Les jardins d'Hélène

Ceux qui me restent – Damien Marie et Laurent Bonneau (ill.)

9 Novembre 2014, 14:55pm

Publié par Laure

La quatrième de couverture annonce la couleur : « voyage en Alzheimer », et le titre en couverture s'efface sur ses dernières lettres : c'est bien de la perte de la mémoire et de la maladie dont il va être question.

 

Par une construction habile qui jamais ne perd le lecteur, on remonte la vie de Florent, qui a tout quitté dans sa jeunesse pour rejoindre une jeune anglaise avec qui il aura une fille : Lilie.

Une scène obsédante sur un ferry revient sans cesse à la mémoire de Florent : il perd Lilie sur le bateau et la cherche en vain. C'est peu à peu l'histoire de cet homme et de sa fille qui se reconstitue pour le lecteur, la femme et mère trop vite décédée, la fille qui a rompu tous les liens avec son père, mais qui aujourd'hui lui rend visite chaque semaine à la maison médicalisée sans qu'il la reconnaisse. Et toujours il la cherche, comme sur le bateau il y a longtemps.

 

Histoire d'une terrible maladie qui laisse dans le désarroi de nombreuses familles, histoire d'une relation père-fille et d'un amour filial qui se dévoile, une fin inéluctable mais ô combien apaisée dans ses dernières pages (les seules qui m'ont un peu égarée et qu'il m'a fallu relire plusieurs fois alors même qu'elles n'ont pas de texte).

Une économie de mots pour un travail remarquable du dessin et des couleurs, une très belle réussite.

 

 

Bamboo, coll. Grand Angle, août 2014, 159 pages, prix : 21,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Laurent Bonneau et éd. Bamboo

 

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Aux délices des anges – Cathy Cassidy

7 Novembre 2014, 09:41am

Publié par Laure

Traduit de l’anglais par Anne Guitton

 

Humm, la belle couverture gourmande et girly que voilà ! Une couverture qui rappelle bien évidemment la série précédemment parue de l’auteur : des filles au chocolat (Cœur Cerise, Cœur guimauve, etc.)

Pourtant, si j’ai bien suivi, cette traduction est en fait celle d’un roman antérieur à la série, Aux délices des anges date de 2009 en VO. La raison pour laquelle peut-être je le trouve un peu moins abouti dans les caractères de ses personnages ?

 

Anya, 13 ans, vit à Cracovie avec sa mère et sa petite sœur. Son père est parti travailler en Angleterre quatre ans auparavant, espérant trouver une vie meilleure. Le moment est venu de faire venir sa famille à Liverpool, pour être enfin tous réunis.

Mais Anya va vite déchanter : leur appartement est miteux, l’entreprise de son père en faillite, et  l’école, pas si terrible, elle qui se pensait bonne en anglais rencontre bien des difficultés. Elle reste discrète et en retrait, et c’est bien involontairement qu’elle va sympathiser avec Dan, le bad boy de la classe, celui qui préfère mettre le feu à son devoir dans la salle de cours plutôt que de le lire à voix haute, et qui passe son temps à sécher les cours.

Mais peut-on lutter quand on tombe amoureuse, même si l’on sait que ce garçon n’est pas très fréquentable, d’autant plus qu’il l’annonce lui-même haut et fort ? Et les apparences ne cacheraient-elles pas un cœur tendre ?

Pas facile de s’intégrer non plus, surtout quand on est pauvre et menacé de devoir quitter le pays à tout moment faute d’argent. Pourtant, c’est un roman positif, on tâchera d’oublier les nombreux coups de baguette magique qui retournent avantageusement les situations, et l’on se doute bien que tout finira bien, même s’il faut en avaler des sucreries au glaçage craquant !

 

Girly à souhait pour les cœurs de nos préados, nul doute que ce roman plaira aux jeunes filles dès 11 ans. Non pas que les garçons soient exclus, mais la couverture est quand même très marketée fille…

 

Un bon moment, moins réussi toutefois que la série «des filles au chocolat », du moins de mon point de vue de lectrice adulte.

 

 

 

Nathan, novembre 2014, 240 pages, prix : 14.90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Nathan

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Belle gueule de bois – Pierre Deschavannes

4 Novembre 2014, 10:40am

Publié par Laure

Pierre vit seul avec son père, dans une vieille bicoque perdue dans la montagne. Au collège, ça ne va pas fort, ses résultats sont médiocres, et quand le principal lui demande ce qu'il veut faire plus tard, il répond : « vagabond ».

C'est d'une plume très pudique, simple et vraie, que Pierre raconte l'alcoolisme de son père, les joints qu'il fume devant lui, ses tentatives de sevrage, les échecs, les cuites. Pourtant, Pierre aime son père et sait combien sa présence auprès de lui est importante. Sa mère et ses sœurs sont parties vivre ailleurs, mais Pierre et son père ont viscéralement besoin l'un de l'autre, même si ce n'est pas facile, même si parfois c'est l'adolescent qui devient le plus adulte des deux.

Quelques dessins au simple stylo noir agrémentent le texte, sobre et bref, mais qui dit l'essentiel : l'amour d'un fils pour son père. Un très beau texte.

 

p. 26 : « Je passe toute la matinée à me morfondre, avachi au fond de la classe. J'ai honte d'avoir eu honte de mon père. J'ai peur qu'il se soit rendu compte que j'ai été mal à l'aise à cause de lui. Je m'énerve dans mon coin, je suis empoisonné, j'insulte intérieurement tous ces connards qui se sont foutus de ma gueule au lieu de venir me filer un coup de main. J'ai envie de serrer mon père contre moi et de lui dire que je l'aime, que je l'aime à m'en faire péter le ciboulot. »

 

 

Rouergue, coll. Doado, août 2014, 60 pages, prix : 8,30 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Alain Laboile et éd. Du Rouergue

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Debout-payé – Gauz

3 Novembre 2014, 20:07pm

Publié par Laure

Debout-payé est le terme employé dans le milieu professionnel de la surveillance pour qualifier les vigiles noirs et baraqués des grands magasins. Gauz (qui donne son nom complet et quelques explications autobiographiques à la fin) choisit de relater ici le quotidien de ces hommes, émigrés d'Afrique noire, et souvent cantonnés dans ce métier : vigile.

 

L'auteur alterne les réflexions, pensées et aphorismes d'un vigile ivoirien, propos et situations d'observation en activité, dans un magasin de prêt-à-porter Camaïeu et dans le magasin Séphora des Champs-Elysées. Cela en dit beaucoup sur notre société, et le comportement de l'homme en général – ou la femme ! On sourit parfois, on trouve quelques paragraphes inutiles, ou un peu déplacés. Ces courts morceaux se lisent vite. Entrecoupés de trois grandes parties, plus longues, plus construites, qui relatent l'histoire économique et politique de la Côte d'Ivoire, et le parcours de ces hommes venus à Paris en quête d'un eldorado qui se révèle miséreux, squats, sans-papiers, réseaux, risques de reconduite à la frontière, etc.

 

L'ensemble, hétéroclite de par sa construction et son écriture, a le mérite de l'originalité mais cette forme particulière peut parfois gêner. Curieux assemblage pas toujours convaincant et pourtant bien plus riche qu'il n'y paraît, pas inintéressant mais il manque quelque chose pour que je sois pleinement enthousiaste.

 

 

Le nouvel Attila, août 2014, 172 pages, prix : 17 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Denis Darzacq / Cheerie / éd. Le Nouvel Attila

 

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Pars avec lui - Agnès Ledig

31 Octobre 2014, 21:52pm

Publié par Laure

Roméo, pompier professionnel, chute du 8ème étage en tentant de sauver la vie d'un enfant. Juliette,  (dès lors vous aurez noté que Roméo et Juliette, quand même, il fallait l'oser) est infirmière en réa, malheureuse dans son couple, et en mal d'enfant, peu soutenue par son conjoint dans sa démarche de procréation médicale assistée. C'est Juliette qui va s'occuper de Roméo...
Mais comme la vie n'est jamais simple, il y a aussi Vanessa, la petite sœur de Roméo, perdue sans son grand frère qui est aussi son tuteur, et qui est donc recueillie par des collègues plutôt que d'être placée. Il y a Guillaume, le collègue de Juliette, qui cache bien des tourments derrière ses pâtisseries, et des grands-parents, des collègues, des hasards qui vont s'entrecroiser.

Alors, pars avec lui ? Oui. Mais non. Mais oui quand même ? ça dépend de ce que vous attendez d'un roman.

Ce qui m'a vraiment énervée : le côté larmoyant et trop prévisible (alors elle écrit ça, donc il va se passer ça, bingo quelques pages plus loin, le lecteur ayant toujours une longueur d'avance sur le récit, ça perd de son intérêt), les entrecroisements trop artificiels (les rencontres entre les grands parents respectifs notamment et tout ce qui en découle), les gentils trop gentils et les méchants trop méchants, la fin toujours aussi évidente, la couture de l’ensemble à fil ultra-visible …

Ce qui m'a plu quand même : ça marche, on va au bout, on verserait même une larmichette, parce que l'empathie face à son prochain, la sensibilité, l'humain, tout ça ça fait du bien quand même. Que l'intériorité des personnages est bien décrite. Et qu'on a beau tomber on se relève toujours, et d'autant mieux quand il y a quelqu'un pour vous tendre une main.
(Mais faut-il en faire des romans ou des essais posant réflexion sur les différents aspects des métiers de la santé ?)

Alors une fois de temps en temps pourquoi pas, si vous voulez qu'on vous prenne par la main et qu'on vous conte une belle histoire qui fait mal pour bien finir, foncez.
 

Du même auteur : Juste avant le bonheur (2013)

 

Albin Michel, octobre 2014, 350 pages, prix : 20 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Albin Michel

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Le linge sale - Pascal Rabaté / Sébastien Gnaedig (ill.)

31 Octobre 2014, 21:10pm

Publié par Laure

Plutôt fan de Rabaté, j'ai emprunté son dernier opus à la bibliothèque.

Scène d'ouverture : des prisonniers fabriquent des couronnes mortuaires à l'atelier : face à l'ennui, le ton monte à la vitesse des insultes. Martino est convoqué dans le bureau du directeur : remise de peine pour bonne conduite, il est libéré après vingt ans passés derrière les barreaux. Il avait découvert que sa femme le trompait, et se rendant au motel où elle fréquentait son amant, il s'est trompé de chambre et a tué par erreur un autre couple adultérin !

Mais vingt ans après, la jalousie et le désir de vengeance sont toujours intacts, il s'est juré de leur faire la peau à tous, sa femme désormais remariée avec son amant, sa belle-famille et toutes ses pièces rapportées. Il est temps de laver son linge sale en famille.

Martino observe, épie, monte son plan : les petits truands de la famille Verron, qui sont tous mouillés dans des combines, vont vite comprendre que quelqu'un leur met des bâtons dans les roues.

 

Le lecteur est pris dans un quasi polar : Martino va-t-il arriver à ses fins et comment ? Car il y a du répondant en face... Quelques scènes comiques (ah ! le découpage - avec plan faisant foi - des vaches électrocutées dans le pré la nuit pour revendre la viande), une attention croissante pour une chute somme toute... décevante ? Pirouette certes, que l'on pourra trouver drôle, qui pour ma part m'a plutôt tiré un « tout ça pour ça ? ». Oui, pourquoi pas.

 

Rien à dire sur le dessin de Gnaedig, qui se fait presque oublier derrière le scénario, pour la couleur, un choix de bichromie noir /gris taupe mené par Rabaté, qui colle bien au roman noir et à l'univers un peu glauque et sordide de la tribu de marginaux branquignols.

 

Vents d'ouest, septembre 2014, 126 pages, prix : 19,50 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Sébastien Gnaedig et éd. Vents d'ouest

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Les aventures d’Anouk et Benji - Mymi Doinet, ill. de Glen Chapron

22 Octobre 2014, 12:05pm

Publié par Laure

Les aventures d’Anouk et Benji - Mymi Doinet, ill. de Glen Chapron

Une carabine dans les sardines !

 

Anouk décide de faire une farce à ses parents pour le 1er avril en leur préparant un crumble salé. Mais il n’y a plus de beurre dans le frigo, aussi se rend-elle chez Momo, l’épicier du coin, pour en acheter une plaquette, accompagnée de son fidèle chien husky nommé Benji.

Arrivée à l’épicerie, tout est sens dessus dessous, et Momo est contrarié : depuis une semaine, on lui vole des boites de sardines !

Ni une ni deux, Anouk veut mener l’enquête avec son chien Benji et suit quelques pistes erronées avant de trouver la bonne.

 

Un petit roman d’aventures quasi policières qui rappelle un peu le couple Scarlett et Watson dans les enquêtes de Scarlett et Watson, un duo enfant / animal familier qui a tout pour plaire aux jeunes lecteurs. Monsieur Mohamed a une particularité, il s’exprime avec des rimes dans toutes ses phrases, ce qui crée des dialogues amusants, et qui se fondent malgré tout assez naturellement dans le récit.

 

Les illustrations colorées de Glen Chapron rythment bien la lecture, tantôt en pleine page, tantôt en vignette dans le texte, c’est très chouette :-)

 

*****

 

Cap sur le Carnaval !

 

C’est les vacances de février et cette année, Anouk, accompagnée de son inséparable husky Benji, part chez sa grand-mère Rosa qui habite Venise, ça tombe bien, c’est en pleine période du Carnaval !

Tout comme l’épicier Mohamed qui avait la particularité de parler avec des rimes, la grand-mère d’Anouk a le tic de remplacer un mot par un autre, à la façon des Motordu de Pef, ce qui donne des conversations surréalistes :

« sais-tu que, bue d’avion, Denise ressemble à un poisson ? Mais j’ai bien beurre qu’elle soit vite engloutie fous les flots. » Ou encore : « Mords bien, ma princesse, fais de polis rêves ! »

 

Il suffit d’un tableau accroché sur le mur de sa chambre représentant un Arlequin, d’un curieux rêve et d’un chat noir comme sorti du même tableau passant par là pour que débute l’aventure : Anouk est bien décidée à aider ce jeune Arlequin qui existe bel et bien à prendre un peu de bon temps et à le libérer du carcan de ses parents qui ne réalisent pas à quel point ils sont durs avec leur fils.

 

Une visite de la cité des Doges, une petite fille débrouillarde et courageuse, une grand-mère complice, et en avant l’aventure !

Je regrette un peu que le chien Benji n’ait pas un rôle plus affirmé et plus présent, car c’est toujours grâce à lui que la situation évolue, mais son rôle reste bien minime, dommage. Le duo mériterait de se resserrer et d’offrir une plus grande place à l’animal. Mais ça reste sympathique néanmoins !

 

 

(à partir de 7 ans)

 

Nathan, coll. Premiers romans, n° 293 et 294, 42 pages chacun, prix : 5,70 € pièce

Etoiles :

Crédit photos couvertures : © Glen Chapron et éd. Nathan

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S.O.S. argent de poche - Gép, et ill. d'Edith Chambon

21 Octobre 2014, 14:15pm

Publié par Laure

Graine d’ados est une collection qui aborde, sous forme de roman graphique d’une quarantaine de pages, des thèmes proches des ados et pré-ados : le téléphone portable, les amis sur les réseaux sociaux, les histoires d’amour au collège, l’argent de poche…

 

Sonia aimerait bien avoir de l’argent de poche pour faire ce qu’elle veut, et pas seulement cinq euros pour la forme (ses parents lui achètent tout ce dont elle a besoin), mais elle n’est pas prête non plus à donner de sa personne, comme tondre les pelouses des voisins ou promener les chiens des petits vieux. Ça tourbillonne là-dedans, dans cette chrysalide qui quitte l’enfance mais n’est pas encore tout à fait adulte.

Et même si ça fait de la peine à sa mère qui mesure ainsi combien sa fille a grandi, Sonia va revendre ses jouets et autres souvenirs au vide-grenier du quartier : une belle enveloppe à la clé. Elle a tout prévu : dîner avec son amoureux dans un grand restaurant… Mais ce n’est pas si simple, changement de programme imposé !

 

Le principe du roman graphique est le bienvenu : un texte court, une large place à l’illustration (sur papier Kraft ?) proche de la BD dans une mise en page soignée, voilà de quoi séduire même les jeunes les plus réfractaires à la lecture. La morale de l’histoire est bien vue également, la place de chacun, adultes, parents, enfants, respectée et finement observée. C’est ma première découverte de cette collection, mais j’entends bien poursuivre la série !

 

 

Editions Mouck, coll. Graine d’ados, 40 pages, prix : 9.50 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Edith Chambon et éd. Mouck

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Une souris verte - ill. de Marion Billet

20 Octobre 2014, 13:08pm

Publié par Laure

Une petite collection toute simple, en cartonné épais bien costaud pour les petits dès 6 mois, pour chanter la célèbre comptine "une souris verte", en explorant l'image avec les doigts : des creux, des découpes dans l'illustration où bébé peut passer le doigt, et c'est l'occasion de nommer les mots avec lui, en plus de chanter la comptine : la queue de la souris, les oreilles, le chapeau, etc.

La collection est conçue avec une psychologue - psychanalyste, spécialisée dans le développement des tout-petits, caution censée rassurer les parents ? Nul besoin d'explication savante pour choisir le plaisir d'explorer et de partager ce petit temps de lecture avec bébé ! C'est tout simplement beau et évident :-)

 

Nathan, septembre 2014, prix : 7,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : éd. Nathan et Marion Billet

Une souris verte - ill. de Marion Billet

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Ecoute dans la nuit - ill. Emiri Hayashi

20 Octobre 2014, 12:50pm

Publié par Laure

Un livre sonore de la nouvelle collection "petit Nathan" accessible dès 6 mois, et sur laquelle travaille une psychologue-psychanalyste spécialisée dans le développement des tout-petits.

 

Ecoute dans la nuit est un album cartonné aux couleurs franches, un bleu vif et du noir essentiellement, des touches de jaune et de blanc, pour parler des animaux et du bruit de la nuit. On entend le hibou, le vent, la grenouille, la pluie, les chats, et la psychologue explique que cela rassure les petits d'entendre ces bruits avec leurs parents au moment du coucher et que cela leur permet de se sentir apaisés et rassurés.

J'aime les illustrations d'Emiri Hayashi et le choix des couleurs. Pour les sons, c'est assez inégal : une petite pastille sur laquelle appuyer déclenche le hululement de la chouette, le coassement de la grenouille, qui sont parmi les plus réussis. Le bruit du vent et de la pluie sont moins convaincants, celui de la berceuse finale, un peu trop atrocement synthétique. Quant au doux miaulement du chat, c'est mignon, mais pour ce qui est de la réalité, la nuit, moi j'entends plutôt les bastons de matous !

à garder quand même pour le joli petit temps d'histoire à partager avec son enfant, ça vaut tous les moments de sécurité du monde. :-)

 

Nathan, octobre 2014, prix : 14.90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : éd. Nathan et Emiri Hayashi

Ecoute dans la nuit - ill. Emiri Hayashi

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