Les jardins d'Hélène

Titeuf tome 14 : bienvenue en adolescence ! - Zep

23 Octobre 2015, 16:20pm

Publié par Laure

Si le précédent tome de Titeuf m'avait vraiment déçue, ne réussissant pas à décoller d'un humour scatologique de bas étage, celui-ci retrouve sa pêche d'antan, jouant sur les quiproquos et les gags en série.

 

Lors d'une visite scolaire au musée, Titeuf se fait arracher sa légendaire touffe de cheveux et se retrouve chauve pour un temps. La raison : c'est que deux filles sont amoureuses de lui, Nadia et Ramatou, ce qui ne va pas sans mal, jalousies et chamailleries ! Mais c'est sans compter sur l'idée de François, qui conseille à Titeuf de faire comme son père : du temps partiel, idéal pour le partage des tâches. Hum.... le verdict de Ramatou est sans appel : Titeuf, grandis un peu !

 

Pas si simple d'entrer en adolescence si le corps ne le fait pas de lui-même. Titeuf et sa bande de potes ne manqueront pas d'idées toutes plus catastrophiques les unes que les autres, pour le plus grand bonheur du lecteur.

 

Le ton est enlevé, drôle, et alors, ce Titeuf, deviendra-t-il enfin ado, lui qui a dix ans depuis vingt-trois ans ? Il faudra un quinzième album pour avoir la réponse, mais il faut reconnaître qu'avec ce quatorzième tome, c'est bien parti ! Et en guise de traité sur l'adolescence, celui-ci n'est pas mal non plus !

 

Glénat, août 2015, 48 pages, prix : 9,99 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Zep et éd. Glénat.

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Papa, c'est encore loin quand je serai grand ? - Christian Dorsan

22 Octobre 2015, 15:39pm

Publié par Laure

Les notes d'un homme adulte au décès de son père, sous forme de conversation avec lui, qui se poursuit étonnamment après sa mort. L'auteur s'en explique dans une postface. Des réflexions ici et là sur l'on moment où l'on devient adulte, sur le rapport au père et inversement le rapport père-fils, sur ce qu'on ne se dit pas tant qu'il est encore temps.

 

Sans doute un beau texte mais qui ne m'a pas du tout touchée, pas émue, je ne me suis pas sentie concernée un seul instant ni n'ai pu entrer en empathie avec l'auteur/narrateur. Sans doute ce récit sera-t-il plus parlant pour quelqu'un qui aurait perdu son père récemment.

Le livre alterne les propos du fils et du père, les conversations se poursuivent et s’estompent jusqu'à six mois après sa mort. L'ensemble me paraît bien trop personnel sans réussir à toucher à l'universel.

 

Quelques passages que j'ai relevés néanmoins :

 

L'hôpital : « Ce qui m'a surpris, c'est qu'une fois rentré à l'hôpital, tu ne t'appartiens plus, tu es un numéro de sécu, un protocole, une maladie, un ratage de veines, un bassin à vider.

Tu n'as plus rien à dire. »

 

Le deuil : « - Je ne sais pas si je suis dans le deuil en parlant avec toi maintenant.

- Comment ça ?

- Dans le deuil, je ne devrais pas pouvoir échanger avec toi. Le deuil, c'est la construction de ton absence ».

 

 

Une lecture qui s'inscrit dans le Projet 68 Premières fois de l'Insatiable Charlotte.

 

 

 

 

 

Ed. Paul & Mike, septembre 2015, 136 pages, prix : 12 €

Étoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Paul & Mike

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Camille, mon envolée - Sophie Daull

21 Octobre 2015, 14:53pm

Publié par Laure

Lundi 23 décembre 2013, après quatre jours de lutte contre une maladie non diagnostiquée, Camille, seize ans, meurt. Le 9 janvier 2014, sa mère commence à écrire, à inscrire les faits, dire la douleur et la souffrance, mais aussi l'amour, tout l'amour que des parents ont pour leur enfant.

 

Loin d'être (seulement) triste, ce cahier des derniers jours et de l'après est un hymne magnifique à la vie de Camille, et aussi surprenant que cela puisse paraître, sa mère a su conserver son humour et faire sourire son lecteur entre les larmes. Quelle force surhumaine à Noël et Nouvel-An, quel cirque que ces pompes funèbres !

 

Texte magnifique, brillamment construit, ce n'est pas un « simple témoignage ». Il y a une réelle qualité littéraire, par le choix des mots, le va et vient temporel, qui font de Sophie Daull un véritable écrivain. Cela pourrait paraître indécent, mais j'espère lire un jour un autre texte d'elle, car le talent, elle l'a, même en de si tristes circonstances.

 

Camille mon envolée a toute sa place dans mon cœur et dans ma bibliothèque, entre L'enfant éternel de Philippe Forest, et Philippe, de Camille Laurens.

 

A lire, l'interview de l'auteur (en pièce jointe à la fin de ce billet) qui répond très bien à la question du choix du roman et non du témoignage.

 

 

Un premier roman qui s'inscrit dans le projet de Charlotte, l'insatiable qui a choisi de lire (et a réussi à ce jour) les 68 premiers romans français de la rentrée littéraire de l'automne 2015.

 

 

éd. Philippe Rey, août 2015, 185 pages, prix : 16 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Eugène Boudin, nuages blancs, musée Eugène Boudin, Honfleur, et éd. Ph. Rey

 

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Nos âmes seules - Luc Blanvillain

20 Octobre 2015, 07:47am

Publié par Laure

Clément travaille chez Vogal Software, une boite d'informatique haut perchée dans une tour du quartier de la Défense. Il analyse tout dans sa vie, son travail, sa relation de couple, il est sous pression en permanence. L'évanouissement de la femme de ménage dans l'escalier et la rencontre dans ce même escalier de l'entreprise avec l'étonnante et fantasque Meryl vont bouleverser sa vie.

 

Souvent présenté comme un roman sur le monde de l'entreprise, j'étais assez peu tentée, mais curieuse des bonnes critiques néanmoins, je me suis lancée. Et j'ai immédiatement été en empathie avec les personnages de Clément et Meryl, fragiles, en quête de soi et de l'autre, plus humains et vulnérables que l'assurance froide qu'ils veulent bien montrer aux autres (du moins pour Clément, Meryl est d'emblée bien plus décalée).

Le roman interroge sur la relation de couple, sur le rapport entre travail et vie privée, sur la manipulation et les faux-semblants, mais il me semble qu'il est avant tout un roman sur nos ultra modernes solitudes intimes et profondes.

Il est en cela très réussi, attachant, le personnage de Meryl apporte surprise et envie d'avancer (que va-t-il donc se passer à chaque fois avec elle?), la compagne Myriam ainsi que quelques personnages secondaires sont bien campés.

L'auteur au passage analyse et décrit très bien le mécanisme des attaques de panique et l'engrenage des crises d'angoisse.

J'ai eu un réel plaisir à les retrouver quelques soirées pour faire ce bout de chemin avec eux, mais suis juste un brin déçue par la fin, que j'aurais souhaitée plus fermée, ou alors que le chemin se poursuive un peu plus loin.

 

Quelques extraits :

 

Page 23 : « Personne ne peut imaginer ce qu'on ressent quand l'angoisse relâche sa prise. Ni comprendre à quel point le monde paraît neuf, intact, grisant. On ne va plus mourir. On aime les mots idiots, on aime l'air et le soleil dans les vitres. On aime les conventions, les chansons bêtes, les sentiments. Et puis revient la peur. La peur de l'angoisse. La peur d'avoir peur. »

 

Page 146 : «Dans le métro, il souffre. Une sorte de feed-back amoureux. Inévitable, bien sûr. La vie avec Myriam est si douce. Était. Il comprend maintenant, de l'intérieur, comment ses parents ont pu vivre ensemble si longtemps. A elle seule, la proximité crée de la douceur. La chaleur d'un autre humain. Le monde extérieur n'en propose pas. Elle ne s'achète ni ne se décrète. Deux personnes suffisent à former un petit troupeau. Le couple offre une grégarité liminaire, tout à fait suffisante, plus légère pour les transhumances et non moins rassurante. S'il formulait ces pensées à voix haute, Clément passerait pour cynique, mais sa rupture lui a dévoilé le caractère clanique de la conjugalité. Sa souffrance est celle d'un banni. »

 

Page 195 : « La liberté, répétait un prof de culture générale, en prépa, consiste moins à faire ce qu'on veut qu'à vouloir ce qu'on fait. Formule parfaite pour les managers. »

 

Page 266 : « La solitude a mille visages. Celle de Clément grouille de monde. »

 

 

Une lecture qui s'inscrit dans le Projet "68 Premières fois" de l'Insatiable Charlotte.

 

 

 

 

éd. Plon, août 2015, 328 pages, prix : 20,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Marc Owen / Archangel et éd. Plon

 

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C’est parti ! (ill. Laure du Faÿ)

19 Octobre 2015, 13:56pm

Publié par Laure

Un livre-circuit pour se préparer à écrire, dit le sous-titre. Une expérimentation sensorielle, conçue par des psychomotriciennes, pour favoriser, vers 5 ans, l’apprentissage de l’écriture.

 

Le livre, conseillé à partir de 3 ans, est pour moi à considérer surtout comme un livre-jeu (oubliez le sous-titre), car les bonnes bouilles de l’escargot, de la grenouille et de la chenille sont à elles seules déjà un régal. L’histoire est toute simple, suivre un parcours de lignes, de boucles, de courbes, pour aller s’amuser à la fête foraine ! Suivre les traits aux textures différentes (lisses, granuleuses, brillantes) est le plus de l’album, pour les petits doigts, qui rencontreront en route, plein d’autres petites bestioles.

 

Amusez-vous avec votre enfant, sans penser à en faire déjà un futur surdoué de l’écriture !

 

Nathan, septembre 2015, 12 pages, prix : 14,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Laure du Faÿ et éd. Nathan.

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Oscar et le secret des lettres – Susie Morgenstern, ill. d’Amélie Graux

18 Octobre 2015, 13:46pm

Publié par Laure

Oscar fête son anniversaire en famille. Parmi les cadeaux qui accompagnent cette journée, des jouets, mais aussi un livre, et un jeu : les 26 lettres de l’alphabet en aimants que l’on peut coller sur le frigo.

Oscar aime écouter l’histoire que lui lit sa mère et jouer avec les lettres. D’ailleurs il les connaît toutes. Il sait reconnaître son prénom, mais aussi « Léon, papa, … » Il est pressé de grandir pour savoir lire. A la fin de l’album et de l’été, Oscar entre …. À la maternelle.

 

Et là j’ai failli m’étouffer.

 

Je suis revenue en arrière pour mieux observer l’illustration : combien y avait-il de bougies sur le gâteau d’Oscar ? Deux !

 

Mes enfants sont grands et je ne me souviens pas de l’âge auquel ils ont su reconnaitre leur prénom et les lettres de l’alphabet, à quel âge ils ont joué avec ces fameuses lettres.

Les enfants que je reçois à la bibliothèque, pour ceux qui ont entre 2 et 3 ans comme Oscar, n’en sont pas encore à ce stade.

 

Si le message du livre est positif (avoir envie d’apprendre à lire, savoir écrire), l’âge choisi me gêne un peu. Je ne crois pas non plus qu’on sache lire en sortant de petite section maternelle !! Même si l’idée est plus générale (l’école pour apprendre), je trouve qu’elle est maladroitement formulée. Est-ce qu’un petit garçon de deux ans et demi a vraiment de jouer au jeu de ce grand-père aperçu sur un banc, à savoir faire des mots croisés ?

L’enfant aurait eu entre 4 et 5 ans,  j’aurais mieux apprécié cet album, mais entre 2 et 3 ans, pour moi ça ne fonctionne pas.

 

 

Nathan, septembre 2015, prix : 10 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Amélie Graux et éd. Nathan

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Octobre – Sandra Bessière, ill. de Cristina Sitja Rubio

16 Octobre 2015, 09:12am

Publié par Laure

Octobre – Sandra Bessière, ill. de Cristina Sitja Rubio

Qui est donc ce personnage au visage esquissé sur la couverture, derrière des feuilles aux couleurs automnales ?

C’est Octobre, ou l’automne personnifié. Chaque matin, Octobre se lève, boit une tasse de thé, mange deux tartines, et revêt son chandail, son pantalon de brouillard et son manteau de neige. Dans une palette de tons jaune, orange et mordoré, l’automne s’installe, dans la nature bien sûr, mais aussi dans les jeux des enfants qui dessinent sur la buée des vitres.

Puis l’hiver arrive, Octobre se repose chez lui. Au printemps, il observe la nature revivre et en été, il part en vacances ! C’est qu’il faut être en forme quand reviendra son tour...

 

Un très bel album à découvrir idéalement en octobre bien sûr, ou au moins en automne, mais qui va bien au-delà puisqu’il déroule le rythme des saisons, dans des illustrations douces, à la gouache, à l’aquarelle, et au crayon.

 

J’ai aimé particulièrement ces grosses bulles emplies de petits dessins au trait fin qui rassemblent des objets de la saison dont il est question, ils me font penser à un jeu que j’avais enfant : des timbres en caoutchouc qu’on passait sur un encreur et qu’on appliquait ensuite sur des feuilles, on créait des scènes à volonté et on les coloriait….

 

Un album doux et poétique, comme l’automne « cette année-là ».

 

N’oubliez pas d’ouvrir à plat la couverture et la quatrième de couverture, l’ensemble offre un beau tableau.

 

 

Éd. Notari, collection L’oiseau sur le Rhino, octobre 2015, prix : 18 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Notari et Cristina Sitja Rubio

Octobre – Sandra Bessière, ill. de Cristina Sitja Rubio
Octobre – Sandra Bessière, ill. de Cristina Sitja Rubio
Octobre – Sandra Bessière, ill. de Cristina Sitja Rubio

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Et çui-là, il est terrible ?

3 Octobre 2015, 18:51pm

Publié par Laure

Ah les mots d'enfants ! quand un petit de 4 ans et demi nous fait éclater de rire à plusieurs reprises en quelques minutes, par sa spontanéité toute candide, on est obligé de partager :

 

Mercredi après-midi à la bibliothèque. Une jeune maman vient s'inscrire pour la première fois avec son petit garçon. Les démarches accomplies, le petit farfouille dans les bacs d'albums pendant que la maman choisit un roman (la bibliothèque est petite, aucun souci là-dessus)

Elle rejoint son enfant et regarde ce qu'il a choisi :

- Oh, prends pas celui-ci, il est pas terrible ! lui dit-elle, un roman de Musso à la main (elle vient d'hésiter 10 minutes entre un Musso et un Levy, Musso l'a emporté, yep !)

Le petit revient avec un autre album à la main et l'interpelle :

- et çui-là, il est terrible ?

 

J'éclate de rire devant la logique du gamin. S'il y a des bouquins pas terribles, c'est bien qu'il doit y en avoir des terribles non ?

 

La maman se présente au prêt pour enregistrer ses livres, et le petit se cache accroupi derrière un bac de BD adultes.

- Ben viens, qu'est-ce que tu fais là ?

- Ben attends, j'ai une crotte de nez collé sur mon doigt ! lui répond le petit en nous montrant le bout de son index.

 

Je ne peux pas m'empêcher d'éclater de rire à nouveau, et pour essayer de dédramatiser la gêne naissante de la maman, je m'excuse de ne pas avoir de mouchoir à lui donner là tout de suite, tandis que ma bénévole fait une remarque gentille sur le côté naturel de la chose (parce que oui, quoi, le gamin ne voit pas pourquoi y aurait un problème !)

La maman sourit en disant qu'elle a des mouchoirs dans son sac, les cherche pendant que son fils arrive.

- Viens voir que je te nettoie !

- Nan c'est bon je l'ai collée sous le bac là-bas !

...

Je suis partie d'un éclat de rire encore plus grand. Et la mère de conclure en riant : " ou comment foutre la honte à sa mère en deux minutes la première fois qu'on vient à la bibliothèque !".

Mais il était si spontané et naturel ce gamin, que je veux bien qu'il revienne me faire rire tous les mercredis !

(sa mère est allée d'elle-même nettoyer ses méfaits, enfin je n'ai pas vérifié si elle l'avait trouvée, la fameuse crotte de nez ;-) )

et zut maintenant je me demande quel livre terrible il a bien pu choisir !

En tout cas je lui souhaite d'en trouver plein, des livres terribles, tout au long de sa vie de lecteur !

 

 

 

 

 

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Septembre 2015 en couvertures ...

1 Octobre 2015, 19:14pm

Publié par Laure

En septembre, j'ai lu (pas assez à mon goût) :

(les images renvoient au billet correspondant s'il y en a un, mais il y a bien longtemps que je ne commente plus tout ce que je lis !)

 

 

 

 

(j'ai commencé deux ou trois autres romans, inachevés pour l'instant, et quelques lectures pro dont je ne parle pas)

 

En septembre j'ai vu :

 

 

En septembre j'ai écouté :

 

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Ma mère du Nord - Jean-Louis Fournier

30 Septembre 2015, 18:07pm

Publié par Laure

Jean-Louis Fournier avait déjà écrit sur son père, sur la mère de ses enfants, sur ses deux garçons handicapés, sur sa femme, sur sa fille, il ne manquait plus que sa mère. C'est fait à présent, dans un texte bref et plein de tendresse, qui intercale des annonces de météo marine, de descriptions de photos, et de récits de leur vie. Combien sa mère s'est effacée et a porté sa famille à bouts de bras, combien elle a souffert de son mari alcoolique, mais combien elle aimait ses enfants derrière son apparente froideur. D'ailleurs, l'auteur a bien failli appeler son livre « la mère est froide », « mais elle n'était pas que cela ».

Ce petit opus se lit sans déplaisir, et ce que j'en retiens, c'est une tendresse joliment exprimée pour une mère défunte. Jean-Louis Fournier a peut-être ainsi bouclé la boucle de ses récits familiaux.

 

 

 

 

p. 123 : « Elle ignorait qu'elle avait été la plus grande chance de ma vie. Je n'ai pas osé le lui dire, elle m'avait appris à taire mes sentiments. »

 

 

Badge Lecteur professionnel

 

Stock, septembre 2015, 198 pages, prix : 17,50 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : éd. Stock.

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