Hypersensibles - Ilse Sand
(Apprendre à s’aimer soi-même pour être heureux)
Traduit du danois par Christine Berlioz et Laila Thullesen
Théologienne et psychothérapeute danoise, Ilse Sand vise ici à réhabiliter le trait de caractère qu’est l’hypersensibilité, souvent perçu comme négatif, faible et dévalorisant, par opposition aux gens plus extravertis par exemple.
Si elle a beaucoup étudié les travaux d’Elaine Aron, référente sur le sujet, elle s’en démarque, et va plus loin dans les tests d’auto-évaluation qu’elle propose.
Bienveillance, distinction entre confiance en soi et estime de soi, acceptation de soi une fois l’hypersensibilité définie, l’ouvrage vise à aider à mieux vivre mais n’apporte finalement pas grand-chose et reste assez superficiel à mon goût, les témoignages n’apportent rien, trop loin de notre culture pour que l’on puisse s’y identifier, de même les exemples d’idées d’activités en fin de volume ressemblent un peu à une plaisanterie : les personnes sensibles les pratiquent déjà pour la plupart sans avoir besoin d’une liste trop générale de toute façon.
p. 31 : « Il faut distinguer confiance en soi et estime de soi selon les critères suivants :
- La confiance en soi fait référence à la confiance dans vos compétences et vos actes.
- L’estime de soi est la conscience de votre moi intime et la confiance en votre propre valeur. »
p. 90 : « Cela peut soulager certains d’être occupés à tourner leur colère contre leurs parents âgés plutôt que d’affronter cette vérité. Mais le passé est passé. L’enfance ne se rejouera pas. Les blessures que vous avez reçues, vous les avez reçues, et vous avez vécu avec la frustration qu’elles entraînaient. Le jour où vous accepterez cette réalité, la colère se changera en chagrin.
Or la chagrin est salvateur. Le chagrin est un processus qui suit son propre cycle. Quand vous êtes dans le chagrin vous êtes beaucoup plus ouvert à la compassion et à l’amour de la part des autres que quand vous êtes dans la colère. Quand vous êtes en colère, vos chances d’attirer la compassion sont bien plus faibles. La colère éloigne la compassion, le chagrin l’appelle. »
p. 140 : « « Personnes hypersensibles » est la nouvelle dénomination pour des types de personnes qui pendant longtemps ont été décrites par des mots comme « anxieuses », « timides », « névrosées », - ou pire encore quand j’étais enfant : « malades des nerfs ». »
Idéal pour une première approche, insuffisant sinon.
Editions Josette Lyon, mai 2016, 165 pages, prix : 17 €, ISBN : 978-2-84319-370-5
Etoiles : 
Crédit photo couverture : © éd. Josette Lyon
/image%2F0683481%2F20161028%2Fob_56b2ff_chaussette.jpg)
Un magnifique album sans texte, dans un format à l’italienne, découpé à la manière d’une BD.
Incipit : « Entre la maison de Maman et celle de Papa, il y a un monde. Un monde qui dure une semaine. »







Lyla, traductrice, est une trentenaire solitaire, partagée entre un homme marié et une amie qui a de l’énergie pour deux.


« Mireille est une amie de la maman d’Emma. Chaque fois qu’elle vient, elle apporte un petit cadeau. D’habitude, c’est un livre plein de mots et de phrases qu’Emma ne sait même pas lire. »
Flora Banks souffre d’amnésie antérograde depuis l’âge de dix ans, sa mémoire s’efface systématiquement au bout de deux à trois heures,
Il était une fois dans un lycée de province la mère Grand et le père Roussel… Non, arrêtons le mauvais conte. Même s’ils sont ainsi nommés par les élèves, l’histoire est bien plus belle et bien plus forte.
Frédéric Peeters, 28 ans, est journaliste web au Soir, quotidien belge.