Les jardins d'Hélène

Lulu et le brontosaure – Judith Viorst, ill. par Lane Smith

5 Juin 2012, 17:07pm

Publié par Laure

Traduit de l’américain par Natalie Zimmermann

 

lulu-et-le-brontosaure.jpgLulu est une vraie peste, fille unique pourrie gâtée par ses parents, elle ne tolère pas le refus qui la plonge dans des colères noires. Elle a tout, elle veut tout, et ses parents ne parviennent jamais à lui dire non, même quand ils essaient, ça finit toujours par « Bon, juste pour cette fois. »

Alors quand à deux semaines de son anniversaire Lulu demande un VRAI brontosaure comme cadeau, ça se complique un tantinet. P. 19 : « Un chien, un chat, un poisson rouge, un oiseau, une gerbille, un cochon d’Inde : oui. Un brontosaure ? Certainement pas. »

Lulu la peste pique donc sa fameuse colère à en exploser les ampoules et part avec sa petite valise sous le bras chercher sa bestiole dans la forêt voisine, non sans déranger quelques paisibles animaux sur son passage. Mais quand elle le trouve son brontosaure, les rôles pourraient bien s’inverser…

Une jolie fable pleine d’humour pour parler des caprices et de la colère, de son apaisement, et ouvrir la réflexion sur la possession. L’auteur s’immisce dans le récit en faisant des commentaires de-ci de-là (l’auteur fait ce qu’il veut, non ?) et propose trois fins possibles, car après tout Lulu pourrait bien atteindre l’âge de raison en même temps que son anniversaire ? Et si les (brontosaures des) histoires, ça aidait à grandir ?

Un très beau livre (à partir de 8 ans), qui est aussi un très bel objet : j’aime le format assez peu commun (24 x 13), la couleur du papier, la mise en page, les choix de couleur des présentations de chapitres, les dessins (au fusain ?) de Lane Smith, et l’apaisement qui ressort de ces choix.

N’oubliez pas d’ouvrir en grand le livre à plat, pour voir 1ère et 4ème de couv dans leur entier, le tableau est superbe !

 

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Milan, avril 2012, 123 pages, prix : 10,90 €

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Crédit photo couverture : © Lane Smith et éd. Milan

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Le vrac du dimanche (8)

3 Juin 2012, 19:31pm

Publié par Laure

Un dimanche de fête (des mères), où ce qui est toujours touchant, c'est de découvrir ce qu'ils ont manigancé en grand secret. Ainsi j'ai appris que pendant que je travaillais samedi, les filles sont allées acheter des fleurs au village. Mais comme à leur première sortie le fleuriste n'était pas encore ouvert, elles y sont retournées plus tard (4 x 20 min de marche, ça c'est de la persévérance.) Puis Mosquito était persuadée que j'allais voir qu'il manquait un vase et que forcément ce jour-là, j'allais avoir besoin d'aller dénicher un truc au fin fond du garage pile là où elles avaient caché ledit vase. Euh.... j'ai rien vu du tout !


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Dimanche matin, Mosquito s'est attelée au bricolage avant que je me lève, pour m'offrir (en même temps que les fleurs) des marques pages maison ! Et un petit sac fait à l'école, qui quand on l'ouvre, dévoile un poème. Chapeau aux maîtresses qui font encore faire des cadeaux en CM2. Mon grand chez sa copine pour le week-end a quand même pensé au texto "bonne fête maman !!!!!", l'honneur est sauf

 

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mp2.JPGmp3.JPG(je l'adore celui-là !!)

 

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Et puis dans les cadeaux uniques parce que faits main et dont on se souvient, pour rebondir sur l'article de la Pyrénéenne que j'avais inspirée dans sa réflexion quant à l'achat d'une liseuse, voici la pochette que m'a réalisée Estelle. (Estelle est une fidèle lectrice de la bibliothèque avec qui j'aime beaucoup discuter). Je ne voulais pas d'un étui de la marque, qui s'ouvre comme un livre, qui encombre et alourdit, et qui vaut le tiers du prix de la liseuse ou presque. Quitte à passer à la lecture numérique, j'assume l'objet, j'avais juste besoin d'une pochette de transport pour le glisser dans le fatras de mon sac. Et comme dit Mosquito : "j'aime bien les trucs, ça fait moderne et classe". Dans le langage Mosquito, les "trucs", ce sont les parements en biais coloré. Et je suis d'accord avec Mosquito.

 

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L’ostie d’chat, tome 2 – Iris et Zviane

2 Juin 2012, 14:44pm

Publié par Laure

ostie-dchat-t2.jpgValeur constante pour cette série où l’on retrouve les qualités déjà énoncées pour le 1er tome et le même plaisir de lecture.

Jasmin joue à présent dans le groupe « Les Doigts Sales » où il rencontre un bon succès, et craint qu’on le prenne pour un gay parce qu’un des gars du groupe l’a « frenché » (ah le québécois, c’est joli cette expression pour le french kiss !). De son côté, Jean-Seb s’entiche de Natasha, une groupie vraiment niaiseuse mais qui va l’émouvoir pour une raison inattendue (qu’elle semble elle-même ignorer !), et il va finir par coucher avec une autre…

Un chapitre est consacré quand même au fameux chat Légolas, jamais à son avantage le pauvre,  qui là s’est empêtré dans  un ruban collant tue-mouches, je vous laisse découvrir l’opération sauvetage.

Dans ce tome encore, c’est le retour en arrière sur la rencontre de Jasmin et Jean-Seb et leur parcours familial respectif que je trouve le plus touchant.

Comme il est dit en 4ème de couv, une série avec « du suspense, des drames, du sexe, de la romance, des dégâts, et plein de folleries ! », sans vraiment se prendre au sérieux, avec une petite note sensible derrière le côté grands ados immatures.

Le tome 3 vient de paraître.

 

Delcourt, coll. Shampooing, janvier 2012, 159 pages, prix : 8.95 €

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Crédit photo couverture : © Delcourt / Iris et Zviane

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Si tu existes ailleurs - Thierry Cohen

31 Mai 2012, 11:16am

Publié par Laure

si-tu-existes-ailleurs.jpgRarement il m’a été donné de lire un roman aussi creux et insignifiant. Ceci dit, j’aurais dû me méfier : avec une couverture et un titre pareils, ça ne vous évoque pas nos amis Lévy et Musso ? Ajoutez une pincée de Coelho, et le cocktail est prêt.

 

Alors qu’il était enfant, Noam a assisté au décès de sa mère, renversée par une voiture sous ses yeux. Et les paroles d’une passante (« c’est la faute de l’enfant ») l’ont culpabilisé à vie. Le roman s’ouvre donc sur le récit de cette scène dans le cabinet du docteur Laurens, « psy » renommée (le fantôme de Dolto n’est pas loin), qui demande à l’enfant âgé de 6 ans de décrire un dessin. On ne saura jamais ce qu’il y a sur le dessin qui n’est pas décrit, mais le récit de l’accident est d’une précision rare avec moult détails. Hum, pas très cohérent. Plus de trente ans après, Noam peine toujours à se réaliser et à construire une vie de couple,  probablement toujours empreint du drame de son enfance. La psy n’a pas vraiment fait preuve de son efficacité, elle qui l’a suivi pendant plus de dix ans et reçu encore à l’âge adulte. Noam souffre toujours d’angoisses et ça ne va pas s’arranger quand sa nièce de 3 ans lui annonce qu’il mourra du cœur en même temps que 5 autres personnes.

La psy jette et l’éponge et l’envoie chez une étrange collègue, une « sorte de psy » (sic), qui verse dans le mysticisme. Et c’est parti pour une série d’aventures aussi grotesques qu’irréalistes. Le pire, c’est que le dénouement de l’histoire tient la route, si j’écarte la guimauve sentimentale finale, mais il est fort dommage d’avoir dû subir 300 pages aussi creuses avant d’en arriver là.

Ce qui m’a surtout agacée dans ce roman, c’est la « sauce psy » d’une superficialité éhontée, qui mêle joyeusement toutes les disciplines (psychologue, psychothérapeute, psychiatre, psychanalyste, …) d’ailleurs à quoi bon s’embarrasser, l’auteur se contente d’appeler son héroïne la psy, c’est plus simple (en précisant parfois qu’elle est psychiatre renommée pour redevenir psychologue un peu plus loin). Je bondis quand je lis un tel salmigondis d’approches à l’emporte-pièce, ainsi les crises d’angoisse ne seraient autre que « la crise de la quarantaine, de la cinquantaine, l’angoisse existentielle » «  Y a-t-il des traitements contre cette maladie ? » Ce n’est pas une maladie, Noam » (p.105) L’auteur souhaite-t-il que je lui transmette une bibliographie sur les attaques de panique / troubles anxieux, maladie qui se soigne avec un traitement adapté et un médecin compétent et dont on peut souffrir à 20 ans (elle a bon dos la quarantaine), et dont on peut guérir, aussi. Mais il faudra faire mieux qu’une « sorte de psy » de roman, ça c’est sûr.

P. 120 : « - Mon histoire vous touche ? Marrant, je croyais que les psys ne devaient pas dévoiler leurs émotions ? 

- Les psys peut-être, reconnut Linette, embarrassée. Mais je vous l’ai dit, je suis une thérapeute d’un autre genre et l’empathie fait partie de mon approche. Elle est également une des composantes de mon caractère. »

Une « thérapeute d’un autre genre », voilà autre chose… Les psy(chologues, chiatres, chothérapeutes) sont des êtres humains qui ont des émotions comme les autres, et en général pas mal d’empathie pour exercer un tel métier. Seuls les psychanalystes peut-être se doivent de rester de marbre, les autres sont dans l’échange.

Mais j’ai dû trop réduire mon âme pour comprendre :

p. 119 « Chaque âme possède sa propre dimension. Il convient simplement de ne pas la forcer à être ce qu’elle n’est pas, à aller là où elle ne veut pas aller et surtout, éviter de la réduire. » Vous remarquez comme cela veut absolument tout et rien dire. C’est quoi réduire son âme ?

p. 286 « Quant à la « communication facilitée », elle comportait une assise pseudo-scientifique suffisamment plausible pour que tu acceptes la « théorie de la prophétie des innocents ». Sarah, elle, était la passeuse, celle qui te livrait les clés d’un monde parallèle. » C’est bien là le problème de ce roman : tout est pseudo-quelque chose, pseudo-psy, pseudo-scientifique, mais surtout, surtout, n’essayons pas d’expliquer. Le lecteur décérébré se contentera de l’assise pseudo-fourre-tout, c’est juste un roman oh !

Et 300 pages plus loin on se demande toujours si la mort de sa mère est la cause de son blocage … euh, c’est ce qu’on posait dès le départ, non ? On n’a donc pas vraiment progressé.

 

Toujours est-il que je n’ai pas vu « le suspense haletant, les personnages sincères et attachants, et l’histoire envoûtante que vous n’oublierez jamais » annoncés en 4ème de couv. J’ai juste bien rigolé. (Et parfois pensé que ce genre de bouquin pouvait être dangereux pour les gens psychologiquement fragiles)

 

Flammarion, mai 2012, 327 pages, prix : 19,90 €

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Crédit photo couverture : © Studio création Flammarion

 

 

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L'amour avant que j'oublie - Lyonel Trouillot

29 Mai 2012, 14:19pm

Publié par Laure

l-amour-avant-que-j-oublie.jpgPremière lecture pour moi de cet auteur haïtien. Si j’ai eu un peu de mal à entrer véritablement dans le roman (écriture dense et foisonnante, aucune aération dans le texte – ni paragraphes ni alinéas) j’ai tout de même été séduite par cet univers riche et littérairement dépaysant.

Alors qu’il rencontre une jeune femme lors d’un colloque et n’ose l’aborder, celui que l’on nomme ici  l’Ecrivain lui écrit un roman dans l’urgence. Raconter les autres pour peut-être en dire un peu de lui. Il convoque dans son récit les Aînés qu’il a fréquentés alors qu’il était jeune enseignant et syndiqué et habitait la même pension de Port-au-Prince. Trois personnages hauts en couleur, qui tous ont vécu une histoire surprenante, trois personnages qui donnent leur nom aux trois parties du roman : l’Etranger, l’Historien, et Raoul. J’ai beaucoup aimé les deux premiers, l’histoire du dernier m’a un peu plus égarée, tant s’emmêlent tout du long les fractures du temps et des lieux, de l’imaginaire et du réel, du récit et du dialogue qui n’apparaît pas immédiatement comme tel. Les histoires des trois personnages se reprennent et se poursuivent en permanence, et malgré cette construction qui m’a parfois un peu perdue, j’en garde le souvenir d’un beau texte, riche et poétique.

Ce n’est pas un roman jetable qui se lit et s’oublie, au contraire, il donne envie d’y revenir, de relire certains passages et revivre un temps les émotions de ces personnages aux rêves malmenés.

 

p. 33-34 : « Il se savait mourant mais il ne voulait pas donner à son histoire une portée universelle. Vers la fin, sa voix était devenue un râle, mais ce n’était pas un râle triste. J’en ai déduit, je n’ose pas encore le crier en public, le devoir d’apprendre à écrire sous la dictée des absents pour fondre toutes les vies en une seule grande histoire. J’écris pour te parler et garder en mémoire l’étrangeté des chemins qui conduisent à l’amour. »

 

p. 36 : « J’ai peur de la proximité. Ecrire est moins vain qu’on ne le croit. C’est la proposition d’une présence différée. […] Je préfère t’écrire ce roman d’apprentissage par vieux messieurs interposés. Je me protège en cultivant cette prudence si chère aux auteurs réalistes. »

 

Merci à Véro pour la découverte !

 

Actes Sud, coll. Babel, août 2009, 182 pages, prix : 6,60 €

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Crédit photo couverture : © Steve Perraultn Internal Awareness, 2009, et éd. Actes Sud.

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Un bébé, dans le ventre de maman ? Stephanie Blake

25 Mai 2012, 10:48am

Publié par Laure

bebe-ventre-maman.jpgUne nouvelle aventure du petit lapin Simon, qu’on ne présente plus depuis Caca boudin et je veux des pâtes, tant il est devenu culte et familier des petits.

Simon et son frère Gaspard jouent aux petites voitures quand leurs parents viennent leur annoncer une grande nouvelle : il y a un petit frère ou une petite sœur dans le ventre de maman ! Est-ce que vous êtes contents ? Ben, je sais pas, je le connais pas encore ! Il arrive à quelle heure ? Euh, pas tout de suite, il doit d’abord grandir dans le ventre de maman.

Et vient l’inévitable question : « dis papa, comment on fait les bébés ? » Le papa réussit à éluder en partant vite travailler et promet d’expliquer le soir venu. Simon est encore tout ému quand vient l’heure de la récré, et sa copine Lou qui n’a pas la langue dans sa poche et qui a l’air bien plus au courant que les garçons, lui explique comment on fait les bébés. Pour de vrai et sans détour, avec ses mots d’enfant.

En rentrant Simon explique à son papa que ce n’est plus la peine d’expliquer, il sait tout. Je vous laisse quand même la surprise de la chute, qui m’a vraiment fait rire.

Un album drôle et bien vu, bien amené pour parler de ce sujet qui embarrasse encore tant de parents. Un récit qui joue aussi sur la complicité « entre hommes », sur l’entrée dans le monde des grands, sur les filles qu’on dit plus mûres (mais les garçons ne sont pas idiots non plus !), des dialogues très spontanés et réalistes (la vraie vie des enfants) et des illustrations toujours aussi simples mais expressives. Une réussite pleine d’humour.

 

 

L’école des loisirs, mars 2012, prix : 12,70 €

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Crédit photo couverture : © Stephanie Blake et l’école des loisirs

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Les amateurs – Brecht Evens

22 Mai 2012, 15:10pm

Publié par Laure

les-amateurs.jpgEtonnante BD, novatrice, déroutante, mais presque drôle et souvent proche du livre d’art ! Pas de cases, pas de bulles, on se rapproche du roman graphique, tout en le déjouant, il y a régulièrement de splendides pleines pages à l’aquarelle, des tableaux flamboyants, et des dialogues dont la couleur des propos est attachée à son personnage. Original, vraiment !

Pieterjan est invité en résidence d’auteur à une première biennale d’art de Beerpoele, dans la campagne flamande. Il réalise vite qu’il débarque au milieu de nulle part, et que les gentils organisateurs ont quand même l’air d’une sacrée bande d’amateurs. Il faut le voir logé sur un lit de camp au fond du garage avec un simple seau en guise de sanitaires mais quand même avec un poisson rouge dans son bocal « pour réchauffer l’atmosphère ». C’est pas gagné ! D’autant qu’il faut laisser s’exprimer chacun, du psychotique qui dessine des spirales ad vitam aeternam (et pourrit un peu la vie de l’artiste) aux divers personnages aux compétences elles aussi déroutantes. Il s’attachera à rassembler ce petit monde autour d’un grand projet, une géante sculpture, qui finira de façon assez déjantée, je vous laisse la surprise. Au fil des jours, l’artiste perd de ses convictions pour s’adapter à son environnement, et semble se consacrer davantage à la jeune et jolie Cléo qui joue les apprentis photographes.

Un album qu’on se surprend à aimer, aux nombreuses scènes sublimes graphiquement et cocasses dans le scénario, et dont on sent évoluer la réflexion sur la création artistique et la place de la culture.

Une curiosité à découvrir !

 

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  © Brecht Evens et Actes Sud BD

 

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   © Brecht Evens et Actes Sud BD

 

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   © Brecht Evens et Actes Sud BD

 

Actes Sud BD, novembre 2011, 120 pages ; prix : 25,40 €

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Crédit photo couverture : © Brecht Evens et Actes Sud BD éd.

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Splat agent secret - Rob Scotton

18 Mai 2012, 09:10am

Publié par Laure

 

Traduit de l'anglais par Rose-Marie Vassallo

 

splat-agent-secret.jpgUn nouvel album de Splat, grand format, et par Rob Scotton (souvenez-vous, les petits formats étaient une reprise par d'autres sous nom de licence) : Splat Agent secret !

Splat a bien de la chance : son papa fabrique de beaux canards en bois rien que pour lui, de toutes les couleurs, de toutes les tailles. Splat en a une belle collection dans la cabane du jardin. Mais voilà qu'un beau jour, l'un de ses canards a disparu. Harry Souris n'a rien vu. Le lendemain, le canard est revenu, mais sans son bec ! Et un autre a disparu ! Et cela se reproduit les jours suivants! C'en est trop, Splat doit mener l'enquête. Grâce à son émission de télé préférée, il sait comment s'y prendre, et muni de son sac à dos spécial « agent secret » et de sa casquette de Sherlock Holmes, il va traquer le voleur ! Avec une fausse piste pour faire durer un peu plus le plaisir quand même !


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Une nouvelle aventure originale et sympathique où l'on retrouve notre fidèle Grouff et une belle histoire d'amitié.

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En bonus, sur les pages liminaires, un petit code secret à décrypter. Ce n'est qu'en fin d'album qu'on trouve une page spéciale «le code des canards » où chaque canard correspond à une lettre de l'alphabet. Je n'ai pas bien vu à quoi cela se rapportait, d'autant que les canards de Splat ont déjà des noms, et qui ne correspondent pas aux initiales données. Hum... Je suis intriguée à mon tour et reviens tout au début de l'album, où avant le début de l'histoire, il y a bien une illustration....qui renferme un message secret ! Le petit plus qui peut passer inaperçu mais qui amusera les enfants curieux et ils pourront ensuite s'amuser à dessiner d'autres messages avec ce code des canards !

 

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Nathan jeunesse, mai 2012, 34 pages, prix : 13,90 €

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Crédit photo couverture : © Rob Scotton et éd. Nathan.


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Moi et la mer de Weddell - Arnaud Tiercelin

17 Mai 2012, 18:04pm

Publié par Laure

 

moi-et-la-mer-de-weddell.jpgMarius, 15 ans, a un rêve : partir découvrir la mer de Weddell, loin là-bas en Antarctique, voir les glaces, les baleines et les manchots. Il a construit un igloo en morceaux de draps dans le garage familial et il a beau s'y réfugier, il étouffe dans le cocon familial, enserré dans la petite vie bien rangée de ses parents, du grand-père à l'aube de la mort, et du chien Vanille proche aussi du cimetière.

Pourtant, il devrait être heureux, avec la belle Daphné, mais il se sent vide de l'intérieur, il ne l'aime pas, ou peut-être que si, il n'en sait rien... Et l'ambiance est encore plus morose à la maison depuis que son grand frère Vincent est parti étudier à Bordeaux et ne donne plus guère de nouvelles.

 

Roman de l'errance adolescente, de l'entre deux, Marius erre dans sa propre vie comme une âme en peine. Il cherche mais ne sait pas vraiment quoi, il ne réussit pas à apprécier ce qu'il a... C'est à vous filer le bourdon toute cette déprime latente ! Pourtant il y a de très beaux passages, j'ai aimé la relation fraternelle, ces deux frangins qui cultivent une façade pour les parents alors qu'ils vivent tout autre chose, ce lien qui les réunit malgré les fuites et les esquives réciproques.

Un roman un peu long à démarrer, qui finalement est à l'image de Marius qui se cherche, un roman souvent trop mélancolique (la présence des deux fidèles copains ne réussit pas à enjouer le tout), qui malgré des lueurs (l'album photo offert par le prof de dessin) vous file un sacré coup de blues.

Les rêves de l'adolescence n'ont pas tous la gaîté des chiens fous. Même si ça finit bien.

 

 

D'autres titres d'Arnaud Tiercelin :

- En secret

- S'échapper d'ici

 

Rouergue, janvier 2012, 183 pages, prix : 12,40 €

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Crédit photo couverture : © Dorothy-Shoes et Le Rouergue.

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Mademoiselle Zazie déteste la maîtresse - Thierry Lenain, ill. de Delphine Durand

13 Mai 2012, 15:04pm

Publié par Laure

 

zazie-deteste-la-maitresse.jpgUn nouveau Mademoiselle Zazie ! Une fan à la maison, même si elle a bien grandi, et une série qui cartonne toujours auprès des CP-CE1 au travail depuis qu'un titre était dans la sélection des Incorruptibles je ne sais plus quelle année. Eux aussi ils grandissent, mais ils restent fidèles à Zazie et Max ! Il faut voir leurs yeux pétiller quand ils en découvrent un nouveau à la bibliothèque !

 

La maîtresse de Zazie et Max est malade (d'ailleurs sur le dessin, elle est toute verte avec un plein de points rouges sur la figure, pas en bon état du tout la maîtresse), arrive donc une remplaçante, Mademoiselle Mirette, qui elle, est très jolie. La parfaite pin-up. Mademoiselle Zazie « la trouve aussi jolie que les dames de la télé qui sont belles même quand elles sont bêtes » (les potiches en prennent plein les dents!) Mais ce qui contrarie vivement Mademoiselle Zazie, c'est que Max est comme envoûté par cette belle maîtresse, raide dingue amoureux, il en devient tout chose, et bien sûr ne s'intéresse plus du tout à son amoureuse officielle. Et même, « je te divorce » lui dit-il. Ce qui vaut une jolie page où la maîtresse qui a intercepté le billet explique que « ce qui est nul, ce n'est pas le divorce [comme le pensait Zazie], c'est l'amour qui s'arrête. Mais bon, quand l'amour s'arrête, il s'arrête. C'est comme ça. Personne n'y peut rien. »

Mais Zazie n'a pas dit son dernier mot et entend bien reconquérir l'amour de son petit Max !

Un petit roman sur la jalousie, sur l'admiration des petits élèves envers leur (jolie) maîtresse, et sur l'amour qui vous chamboule tout à l'intérieur (Max ne peut même plus manger ses frites à la cantine!)

Beaucoup d'humour et de détails dans l'illustration viennent compléter ce petit texte. Même si je ne retrouve pas toujours le charme des premiers Zazie, allez, ça reste une valeur sûre pour les petits cadeaux aux enfants de 6-8 ans.

 

Nathan, coll. Premiers romans, mai 2012, 29 pages, prix : 5,60 €

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Crédit photo couverture : © Delphine Durand et éd. Nathan.

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