites histoires autour du thème de la honte.

Quand on est un petit garçon roux à lunettes, les moqueries ne manquent pas à l’école. Et quand on vous pique vos lunettes dans les vestiaires de la piscine et qu’on vous tend à la place un slip de bain que vous mettez en lieu et place des lunettes, il y aurait de quoi en pleurer ; mais l’humour sauve de toutes les situations et Raymond lance bien malgré lui la mode du slip sur la tête, mode qui va faire fureur ! (et permettre quelques réflexions sur la moquerie, les phénomènes de masse qu’on suit comme des moutons, les photos envoyées sur facebook par les camarades, etc.)

Toutes les saynètes sont drôles, ont une longueur adaptée pour les jeunes lecteurs (à partir de 7 - 8 ans), c’est frais et enjoué : un succès mérité.

 

 

Nathan, juin 2012, 96 pages, prix : 9,90 €

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Crédit photo couverture : © Sébastien Tiquet et éd. Nathan

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La vie - Régis de Sa Moreira

12 Décembre 2012, 10:32am

Publié par Laure

la-vie-moreira.jpgJ’ai abordé ce livre sans rien en savoir, ni du contenu (il y a belle lurette que je ne lis plus les 4ème de couv.) ni de la particularité de sa forme, car je l’ai acheté en numérique, sans feuilleter d’éventuels extraits. Je l’ai acheté parce que j’avais déjà lu d’autres romans de cet auteur, et parce que cet éditeur a une politique de prix en numérique incitative, qui facilite l’achat impulsif. Parfois, c’est aussi bête que cela.

J’ai donc été surprise et un peu déroutée au premier abord quand j’ai découvert la forme de ce roman : une succession de paragraphes qui sont autant de personnages qui prennent la parole pour quelques lignes, une pensée, une anecdote, un fragment de vie.

J’ai trouvé l’idée audacieuse et intéressante. J’ai cru un temps qu’il fallait absolument que je ne perde pas le fil, le personnage suivant étant celui abordé par le paragraphe précédent, à la manière de nos jeux d’enfants, marabout-bout de ficelle- selle de cheval- cheval de course, etc. Et puis j’ai commencé à me demander si la boucle allait réellement se boucler, combien de temps ça allait durer (en fait ça pourrait ne jamais finir), et j’ai réalisé que c’était sympa, mais que je ne retenais strictement rien de ce que je lisais. Un beau soufflé qui s’effrondre aussi vite, ou presque. Je suis allée au bout par curiosité, j’ai aimé la fin (mais je n’en attendais pas moins, peut-être qu’une autre fin aurait été décevante, il se trouve là que la pirouette est bien trouvée), mais je me demande au final si le livre ne tient pas plus de l’exercice de style que du roman qui me semble un peu vain.

Intéressant pour l’effet de surprise, l’originalité de la forme, un peu décevant sur le contenu, qui tourne trop en rond.

 

Tiens, c’est amusant, en relisant mon commentaire de Mari et Femme en 2008, je réalise que je disais à peu de choses près … la même chose. Et en retrouvant un billet plus ancien encore, Le Libraire, daté de 2007, je me dis que finalement, cet auteur n’est peut-être pas pour moi !

 

Au diable vauvert, août 2012, 119 pages, prix : 15 € (4,99 € en numérique)

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Crédit photo couverture : éd. au diable vauvert

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Choisis quelque chose, mais dépêche-toi ! - Nadia Budde

5 Décembre 2012, 11:24am

Publié par Laure

(souvenirs d’enfance de Berlin Est en dix chapitres)

 

choisis-qqch.jpgCe roman graphique surprenant vient d’obtenir la Pépite du salon jeunesse de Montreuil, dans la catégorie BD/manga, après avoir déjà reçu d’autres récompenses.

Intriguée par l’âge auquel il pouvait s’adresser (enfants ? ados ?) je m’y suis penchée, et j’y ai retrouvé une foultitude de références qui m’ont parlé, à moi qui étais enfant dans les années 80 également. Certes je n’habitais pas l’ancienne Allemagne de l’Est, mais j’étais frontalière de l’Allemagne, ce n’était pas si loin et on en parlait beaucoup …

Ce qui étonne, c’est la diversité des genres et des émotions (chaque chapitre aborde un thème différent tout en bouclant une boucle logique), l’auteur y évoque la vie de ses grands-parents à la campagne, se pose beaucoup de questions sur la mort et ses différences entre la ville et la campagne, s’installe dans un immeuble fait de cubes à l’identique, où chaque visiteur venant de l’Ouest doit être répertorié dans le grand livre des visiteurs, l’enfant évoque régulièrement les super héros de l’époque (les enfants d’aujourd’hui savent-ils qui sont Kermit et les autres marionnettes du Muppet show ?)

C’est original, surprenant, touchant, parfois un brin macabre (tous ces personnages dessinés avec un crâne émacié qui évoque la mort, c’est parfois presque flippant), émouvant, drôle aussi, souvent, ça ne ressemble à rien d’autre et c’est un pari audacieux pour les enfants d’aujourd’hui, car nul doute que l’adulte curieux, lui, sera séduit.

À découvrir, pour la créativité et l’imaginaire hors des sentiers battus.

 

En savoir plus sur la page de l’éditeur : ici 

 

L’agrume, septembre 2012, 200 pages, prix : 20 €

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Crédit photo couverture : © Nadia Budde et éd. L’agrume

 

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(Juste une image)

4 Décembre 2012, 14:34pm

Publié par Laure

dans la suite logique d'hier, et toujours au retour de Montreuil :

 

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edit : grâce au commentaire laissé par Laurence et qui a fait les recherches, voici le lien vers la société qui commercialise ces sacs, et on peut y découvrir d'autres modèles !

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(Juste une citation)

3 Décembre 2012, 20:36pm

Publié par Laure

extraite du très bon roman de Louise Erdrich, la Chorale des maîtres bouchers, Albin Michel, janvier 2005, 467 pages, traduction d'Isabelle Reinharez. Un monument, d'une richesse et d'une qualité rares sur la longueur.

 

chorale des maitres bouchers« p. 366 : "Elle avait toujours beaucoup lu, surtout depuis qu'elle avait perdu Clarisse. Mais désormais c'était une obsession. Depuis sa découverte de la réserve de livres à l'étage du dessous, sur son lieu de travail, elle avait été mêlée à une foule invraisemblable de gens et à leurs faits et gestes. Elle lisait Edith Wharton, Hemingway, Dos Passos, George Eliot, et pour le réconfort, Jane Austen. Le plaisir de ce genre de vie - livresque, pouvait-on dire à son avis, une vie passée à lire - avait donné à son isolement un caractère riche et même subversif. Elle habitait un personnage réconfortant ou terrifiant après l'autre. Elle lisait E.M. Forster, les sœurs Brontë, John Steinbeck. Qu'elle garde son père drogué à côté de la cuisinière, qu'elle soit sans enfant, sans mari et pauvre, comptait moins dès lors qu'elle prenait un volume en main. Ses erreurs y disparaissaient. Elle vivait avec une énergie inventée." »

 

(retour de Montreuil, que de monde même en journée professionnelle, tables rondes - intéressantes - sur la lecture en mutation, le numérique, tout ça toussa)

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Le problème avec Noël - Agnès de Lestrade

1 Décembre 2012, 07:27am

Publié par Laure

Illustrations de Clémence Pollet

 

pb-avec-noel.jpgDepuis que Cerise a perdu sa maman dans un accident, les fêtes de Noël, ce n’est plus pareil. Malgré toute la bonne volonté de sa tante Nina, sœur jumelle de sa mère, c’est encore plus douloureux, tant la ressemblance physique est flagrante.

p. 25 : « Nos cœurs étaient aussi lourds que la voiture chargée de cadeaux. Quand quelqu’un qu’on aime est mort, chaque fête se transforme en couteau tranchant. »

Et « le problème avec Noël, c’est qu’il a lieu chaque année » (p. 31)

Alors quand la météo s’en mêle et qu’un paquet d’automobilistes se retrouve coincés la nuit du réveillon, hébergés dans une salle des fêtes au milieu de nulle part, la donne n’est plus la même. Les râleurs obnubilés par leur petite personne râlent, les vieux résignés à leur solitude trouvent un échange inattendu, et la magie de Noël finit par opérer entre solidarité et fraternité. Un peu de bon sens détaché du clinquant et de la surconsommation, de vraies valeurs humaines remettent un peu de joie au cœur de Cerise, qui n’en oublie pas pour autant sa peine, mais l’accepte mieux.

Un petit roman sympathique, aux illustrations qui prennent bien le relais du texte et s’y mêlent (principe de la collection ZigZag qui joue aussi sur les couleurs d’impression, blanc sur noir et noir sur blanc), sans que ce soit un coup de cœur, car peut-être trop évident et attendu, du moins pour un lectorat adulte, mais n’oublions pas qu’il est avant tout destiné aux 8-12 ans. Rafraichissant, donc.

 

Rouergue, coll. Zigzag, octobre 2012, prix : 7 €

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Crédit photo couverture : © Clémence Pollet et éd. du Rouergue

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Mais qui veut la peau des ours nains ? - Emile Bravo

29 Novembre 2012, 09:55am

Publié par Laure

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Au texte et au dessin, l’excellentissime Emile Bravo. Mi BD mi album, c’est reparti pour une nouvelle aventure avec nos sept ours nains, que nous avions laissés, dans le dernier album, devant la télé, cette boîte magique qui hypnotise. Ils sont en train de regarder Barbe-Bleue quand pouf, Blanche-Neige excédée par leur fainéantise, rend son tablier : plus question de faire le ménage et la cuisine chez cette bande de paresseux qui ne veulent même plus sortir chercher à manger. Elle les abandonne seuls et effrayés, et part en quête de son prince charmant. Bigoudis sur la tête et mules roses à oreilles de lapin aux pieds, c’est pas gagné, quand soudain dans la forêt, elle croise une autre princesse tout aussi étrange : peau d’âne, qui fuit son père qui veut l’épouser…

Échange de bons procédés, Peau d’Âne se présente comme nouvelle femme de ménage chez les ours nains… et l’aventure ne fait que commencer, on va en croiser du beau monde sorti des contes ! (large place aux musiciens de Brême entre autres)

Que dire sinon que ce livre est un indispensable, un incontournable, un régal avec un éclat de rire garanti à chaque page ?

Emile Bravo manie avec talent l’humour, un vocabulaire décalé tantôt classique tantôt familier qui donne un savoureux gloubi boulga. C’est bourré de références, de détails rigolos dans l’illustration, de répliques qui pourraient devenir culte, c’est intelligent, ça se dévore – et surtout ça plait - à tout âge !

 

 

Seuil jeunesse, septembre 2012, 48 pages, prix : 12 €

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Crédit photo couverture : © Emile Bravo et éd. du Seuil

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La balade de Yaya (tomes 1 à 5) - Jean-Marie Omont et Golo Zhao

16 Novembre 2012, 10:14am

Publié par Laure

Scénario : Jean-Marie Omont, dessins : Golo Zhao

(Le 6ème tome vient de paraître mais je ne suis pas encore allée chez le libraire !)

 

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La balade de Yaya est l’histoire de deux enfants que tout oppose et qui se lient l’un à l’autre par la force des choses : les bombardements de Shangaï par les Japonais en 1937 qui imposent à la plupart des populations de fuir.

Le tome 1 est une introduction aux aventures des deux jeunes personnages. Tuduo, le petit garçon, est un enfant des rues, exploité par un abominable bonhomme nommé Zhu, qui violente et utilise une bande de gamins pour gagner sa vie. Tuduo lui rapporte un peu d’argent avec ses talents d’accrobate. Yaya, elle, est la fille d’un riche diamantaire, elle mène une vie paisible avec ses parents dans une somptueuse maison. Elle est toujours accompagnée de l’oiseau Pipo, avec qui elle a le don de communiquer. Mais toute la famille doit fuir la guerre, d’autant plus que la mère de Yaya est sur le point d’accoucher. Refusant de manquer le concours de piano qui lui ouvrirait sans doute de nouveaux horizons dans la musique, Yaya s’enfuit et se trouve prisonnière des bombardements… Secourue par Tuduo, ils sont rattrapés par le méchant Zhu.

 

Les tomes suivants sont à chaque fois un épisode des aventures des deux enfants, en proie à la guerre, à l’avidité et la violence des adultes qui les poursuivent, dans le cheminement semé d’embuches vers Hong Kong où ils espèrent retrouver les parents de Yaya, comme Tuduo lui en a fait la promesse. De même s’il arrivait quelque chose à Tuduo, Yaya lui a promis de faire tout son possible pour retrouver son petit frère Xiao, qu’il a confié aux religieuses en partant.

 

Les couleurs sont très expressives, bleu nuit, couleurs sombres pour la ville dévastée ou la peur, couleurs plus lumineuses pour le beau quartier ou l’innocence de Yaya, les décors sont riches de détails (scènes de rues, bâtiments, nature), la guerre est une toile de fond qui prend juste la bonne place, ni trop ni trop peu, qui sait se rappeler quand il le faut, et la construction du récit (arrêt d’un tome sur un cliffhanger) agit comme une véritable addiction sur le lecteur. On ne peut faire autrement que lire la suite des aventures (un peu à la Dickens) de ces enfants, qui sur leur chemin réussissent néanmoins à trouver quelques adultes chaleureux et attentionnés, pas toujours, mais qui restituent un peu de justice dans leur monde.

Prévue sur 9 tomes, cette série s’adresse aux enfants à partir de 8 ans. Mosquito, 11 ans ½ , qui l’a commencée comme cela sans être convaincue, juste parce que je rapporte régulièrement des piles de livres à la maison, est vite devenue accro, a enchaîné les 5 tomes dans la foulée, séduite et enthousiaste, elle attend, impatiente, la suite.

Une première intégrale des 3 premiers volumes est sortie également.

 

En savoir plus sur la page de l’éditeur : clic  

 

Éd. Fei, 2011-2012, 95 pages chaque, prix : 8,50 € chaque

Etoiles : stars-4-0. V192553758 sur l’ensemble

Crédit photos couvertures : © Golo Zhao et les éd. Fei

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