Les jardins d'Hélène

Notes d'été # 2

3 Août 2015, 15:16pm

Publié par Laure

La vie plus douce des vacances. Se recoucher avec un nouveau bouquin après le petit déj. Le finir.

 

 

 

Passer au travail demander la possibilité d'emprunter pour quelques heures un vieux camion. Histoire d'alléger le #calvaire annuel. S'atteler à la tâche avec Mosquito.

Sous le regard attentif du chef de chantier qui veille au bon déroulement des opérations sur le tableau de bord.

 

 

Notes d'été # 2Notes d'été # 2

Oublier un temps le ménage ou le rangement, s'installer à l'ombre avec un nouveau titre voyageur des 68 premières fois.

 

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Notes d'été # 1

2 Août 2015, 22:22pm

Publié par Laure

Dimanche 2 août, soleil, 32° à 19h.

 

C'est le Jour 1, celui qu'on retient.. euh non, 1er jour de congés, ça suffira...

 

Finir un premier roman qui s'inscrit dans l'été des 68 premières fois, mon premier du projet, avec le thé du petit déjeuner.

Lu en streaming (je ne connais pas pire outil de lecture que le streaming !) grâce à un concours gagné sur la page Facebook des éditions Belfond, permettant de lire en avant-première quelques unes de leurs publications de la rentrée. J'en reparlerai à parution.

 

 

 

 

 

Notes d'été # 1

 

Finir d'aider Fiston à achever la corvée saisonnière : tailler les haies. Merci au collègue qui m'a prêté une tronçonneuse. Tailler, couper, élaguer n'est pas le souci. Evacuer le tout quand on n'a pas de remorque et que la Ville ne met rien en place pour l'enlèvement des déchets verts est notre calvaire annuel.

 

Partir visiter le nouvel appart en coloc de Fiston, y récupérer dans ses affaires ce qu'il a désormais en double ou triple avec les colocs pour l'emménagement de sa soeur à la rentrée. Un four micro-ondes, une couette, une passoire, une bouilloire, et trois ratons laveurs.

 

Se laisser conduire sur les 200 km de l'aller. C'est si rare que je sois passagère !

 

Avant de laisser Fiston à la gare dans le train qui le ramènera à Paris où il travaille en alternance, se balader tous ensemble. Avoir l'impression de rôtir au soleil en marchant. Une glace, un Perrier en terrasse. Reprendre la voiture à 19h30, 32° à l'ombre encore. Avaler les 200 km du retour. Etre trop fatiguée pour commencer un nouveau roman.... se contenter de quelques vidéos de booktubeuses.

 

A vous de deviner en images où nous étions.

 

 

Notes d'été # 1
Notes d'été # 1Notes d'été # 1
Notes d'été # 1
Notes d'été # 1

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Juillet 2015 en couvertures ...

1 Août 2015, 17:24pm

Publié par Laure

En juillet, j'ai lu :

 

(les images sont cliquables et renvoient à mon billet quand il y en a un) :

 

 

 

 

 

En juillet, j'ai vu :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Emily et tout un tas de choses – Piret Raud

29 Juillet 2015, 13:43pm

Publié par Laure

Traduit de l'estonien par Olek Sekki

 

Emily est un poisson qui vit au fond d'une grande mer toute grise. Tous les matins, elle se lève, se brosse les dents, et part faire un tour pour ramasser toutes sortes de choses, tous les objets abandonnés qu'elle peut trouver au fond de l'eau. Des jolies choses, des choses utiles, des choses bonnes pour la santé et d'autres mauvaises, mais à vrai dire, plein de choses qui n'ont rien à faire là.

Un beau jour, elle trouve une bouteille qui contient un message : « Je suis la chose la plus importante qui soit et si je vous écris, c'est pour que vous m'aidiez à me retrouver car je suis perdue. » Emily va donc se mettre en quête de cette chose capitale, mais va peiner à la trouver... à moins que.... et si cette chose, c'était elle-même ?

 

Un album au trait fin, épuré, tout de noir délicat teinté de vert de-ci de-là, un album bicolore tout simple pour dénoncer en douceur la société de surconsommation et la pollution des océans, bref, les dégâts des hommes.Et redonner de la valeur aux choses qui en ont : l'être humain, le savoir, la lecture, l'écriture.... Etre plutôt qu'avoir !

 

Un très bel album dont l'illustration met en valeur le texte, et observez bien le vert, judicieusement placé. Une jolie découverte, d'une auteure-illustratrice estonienne que je ne connaissais pas du tout mais dont je surveillerai le travail désormais.

 

 

Rouergue, février 2015, 36 pages, prix : 13 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Piret Raud et éd. du Rouergue

 

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L'été des 68 premières fois

28 Juillet 2015, 15:08pm

Publié par Laure

Crédit: Agnès Druesne

Crédit: Agnès Druesne

J'avais pourtant dit (en tout cas pensé) : les challenges, c'est fini ! Les lectures qui deviennent corvée, non merci.

 

Mais ça, c'était avant.

 

Avant de suivre l'enthousiaste et insatiable Charlotte, qui lançait début juillet ce pari fou : l'envie de lire les 68 premiers romans français qui paraitront à la rentrée, entre la mi-août et la mi-octobre pour la plupart. Mais elle craignait de ne pas y parvenir toute seule (mouais, je suis sûre qu'elle y arrivera !), et voilà que chacun chacune y est allé de son petit mot, moi par exemple, je suis bien incapable d'en lire 68, mais si je peux n'en lire que deux ou trois, je veux bien ajouter ma pierre à l'édifice. Et les petites pierres amassées...

 

Le projet a pris de l'ampleur, avec des partenariats, des éditeurs enthousiastes, des services de presse qui voyagent, des rencontres attendues.... cela n'aurait rien d'étonnant si c'était organisé par un site participatif classique, mais tout cela mené de main de maître par une seule personne, en un temps si court, moi je dis "Bravo Charlotte" !

 

Et infiniment merci pour tous les bonheurs que tu nous procures, notamment cet enthousiasme pour la curiosité constante, hors des sentiers battus, l'envie de découvrir ces 68 premières plumes encore fraiches et de leur donner une meilleure visibilité pendant le grand bal d'automne.

 

Il y aura sûrement des déceptions mais sans aucun doute des surprises, des découvertes qui frappent en plein coeur et qu'on n'aurait pas faites sans cette folle idée.

 

Les lectures commencent, nous sommes 40 dans l'aventure, un peu partout en France, et lorsque vous verrez le logo ci-dessus apparaître dans un billet lors de la rentrée littéraire, vous penserez à Charlotte l'insatiable et à son talent de magicienne.

Les billets seront relayés sur un groupe Facebook public et sur le site Lecteurs.com, pour que tous puissent en profiter.

 

Encore une semaine de travail et je profiterai de l'été, le nez au vent, plus sûrement sous la canicule romaine puis tarnaise, mais à la fraiche, il y aura des premières fois. Plein de premières fois.

 

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Papier froissé - Nadar

24 Juillet 2015, 09:27am

Publié par Laure

Traduit de l’espagnol par Charlotte Le Guen

 

Hormis la couverture et les dos de couvertures intérieures de couleur bordeaux, ce gros roman graphique (390 pages ! qui se lisent d’une traite) est composé tout de noir, gris et blanc, sobre mais efficace.

 

Deux personnages alternent dans la narration sans que l’on comprenne le lien qu’il peut y avoir entre eux, seule la révélation finale éclairera le mystère. Car c’est l’histoire d’un lourd secret mais le lecteur ne le sait pas encore.

 

D’un côté, Javi, un ado de seize ans qui a arrêté les cours pour vivre de petites combines comme venger un camarade violenté, récupérer des affaires volées, moyennant quelques billets. De l’autre, Jorge, un homme mûr qui s’installe à l’hôtel dans une ville où il ne semble avoir aucune attache, et où il prend un job de menuisier dans une scierie. Discret, solitaire, ses collègues n’arrivent pas à percer le mystère de sa vie. Jorge toujours, quelques temps en arrière, à la campagne, où il aide un vieil homme à tenir sa ferme et s’occuper des chevaux. Une amitié naît entre les deux hommes solitaires.

 

Si au départ les flashbacks ne sont pas évidents, on comprend vite que l’on est à deux époques différentes de la vie d’un même homme, et l’intrigue superbement menée dans sa narration et sa construction graphique pousse à aller de l’avant : pourquoi ce piano qui tombe jusqu’à s’écraser en étapes successives en pleines pages de chapitres ? Quel lien entre ces moments et ces personnages ? quel est ce cauchemar qui hante Jorge ?

Les personnages secondaires, collègues de travail, gérante de l’hôtel, famille de Javi ont tous une importance qui prend forme peu à peu.

 

La fin est bluffante et éclaire dès lors la citation de Sándor Márai mise en exergue, sur cette première page dans un décor forestier : « Quoi qu’il en soit, aux questions les plus graves, nous répondons, en fin de compte, par notre existence entière. » De même les premières pages de prologue où l’on ne voit pas les visages des personnages prennent tout leur sens à la fin.

 

Une BD que j’ai énormément aimée, pour son scénario bien conduit, pour l’humanité, la délicatesse et la douce tristesse qui ressortent de quelques scènes, pour son dessin épuré qui traduit bien les émotions et cultive le mystère jusqu’au bout. Une belle réussite.

 

p. 218 : « Tu sais quoi ? Parfois j’ai l’impression que tout le monde fait de moi ce dont il a envie… comme si j’étais un putain de papier froissé. »

 

Futuropolis, février 2015, 389 pages, prix : 29 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Nadar et éd. Futuropolis

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Avoir un corps - Brigitte Giraud

22 Juillet 2015, 10:07am

Publié par Laure

J’aime l’écriture de Brigitte Giraud et sa capacité à nommer des sensations, des émotions et à mettre en lumière ici la vie d’une femme par le biais de sa relation au corps. De l’enfance à la quarantaine, de la prise de conscience « d’avoir un corps » jusqu’à la maternité, on revit avec la narratrice les jeux de l’enfance, la question du poids / de l’alimentation, le plaisir, la douleur, l’avortement, l’accouchement… Chemin universel d’un corps féminin.

 

J’ai aimé tout particulièrement le passage sur l’avortement (le geste de la maman sur sa joue), et l’accouchement, tous deux très justes dans les peurs, perceptions et sentiments appréhendés.

 

J'ai ri au passage sur le "space-cake" à Amsterdam !

 

J’ai aimé aussi la partie douloureuse sur le deuil, lorsque son compagnon meurt dans un accident, celui qu’elle a toujours nommé ici « le garçon », le père de son enfant, et qui dans à présent s’appelait Claude. J’ai aimé cette intertextualité qui surgit soudain pour le lecteur familier des romans de l’auteur.

 

Un roman sensible et juste sur l’intime et l’universel, comme je les aime.

 

Mes autres lectures de Brigitte Giraud sur ce blog (cliquer sur les titres) :

 

- A présent (2001)

- Marée noire (2004)

- J’apprends (2005)

- Une année étrangère (2009)

 

 

Extraits :

 

p.90 [ quand il faut demander l'autorisation parentale pour l'avortement ] : « Et là où la mère devrait rejouer sa phrase, là où elle devrait risquer : « Tu n’as pas fait de bêtise, au moins ? » elle demeure muette, elle garde pour elle la phrase terrible. Ce qui suit est sans doute le plus délicat, ce qui arrive ensuite est un geste, celui de la mère qui écarte les cheveux de devant le visage inondé et esquisse une caresse contre la joue, geste perdu en chemin, si hésitant et si fragile qu’au lieu de s’annuler il compte double, il compte comme l’impossibilité de dire, d’agir, il compte comme la peur qui arrête, la peur qu’éprouve une mère devant son enfant souffrant, devant son enfant qui vit sa vie propre et solitaire, qu’elle n’a vue ni grandir, ni s’éloigner, ni même se débattre, qu’elle tente de retenir, de regarder aussi en improvisant ce geste. »

 

p. 148 [à l'entrée à la maternité / salle d'accouchement] : « Après il ne faut plus imaginer être une fille, une femme ou quelque chose d’approchant. Il faut accepter de n’être qu’une enveloppe de chair, tant le cerveau ni la mémoire ne comptent plus. Il faut se changer en une denrée concrète, sans éducation ni affect, n’obéir qu’à une logique mécanique, laisser de côté sa culture et son style. Son orgueil aussi. Sur la table d’accouchement toutes les femmes sont égales, c’est-à-dire impuissantes et soumises. Terrassées. Alors on repense aux girafes, on a vu les images à la télévision, l’élégance et la grâce, la longue descente, comme sur un toboggan, du girafon qui glisse hors de l’enveloppe et, contrairement au bébé humain, se met sur ses pattes et vit bientôt sa vie autonome. »

 

 

Éd. Stock, août 2013, 234 pages, prix : 18,50 €  - Existe en poche

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Stock

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La princesse et le poney - Kate Beaton

16 Juillet 2015, 08:28am

Publié par Laure

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Cécile Guais

 

Princesse Pomme de Pin attend son anniversaire avec impatience, et dans son monde de guerriers, elle aimerait un cadeau digne de ce nom. Elle en a marre des pulls douillets, elle veut un cheval, un vrai, grand, fort, puissant. Hum, ses parents n'ont pas dû bien comprendre car ils lui offrent un petit poney tout rondouillard, bigleux et qui pète tout le temps. C'est mal parti pour le jour de la grande bataille ! Mais quand Otto le Terrible, le plus méchant guerrier, fond de tendresse devant le petit poney tout mignon, quelle surprise pour la Princesse !

Un album drôle et décalé qui bouscule les clichés et les genres, on peut être un dur guerrier et avoir un cœur d'artichaut, une petite princesse et rêver de rudes batailles, mais méfiez-vous de la différence, la surprise survient toujours où on ne l'attend pas, qui aurait misé sur ce poney croquignolet ? (rien que pour le mot, on sourit !) Album garanti sans une touche de rose, ne vous fiez pas au titre !

Au départ pas trop fan des illustrations de Kate Beaton (qui est ici auteur et illustratrice), je me suis laissé séduire par tous les détails humoristiques et la bouille craquante de cet improbable destrier !

 

(PS : c'est dommage, il reste une coquille vers la fin, toujours plus visible sur un album court que sur un roman de 500 pages : "à l'unamité" au lieu de "unanimité")

 

éd. Cambourakis, mai 2015, prix : 14 €

Etoiles : 

Crédit photo couverture : Kate Beaton et éd. Cambourakis

Les premières pages proposées sur le site de l'éditeur © éd. Cambourakis
Les premières pages proposées sur le site de l'éditeur © éd. Cambourakis

Les premières pages proposées sur le site de l'éditeur © éd. Cambourakis

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La tour Eiffel à New York - Mymi Doinet (et Mélanie Roubineau, ill.)

15 Juillet 2015, 08:50am

Publié par Laure

Après la tour Eiffel a des ailes !, voici une nouvelle aventure de cette grande dame de fer aux fourmis dans les piliers, toujours aussi joyeuse et ludique. Cette fois, la tour Eiffel est invitée par sa cousine la statue de la liberté, dessinée elle aussi par Gustave Eiffel : en route pour un voyage à New York ! Accueillie dans le port de New York, la Liberté abandonne vite sa torche et sa tablette pour faire découvrir sa ville à sa cousine : les buildings, Central Park, l'équipe de basket, le marathon sur le pont de Brooklyn, etc.

 

Une nouvelle aventure adaptée aux jeunes lecteurs, aux illustrations douces et gaies à la fois (dominante de teintes pastel). C'est frais, fantaisiste et joyeux : une valeur sûre !

 

(Tiens, l'illustrateur a changé, c'était Aurélien Débat dans le 1er volume !)

 

(une édition en grand format album est prévue pour octobre 2015)

 

Nathan, mai 2015, 29 pages, prix : 5,60 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Mélanie Roubineau et éd. Nathan

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Le sculpteur – Scott McCloud

10 Juillet 2015, 15:29pm

Publié par Laure

Traduit de l’américain par Fanny Soubiran

 

David Smith est un artiste maudit. Il a connu son heure de gloire mais abandonné très vite par son mécène, il connait la dépression et le manque d’argent. Au plus bas de sa forme, il pactise avec un vieil homme, Harry, qui lui confère le don de sculpter à mains nues tout ce qu’il veut en échange de sa vie. David a donc 200 jours devant lui pour créer ce qui restera son œuvre après sa mort.

Outre une revisite du mythe de Faust, ce gros roman graphique (500 pages !) tout en bichromie (noir et bleu) est aussi une histoire d’amour tourmenté, qui pose quelques questions sur la réalité quotidienne d’un créateur (adulé ou sans le sou), sur la finalité de l’art, sur la trace que l’on laisse après sa mort, que l’on soit artiste ou non.

 

Le soupçon de fantastique est bien conduit, parfois fascinant (le personnage de Harry est à mon sens le plus réussi), la narration embarque le lecteur dans son compte-à-rebours, le choix de quelques pleines pages apporte un plus à la construction graphique, j’ai aimé, en dépit du caractère souvent sombre de l’histoire. Tout s’enchaine harmonieusement tant dans le récit que dans le dessin, et l’on sourit à l’ironie du sort quant au nom bien choisi de l’artiste : un David Smith parmi tant d’autres …. À quoi tient donc l’identité ?

 

 

 

Rue de Sèvres, mars 2015, 485 pages, prix : 25 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Scott McCloud et éd. rue de Sèvres

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